Pour contourner la Résolution de l`ONU sur le non renforcement militaire - La France débarque en catimini des tireurs d`élite, des Kamikazes
Après l'acheminement des armes lourdes sur Abidjan, la France vient de renforcer son effectif militaire avec 1500 soldats. Contournant ainsi la Résolution des Nations unies sur le non
renforcement des effectifs militaires en Côte d'Ivoire.
La France est-elle pour la résolution pacifique de la crise ivoirienne ? Pas si sûr. Après avoir acheminé des armes lourdes sur les bords de la Lagune Ebrié le mois dernier, la Licorne reçoit le lundi 20 février 2006 de nouveaux soldats non des moindres. Un peu plus de 1500 hommes ont débarqué à Abidjan. Il ne s'agit pas d'une relève. Il s'agit plutôt d'un renforcement des 4000 Licorne déjà présents sur le sol ivoirien. La France n'ayant pas pu obtenir de l'ONU les suppléments des 4000 soldats demandés, il y a environ trois semaines, elle a décidé de contourner le Conseil de Sécurité en faisant venir ces soldats sous le couvert de la traditionnelle relève. En réalité, aucun soldat n'a embarqué après l'arrivée des 1500. D’habitude, la presse est associée pour couvrir leur départ. Mais cette fois-ci, tout s'est passé dans l'ombre. loin des caméras et des microphones. Où est donc la transparence dont parle la France ? Elle qui n'a de cesse d’inviter la population à ne pas avoir peur. On se rappelle qu'en 2004, lors du départ et de l'arrivée d'un groupe de soldats, la presse avait couvert l'événement qui s'était déroulé au port autonome d'Abidjan. Nous avons les images. En son temps, c'était le colonel Henri Aussavy, porte-parole de la Licorne qui avait convié les journalistes. Selon un soldat français, qui a requis l'anonymat, que nous avons rencontré, le mercredi 1er mars 2006, dans un grand hôtel de la place, ses responsables ont fait sciemment de ne pas convier les journalistes. " C'est dans la nuit que ces soldats sont arrivés à Abidjan. Ils ne sont pas venus par le port. Mais par l'aéroport. Une manière de fuir tous les regards des gens ", fait-il remarquer. Et de poursuivre : " Ils ont été regroupés au 43e Bima. Dès leur arrivée, il y a eu un briefing d'une heure entre ces nouveaux soldats et la hiérarchie militaire de la Licorne ". Pour cette mission, avance le soldat, les autorités françaises ont dû convaincre les réticents. Parce que les populations françaises ne comprennent plus la présence de la Licorne à Abidjan.
" Les grandes puissances ne respectent jamais les résolutions onusiennes. La preuve, les Etats-Unis ont contourné l'ONU pour attaquer l'Irak. La France vient d'en faire de même en Côte d'Ivoire ", explique l'officier français.
L'identité de ces nouveaux "missionnaires"
Ces soldats sont pour la plupart d'entre eux d'origines étrangères. A savoir, des Polonais, des Bulgares, des Antillais et des Africains… " Ces genres de mission leur ont été toujours confiées. Vous ne verrez jamais un Français pur sang dans ce genre de boulot ", indique notre informateur. Avant d'ajouter : "Avant de venir dans ce genre de mission, on vous fait croire que vous venez pour vous interposer entre les belligérants. Une fois ici, les données changent. On vous donne les vraies instructions ". Parmi ces nouveaux arrivés, on dénombre une centaine de militaires spécialisés dans les opérations Kamikazes et une centaine de tireurs d'élite. Les autres sont des spécialistes en opérations anti terroristes. La présence de ces soldats n'est pas fortuite. Les autorités françaises ont quelque chose derrière la tête. Pour régler la crise ivoirienne, a-t-on besoin de déplacer des corps d'élite sur Abidjan au moment où il n'y plus de guerre et que le processus de paix suit son cours ?
