L’engagement du NEPAD à assurer l’instruction dans le continent

Publié le par NEPAD

Dans la campagne visant l’éradication de la pauvreté et le développement durable de l’Afrique, le NEPAD reconnaît qu’une question fondamentale est le développement des ressources humaines du continent.
L’engagement du NEPAD vis-à-vis cette question est évident dans le domaine prioritaire de l’éducation et de la formation qui met l’accent sur les programmes allant du niveau préscolaire jusqu’au niveau universitaire.


Le Professeur Mzobanzi Mboya est responsable de ce domaine prioritaire et de la mise en œuvre des différents projets identifiés par le NEPAD aux niveaux national et régional.

Il est possible d’aborder les questions aux niveaux national, régional ou continental et un aspect essentiel du travail du Professeur Mboya est de conférer des problèmes avec les ministres d’éducation ainsi que d’essayer d’obtenir pour divers projets le financement provenant des partenaires au développement.

« Au moyen de l’éducation et la formation nous pouvons fournir aux gens les compétences qui contribueront aux programmes de développement du NEPAD, » dit le Professeur Mboya.

« Si nous pouvons former les gens à tous les niveaux, nous pourrons ensuite aider à appliquer les compétences acquises dans les domaines de l’agriculture, de l’infrastructure, de l’environnement etc. qui sont des domaines essentiels au développement. »

Le besoin de formation existe dans tous les domaines du développement car la capacité, l’efficacité et le professionnalisme sont nécessaires dans tous les secteurs. Le progrès a besoin d’être soutenu par la formation.
D’énormes défis sont à aborder
Il existe d’énormes défis qu’il faudrait aborder sur le continent d’Afrique, comme le fait que plus de 40 millions d’enfants ne vont pas à l’école et n’ont jamais été exposés à une éducation formelle, aussi bien que le très grand nombre de jeunes non qualifiés et au chômage.

La continuation des guerres et des conflits et le déplacement des populations et les réfugiés qui en résultent est un énorme défi à tout système d’éducation, ce qui exigera des démarches innovatrices. La pauvreté et la pandémie du VIH/sida ont également un impact considérable sur les niveaux d’éducation.

Le NEPAD s’engage à assurer tous les niveaux d’instruction commençant avec l’instruction de base qui doit être disponible à tous. Actuellement, presque la moitié de tous les enfants en Afrique subsaharienne ne vont pas à l’école.

L’instruction de base a été identifiée comme une priorité clé dans la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC) et un programme de développement de cinq ans est en cours d’élaboration pour la région. Il faudra que ce programme aborde aussi d’autres défis tels que l’inégalité entre les hommes et les femmes, des défis relatifs à la nutrition comme des programmes d’alimentation scolaires, et la formation des enseignants.
Éducation secondaire en crise


L’éducation secondaire est en crise en Afrique et a besoin d’être restructurée pour devenir professionnellement orientée. Il existe un lien fort entre la qualité de l’éducation secondaire et le développement social et économique, et il existe par la suite le besoin urgent de données sûres dans le domaine de la recherche et du développement en éducation secondaire.

« L’Université de Stellenbosch en Afrique du Sud a été identifiée comme le laboratoire de cette recherche, » dit le Professeur Mboya. L’Afrique doit développer ses propres systèmes où toutes les connaissances sont disponibles et nous espérons que de tels systèmes serviront de modèle aux autres secteurs de l’éducation. »

Le NEPAD examine aussi les questions de formation professionnelle et d’instruction technique.

« En ce moment nous étudions les pratiques d’excellence en Afrique afin de pouvoir reproduire ces réussites-là ailleurs dans le continent, » explique le Professeur.

Le NEPAD dirige actuellement deux projets en Angola. Le premier vise à développer les capacités des ressources humaines dans le secteur de la santé. Le Ministère de la Santé emploie 25 000 infirmiers, dont 30% n’ont reçu qu’une formation de base et le reste n’a reçu une formation qu’au niveau moyen ; 60% du personnel diagnostique n’ont qu’une formation de base. Un projet de collaboration entre l’Angola et l’Afrique du Sud vise à s’occuper desdits manques.

