Revue de presse: RFI

Publié le par RFI

«ONU: la réforme du Conseil de sécurité est en panne. Il n'y a pas eu de consensus», relève le Mail and Guardian. Et «l'un des grands perdants, dans l'affaire, c'est l'Afrique», relève un responsable de l'Institut sud-africain pour les affaires internationales. Tandis que Cameroon-Tribune se réjouit de ce que le président Biya soit aujourd'hui à la tribune des Nations unies pour «faire entendre le message de son pays au monde sur les grands dossiers et surtout sur la question du développement des pays pauvres».
C'est Laurent Dona Fologo, le président du Conseil économique et social de Côte d'Ivoire, qui va représenter son pays au sommet des Nations unies à New York et parler au nom de Laurent Gbagbo, signale le Courrier, un des quotidiens d'Abidjan. Pour 24 Heures, «Kofi Annan, Obasanjo, Mbeki et Konare discutent à New York de la transition ivoirienne». Le Jour, autre de ces quotidiens, croire savoir qu'à propos de la transition, l'ONU justement «opte pour la force» avec «des hélicos en renfort» -ceux qui sont ont servi précédemment en Sierra Leone et au Liberia. Notre Voie affirme en une que «le G7 -regroupement des opposants- récuse le médiateur Mbéki, mais que Bédié pourtant confie sa sécurité à des soldats sud-africains». Selon le Nouveau Réveil, après le retour de Bédié au pays, ce sera le tour d'Alassane Ouattara tandis que l'Inter explique «pourquoi Bédié défie le pouvoir». Et que le Patriote et le quotidien Nord-Sud, se demandent «si Seydou Diarra peut diriger la transition»: Bédié l'a proposé mais «est-il l'homme qu'il faut ?», demande ce journal. Alors qu'à en croire 24 Heures -encore un de ces nombreux quotidiens d'Abidjan- «après les menaces de Doué et de Yao Yao, Amani (le ministre de la Défense) appelle tous les généraux au secours».
Un Gbagbo qui, selon le périodique Construire l'Afrique, est «sur ses gardes», notamment après ces accusations venant d'anciens responsables militaires, ces dernières semaines. Et qui ont lancé une «guerre psychologique» contre le régime en place à Abidjan: «Peu de militaires, et de surcroît généraux, ont jamais annoncé préalablement qu'ils prendraient le pouvoir», écrit ce journal qui cite un propos de l'écrivain nigérian Wolé Soyinka à l'époque où il s'adressait au président Léopold Senghor: «Un tigre ne clame pas sa tigritude, il saute sur sa proie». Il paraît que le défunt président Houphouët disait de son côté que «le chasseur qui guette ne tousse pas». Gbagbo qui fait la couverture de l'Intelligent, un hebdo qui prétend révéler «le dessous des cartes» en ce qui concerne les relations France-Côte d'Ivoire après ce que le journal appelle «un été meurtrier entre Paris et Abidjan».
 

Le Potentiel, un des quotidiens de Kinshasa, considère que la « mise sous tutelle internationale du Liberia est une conséquence de la corruption généralisée dans ce pays ». Le journal se demande toutefois s'il fallait pour cela recourir à une administration internationale qui, dans les faits, va priver le Liberia de sa souveraineté.

Pour Le Pays, un quotidien burkinabé, cette mise sous tutelle est « un pas vers la bonne gouvernance ». C'est la première fois que cela arrive à un Etat africain pour mauvaise gestion, et c'est même « une honte pour la plupart des dirigeants du continent, incapables dans leur majorité de faire face aux défis du développement dans leurs pays ». Ce qui fait que ce journal salue, « en dehors de toutes considérations », la décision de l'Onu de s'impliquer ainsi dans les affaires publiques de ce pays sinistré qu'est le Liberia.

Et puis à propos de la famine au Burkina, le journal évoque ce qu'il appelle « l'embellie trompeuse des premières récoltes », les familles trompant leur faim en grignotant les épis de maïs, la récolte du sorgho, base de l'alimentation, n'étant pas attendue dans le Nord avant plusieurs semaines.