Leur mission
Ces nouveaux "missionnaires" comme d'ailleurs ceux qui les ont précédés en Côte d'Ivoire, depuis septembre 2002, ont un objectif bien précis : attenter à la vie du Président de la République ivoirienne, Laurent Gbagbo. D'ailleurs, soutient notre informateur, un grand nombre a été convoyé sur Yamoussoukro bien avant l'ouverture du sommet des leaders ivoiriens sur le processus de sortie de crise. Ces hommes devaient se confondre dans ce lot des autres soldats. Afin de ne pas attirer d'attention. Raison pour laquelle, la Licorne voulait assurer non seulement la sécurité du lieu de la rencontre, mais aussi celle des participants y compris le numéro un ivoirien. Chose à laquelle les Forces de Défense et de Sécurité ivoirienne se sont opposées. Les deux Forces ont failli s'affronter. Finalement, les hommes du Général Elrick Irastorza ont quitté les lieux. A Abidjan, des soldats français étaient déjà positionnés pour parer à tout soulèvement des patriotes. " Dieu est vraiment avec le pouvoir d'Abidjan. Les soldats ivoiriens ont été vraiment vigilants. Sinon c'en était fini pour le Président ivoirien. Les autorités ivoiriennes doivent rendre un hommage appuyé à leurs soldats qui ont encore déjoué un coup ", soutient l'officier français. Qui avertit: " La mission de Yamoussoukro a certes échoué, les autorités françaises n'ont pas encore baissé les bras. Toutes les rencontres du chef de l'Etat ivoirien doivent être filtrées. Il en est de même pour ses trajets pour aller soit au bureau ou à une quelconque manifestation. De nombreux soldats stationnés en Côte d'Ivoire comme notre informateur ne sont pas contents du comportement des autorités françaises. Ils trouvent anormal ce que Chirac fait dans ce pays indépendant, depuis 1960. La survie de la Côte d'Ivoire, a-t-il conseillé, se trouve entre les mains des Ivoiriens. S'ils ne sont pas soudés, la France réussira son coup. Parce que Chirac veut laver un affront. Il ne comprend pas qu'un chef d'Etat africain, un ex-colonisé puisse lui tenir tête. Le chef de l'Etat français est un obstiné, au point qu'il est aujourd'hui la risée des autres grandes puissances ". Notre confident pense que ses autorités doivent mettre fin à ce genre de pratiques qui n'honorent pas la France: " Elle ne peut pas imposer en plein 21e siècle ses vues à un pays qui a quarante six ans d'indépendance. L'image des Français a pris un coup en Côte d'Ivoire. On ne résout pas les problèmes par les armes. Tout se résout par le dialogue. Les autorités françaises et ivoiriennes doivent s'asseoir autour d'une table pour discuter en tant que partenaires. Afin de trouver un terrain d'entente. "
Les pays qu'ils ont servis avant la Côte d'Ivoire
Selon notre source, beaucoup parmi ces 1500 soldats sont des vieux renards. Ils sont habitués, outillés pour les sales boulots. Et la Côte d'Ivoire n'est pas leur première mission. La plupart d'entre eux ont aidé le Général François Bozizé à renverser le régime de Ange Félix Patassé en Centrafrique. En passant par, la chute du régime de Ould Taya en Mauritanie. Sans oublier la chute de Pascal Lissouba au Congo Brazzaville, avec cerise sur la gâteau, le cas du Burundi avec l'assassinat du Président démocratiquement élu, Melchior El Nadayé. Selon notre informateur, parmi ces " missionnaires " se trouvent des soldats ayant participé au génocide rwandais. Ce sont les mêmes tactiques qu'ils ont employés dans ces pays où le coup d'Etat a réussi. Ils y ont tout planifié. " Ces gars ont été formés pour ces missions. La seule fois où ils ont échoué c'est en Haïti. Il a fallu l'aide des Américains pour que Bertrand Aristide quitte le pouvoir. Donc c'est aux soldats ivoiriens d'être vigilants et attentifs ", souligne notre informateur. Et d'ajouter : " la France a tout essayé : manipulation des opposants, des officiers supérieurs de l'armée ivoirienne, torpillage du régime Gbagbo à l'extérieur… Rien n'y fit. Elle veut jouer sa dernière carte avec l'envoi de ses soldats. La ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie a juré dans le secret qu'elle veut la peau du régime d'Abidjan. Les autorités ivoiriennes ne doivent pas se laisser distraire par les discours de bonne intention de leurs homologues français. C'est dans le but de les endormir pour mieux les surprendre ". Il n'a pas tort. En mars 2003, lors du sommet françafrique à Paris, Jacques Chirac a dit qu'il n'acceptera plus jamais un coup d'Etat en Afrique. Mieux son pays ne reconnaîtra pas ceux qui prendront le pouvoir par les armes. Deux semaines après ce discours, cette même France, avec ces mêmes autorités à sa tête, aide François Bozizé à prendre le pouvoir en Centrafrique. Elle en fait de même en Mauritanie. La chiraquie tente de le faire en Côte d'Ivoire.
"La répétition est toujours pédagogique", dit l'adage. Chaque fois, nous nous sentons dans l'obligation morale de prévenir les autorités politiques et militaires afin de demeurer vigilantes. Car, le serpent n'est pas encore mort. La chiraquie et ses collabos internes ne veulent pas d'un retour de la paix en Côte d'Ivoire. Ils vont toujours concocter des coups bas pour arriver à leur funeste fin.