Le deuxième projet implique la formation et le développement des enseignants en Angola. Le pays est en train de mettre en œuvre des réformes en matière de l’éducation et par conséquent a besoin d’une force enseignante suffisante et de qualité. Ladite force enseignante devra être plus en accord avec les réalités du contexte angolais et être à mesure d’agir en tant qu’agent du changement afin d’aider à réaliser les objectifs du gouvernement de l’Angola. Le projet bénéficie déjà d’un fort engagement financier de la part de l’UNESCO.
Enseignement à distance pour la formation des enseignants
Un autre développement dans le domaine de la formation des enseignants est l’enseignement à distance. « L’ancien modèle d’apprentissage au moyen de contact direct avec le professeur ne suffit plus, » dit le Professeur Mboya. « Il nous faut plusieurs modèles de formation et l’enseignement à distance donne la solution pour la formation des enseignants. »

Les institutions d’enseignement par correspondance et à distance comme l’Université d’Afrique du Sud (UNISA), l’Université Africaine Virtuelle (UAV) et la National Open University du Nigeria (NOUN) ont un potentiel immense de collaborer avec les Ministères de l'Éducation africains en faveur de la formation et du développement des enseignants. Une initiative NEPAD, en partenariat avec les trois institutions susmentionnées et avec d’autres agences du développement, espère pouvoir contribuer à cet objectif.

L’amélioration de l’enseignement des sciences, des mathématiques et de la technologie, l’impact du VIH/sida sur l’éducation et la question de l’éducation et la paix sont d’autres domaines prioritaires identifiés par le NEPAD et exigeant son attention continue. En plus, un projet visant à développer des centres d’excellence africains a été mis en marche.

Une mine d’expertise dans la diaspora
Une ressource que voudrait exploiter le NEPAD dans son effort de s’attaquer à l’éducation et à la formation aussi bien qu’aux problèmes plus larges du développement, est la mine d’expertise renfermée dans la diaspora africaine.

« La fuite des cerveaux de l’Afrique a porté atteinte au développement intellectuel et au renforcement des capacités du continent, » fait remarquer le Professeur Mboya. « Les jeunes tant que les vieux ont quitté le continent après y avoir reçu une bonne formation. Ce phénomène représente une énorme perte aux niveaux national, régional et continental car beaucoup de ces gens-là ont des compétences exceptionnelles dans des disciplines rares – il faudrait des années pour les remplacer. »

Il reconnaît que le rapatriement de la plupart de ces experts est impossible, mais le NEPAD les encourage à considérer comment ils peuvent réinvestir dans le continent.

« Nous aimerions les voir participer aux institutions du développement en Afrique, ou encore investir dans des activités commerciales sur le continent, » dit-il.

« L’Union Africaine est en train de reconnaître la diaspora en tant que sixième région et nous voudrions les voir s’organiser de façon à être assez forts pour avoir une voix dans le développement. »
Question cruciale de la gouvernance
La question de la gouvernance est cruciale à toutes les initiatives du NEPAD et les gouvernements africains sont encouragés à établir un climat qui sera favorable au développement et à la participation.

« Au moment de lancer nos projets nous exigeons l’engagement des différents gouvernements, » constate le Professeur Mboya.

« J’ai été très encouragée par la transparence de plusieurs gouvernements africains vis-à-vis le développement. La volonté politique existe et les dirigeants dans le domaine de l’enseignement désirent l’éducation de leurs enfants. Le travail préparatoire est en train de se faire mais il est nécessaire d’obtenir du financement et des ressources supplémentaires afin de pouvoir accélérer les processus. » (Par Cheryl Bannatyne, CEO Magazine)
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Publié dans Messages divers

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