La presse ivoirienne toujours très agitée... Soir Info reprend la petite phrase de l'ex-Premier ministre Affi N'Guessan, chef du FPI : « Sans Gbagbo, c'est le chaos généralisé ». C'est le cas également de L'Inter qui, par ailleurs, affirme que « face à la tension socio-politique du moment, la force Licorne renforce sa puissance de feu ». 24 Heures fait écho aux propos du ministre français des Affaires étrangères, qui voudrait une plus grande implication de l'Onu dans la crise ivoirienne, et souhaite des élections au plus vite. Le journal signale par ailleurs que « des miliciens réclament leur enrôlement dans les Fanci : l'état-major, à Abidjan, a été assiégé ». Le quotidien Nord-Sud affirme pouvoir dire « la vérité sur les avions cachés de Gbagbo ». Tandis que Le Jour évoque une attaque, à Seguela contre la base de Zacharias, un des commandants des Forces nouvelles. Que Fraternité Matin se demande « quel est le secret de Seydou Diarra, l'homme qui avait été Premier ministre de Gueï, président du Forum, qui est maintenant chef du gouvernement de réconciliation nationale et qui pourrait, qui sait, être le prochain président de la transition ? »

Homme du passé

A propos de transition, la petite phrase lancée par Guillaume Soro, le chef des Forces nouvelles à Laurent Gbagbo - c'est dans le quotidien Le Patriote - : « Il n'y a pas de honte à être un ancien président ».. Le journal rappelle également les conditions posées par le FMI : « Pas de désarmement, pas d'argent ».

Le quotidien Le Figaro, à Paris, évoque « l'impasse totale à Abidjan », sur le plan politique, avec un scrutin qui donc ne pourra pas avoir lieu à la date prévue du 30 octobre. Le journal décrit également « le bref retour d'Henri Konan Bédié dans son pays », lui qui brigue la présidence, à nouveau mais qui songe déjà à remonter sur Paris : « Qu'y a-t-il d'urgent, dit-il, au retour des leaders politiques en Côte d'Ivoire ? ». Celui de Bédié, selon ce journal, a donné lieu à une « faible mobilisation populaire », Bédié étant, selon lui, « l'homme d'une autre Côte d'Ivoire, celle du passé ».

Et puis à Dakar, selon Le Quotidien, Niasse propose la solution onusienne pour financer le plan d'assistance aux sinistrés des inondations, alors que le président Wade compte prélever des crédits sur les collectivités locales ou sur les dépenses électorales qui étaient prévues initialement pour l'an prochain. Selon Walfadjri, à propos justement de ce processus électoral, « l'opposition étale ses inquiétudes ».

Les projets de réforme du dispositif militaire français sur le continent évoqués par le Quotidien, un des journaux sénégalais, sous le titre : « Le « gendarme » veut quitter Abidjan et rester à Dakar ». « Paris réorganise ses troupes stationnées en Afrique », remarque à son tour le Figaro, avec un projet de « recentrage sur trois bases à vocation régionale », en soutien des forces de paix des grandes organisations régionales et de l'Union africaine. Le journal relève que, sur le terrain, les Français ne seront pas seuls puisque le président Bush a annoncé, hier, à l'Onu que les Etats-Unis allaient former en cinq ans 40.000 soldats africains pour le maintien de la paix mais aussi bien pour la guerre contre le terrorisme ».

Retour sur le sommet de l'Onu... Le président Kibaki, à New York, titre le Nation, a formellement déclaré son intérêt pour un siège en faveur du Kenya au sein du Conseil de sécurité : « Nous pensons que nous sommes la seule Nation du Tiers-monde qui héberge le siège des Nations unies, que nous avons un rôle central dans la résolution des conflits et la reconstruction des pays sur le continent africain, ce qui justifierait l'attribution de ce siège. »

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Publié dans medda

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