Yacouba Gbané
yacou06336510@yahoo.fr
renforcement des effectifs militaires en Côte d'Ivoire.
La France est-elle pour la résolution pacifique de la crise ivoirienne ? Pas si sûr. Après avoir acheminé des armes lourdes sur les bords de la Lagune Ebrié le mois dernier, la Licorne reçoit le lundi 20 février 2006 de nouveaux soldats non des moindres. Un peu plus de 1500 hommes ont débarqué à Abidjan. Il ne s'agit pas d'une relève. Il s'agit plutôt d'un renforcement des 4000 Licorne déjà présents sur le sol ivoirien. La France n'ayant pas pu obtenir de l'ONU les suppléments des 4000 soldats demandés, il y a environ trois semaines, elle a décidé de contourner le Conseil de Sécurité en faisant venir ces soldats sous le couvert de la traditionnelle relève. En réalité, aucun soldat n'a embarqué après l'arrivée des 1500. D’habitude, la presse est associée pour couvrir leur départ. Mais cette fois-ci, tout s'est passé dans l'ombre. loin des caméras et des microphones. Où est donc la transparence dont parle la France ? Elle qui n'a de cesse d’inviter la population à ne pas avoir peur. On se rappelle qu'en 2004, lors du départ et de l'arrivée d'un groupe de soldats, la presse avait couvert l'événement qui s'était déroulé au port autonome d'Abidjan. Nous avons les images. En son temps, c'était le colonel Henri Aussavy, porte-parole de la Licorne qui avait convié les journalistes. Selon un soldat français, qui a requis l'anonymat, que nous avons rencontré, le mercredi 1er mars 2006, dans un grand hôtel de la place, ses responsables ont fait sciemment de ne pas convier les journalistes. " C'est dans la nuit que ces soldats sont arrivés à Abidjan. Ils ne sont pas venus par le port. Mais par l'aéroport. Une manière de fuir tous les regards des gens ", fait-il remarquer. Et de poursuivre : " Ils ont été regroupés au 43e Bima. Dès leur arrivée, il y a eu un briefing d'une heure entre ces nouveaux soldats et la hiérarchie militaire de la Licorne ". Pour cette mission, avance le soldat, les autorités françaises ont dû convaincre les réticents. Parce que les populations françaises ne comprennent plus la présence de la Licorne à Abidjan.
" Les grandes puissances ne respectent jamais les résolutions onusiennes. La preuve, les Etats-Unis ont contourné l'ONU pour attaquer l'Irak. La France vient d'en faire de même en Côte d'Ivoire ", explique l'officier français.
L'identité de ces nouveaux "missionnaires"
Ces soldats sont pour la plupart d'entre eux d'origines étrangères. A savoir, des Polonais, des Bulgares, des Antillais et des Africains… " Ces genres de mission leur ont été toujours confiées. Vous ne verrez jamais un Français pur sang dans ce genre de boulot ", indique notre informateur. Avant d'ajouter : "Avant de venir dans ce genre de mission, on vous fait croire que vous venez pour vous interposer entre les belligérants. Une fois ici, les données changent. On vous donne les vraies instructions ". Parmi ces nouveaux arrivés, on dénombre une centaine de militaires spécialisés dans les opérations Kamikazes et une centaine de tireurs d'élite. Les autres sont des spécialistes en opérations anti terroristes. La présence de ces soldats n'est pas fortuite. Les autorités françaises ont quelque chose derrière la tête. Pour régler la crise ivoirienne, a-t-on besoin de déplacer des corps d'élite sur Abidjan au moment où il n'y plus de guerre et que le processus de paix suit son cours ?
