Kofi Annan accuse les dirigeants de "détruire" le pays

Publié le par AFP

Le secrétaire général de l`Onu, Kofi Annan, a accusé les dirigeants politiques ivoiriens de "détruire" leur pays et évoqué de nouveau la menace de sanctions internationales pour "les faire bouger".
"Je ne comprends pas ces leaders ivoiriens, ces hommes qui estiment qu`ils sont capables de diriger un pays, qui cherchent à devenir président d`un pays qu`ils sont entrain de détruire", s`est indigné M. Annan dans un entretien diffusé par Radio France Internationale (RFI).

RFI avait diffusé jeudi un extrait de cet entretien qui lui était accordé avec la télévision francophone TV5 et à l`hebdomadaire français l`Expresss. M. Annan y déclarait notamment que la tenue d`une élection présidentielle cruciale ne "va pas être possible" le 30 octobre en raison du retard dans les préparatifs.

Dans cet entretien, M. Annan constate qu`"il y a un blocage" dans la situation en Côte d`Ivoire. "Chaque partie attend l`autre. Ils ont signé plusieurs accords. Ils signent facilement mais pour mettre en application c`est autre chose", a affirmé M. Annan qui s`est prononcé en faveur de sanctions contre la Côte d`Ivoire.

"Si c`est ça qu`il faut pour les faire bouger, le Conseil de sécurité doit l`appliquer", a-t-il dit.

"J`avais proposé il y a quelques mois d`agir mais le médiateur -l`Afrique du Sud - a demandé d`attendre. Je crois qu`elle commence à réaliser qu`il faut être beaucoup plus ferme. Il faut faut faire quelque chose", a-t-il ajouté.

En juillet, le Conseil de sécurité avait mis en demeure les acteurs politiques en Côte d`Ivoire d`appliquer les engagements pris grâce à la médiation de l`Union africaine (UA) menée par le président sud-africain Thabo Mbeki concernant le processus de paix et les élections, sous peine de sanctions.

Les sanctions prévues par la résolution 1572 du 15 novembre 2004, consistent en l`imposition, pour une période d`un an, d`un gel des avoirs financiers et d`une interdiction de voyager à toutes les personnes considérées comme responsables d`entraves au processus de paix, de violations des droits de l`homme et d`appels à la haine dans les médias.

Le Conseil de sécurité a ensuite élargi le champ de ces sanctions aux personnes responsables d`entraves à l`application de l`embargo sur les armes vers la Côte d`Ivoire et à celles qui s`opposeraient au déroulement d`élections "libres, justes et transparentes".
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Publié dans L'O.N.U.

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