Leur mission
Ces nouveaux "missionnaires" comme d'ailleurs ceux qui les ont précédés en Côte d'Ivoire, depuis septembre 2002, ont un objectif bien précis : attenter à la vie du Président de la République ivoirienne, Laurent Gbagbo. D'ailleurs, soutient notre informateur, un grand nombre a été convoyé sur Yamoussoukro bien avant l'ouverture du sommet des leaders ivoiriens sur le processus de sortie de crise. Ces hommes devaient se confondre dans ce lot des autres soldats. Afin de ne pas attirer d'attention. Raison pour laquelle, la Licorne voulait assurer non seulement la sécurité du lieu de la rencontre, mais aussi celle des participants y compris le numéro un ivoirien. Chose à laquelle les Forces de Défense et de Sécurité ivoirienne se sont opposées. Les deux Forces ont failli s'affronter. Finalement, les hommes du Général Elrick Irastorza ont quitté les lieux. A Abidjan, des soldats français étaient déjà positionnés pour parer à tout soulèvement des patriotes. " Dieu est vraiment avec le pouvoir d'Abidjan. Les soldats ivoiriens ont été vraiment vigilants. Sinon c'en était fini pour le Président ivoirien. Les autorités ivoiriennes doivent rendre un hommage appuyé à leurs soldats qui ont encore déjoué un coup ", soutient l'officier français. Qui avertit: " La mission de Yamoussoukro a certes échoué, les autorités françaises n'ont pas encore baissé les bras. Toutes les rencontres du chef de l'Etat ivoirien doivent être filtrées. Il en est de même pour ses trajets pour aller soit au bureau ou à une quelconque manifestation. De nombreux soldats stationnés en Côte d'Ivoire comme notre informateur ne sont pas contents du comportement des autorités françaises. Ils trouvent anormal ce que Chirac fait dans ce pays indépendant, depuis 1960. La survie de la Côte d'Ivoire, a-t-il conseillé, se trouve entre les mains des Ivoiriens. S'ils ne sont pas soudés, la France réussira son coup. Parce que Chirac veut laver un affront. Il ne comprend pas qu'un chef d'Etat africain, un ex-colonisé puisse lui tenir tête. Le chef de l'Etat français est un obstiné, au point qu'il est aujourd'hui la risée des autres grandes puissances ". Notre confident pense que ses autorités doivent mettre fin à ce genre de pratiques qui n'honorent pas la France: " Elle ne peut pas imposer en plein 21e siècle ses vues à un pays qui a quarante six ans d'indépendance. L'image des Français a pris un coup en Côte d'Ivoire. On ne résout pas les problèmes par les armes. Tout se résout par le dialogue. Les autorités françaises et ivoiriennes doivent s'asseoir autour d'une table pour discuter en tant que partenaires. Afin de trouver un terrain d'entente. "
Les pays qu'ils ont servis avant la Côte d'Ivoire
Selon notre source, beaucoup parmi ces 1500 soldats sont des vieux renards. Ils sont habitués, outillés pour les sales boulots. Et la Côte d'Ivoire n'est pas leur première mission. La plupart d'entre eux ont aidé le Général François Bozizé à renverser le régime de Ange Félix Patassé en Centrafrique. En passant par, la chute du régime de Ould Taya en Mauritanie. Sans oublier la chute de Pascal Lissouba au Congo Brazzaville, avec cerise sur la gâteau, le cas du Burundi avec l'assassinat du Président démocratiquement élu, Melchior El Nadayé. Selon notre informateur, parmi ces " missionnaires " se trouvent des soldats ayant participé au génocide rwandais. Ce sont les mêmes tactiques qu'ils ont employés dans ces pays où le coup d'Etat a réussi. Ils y ont tout planifié. " Ces gars ont été formés pour ces missions. La seule fois où ils ont échoué c'est en Haïti. Il a fallu l'aide des Américains pour que Bertrand Aristide quitte le pouvoir. Donc c'est aux soldats ivoiriens d'être vigilants et attentifs ", souligne notre informateur. Et d'ajouter : " la France a tout essayé : manipulation des opposants, des officiers supérieurs de l'armée ivoirienne, torpillage du régime Gbagbo à l'extérieur… Rien n'y fit. Elle veut jouer sa dernière carte avec l'envoi de ses soldats. La ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie a juré dans le secret qu'elle veut la peau du régime d'Abidjan. Les autorités ivoiriennes ne doivent pas se laisser distraire par les discours de bonne intention de leurs homologues français. C'est dans le but de les endormir pour mieux les surprendre ". Il n'a pas tort. En mars 2003, lors du sommet françafrique à Paris, Jacques Chirac a dit qu'il n'acceptera plus jamais un coup d'Etat en Afrique. Mieux son pays ne reconnaîtra pas ceux qui prendront le pouvoir par les armes. Deux semaines après ce discours, cette même France, avec ces mêmes autorités à sa tête, aide François Bozizé à prendre le pouvoir en Centrafrique. Elle en fait de même en Mauritanie. La chiraquie tente de le faire en Côte d'Ivoire.
"La répétition est toujours pédagogique", dit l'adage. Chaque fois, nous nous sentons dans l'obligation morale de prévenir les autorités politiques et militaires afin de demeurer vigilantes. Car, le serpent n'est pas encore mort. La chiraquie et ses collabos internes ne veulent pas d'un retour de la paix en Côte d'Ivoire. Ils vont toujours concocter des coups bas pour arriver à leur funeste fin.
Yacouba Gbané
yacou06336510@yahoo.fr
Publicité