RECOLONISER LA CÔTE d`IVOIRE ET L'AFRIQUE

Publié le par Luis Fernando BASURTO CARRILLO


L`insupportable ingérence franco-onusienne


Dissoudre le parlement d’un Etat souverain ?

A bas les masques !

CHIRAC VEUT RECOLONISER LA CÔTE d`IVOIRE!!!
…sous couvert de l’ONU et de l’Union Africaine

Sous le masque et derrière le rideau de fumée de l`ONU, la France avance embusquée pour démanteler l`Etat ivoirien.
Quel Etat souverain peut-il admettre que l`ONU, sous inspiration de Chirac ou d’un autre maître du monde, essaye de dissoudre une Assemblée Nationale élue, souveraine? Quel peuple qui se respecte peut admettre que la souveraineté et les institutions de leur pays soient bafouées, dissoutes?
L`objectif est clair depuis janvier 2003 (accords imposés par la France dits de Linas- Marcoussis): Chirac s`engage, et engage la France ainsi, dans un processus d`ingérence inouïe dans les affaires internes de la CI. Un processus qui vise à un bouleversement politique, institutionnel, qui n`a qu`un seul but, à savoir, la mainmise totale sur ce pays: outre la domination économique, monétaire (par le biais du contrôle du franc CFA), financière, et militaire (le 43ème BIMA et le corps expéditionnaire appelé "Force Licorne")
Chirac veut tout simplement le départ ou la "neutralisation" totale du premier Président ivoirien, et de son régime, non issu de l`ancien parti unique qui a le tort d`être socialiste (son parti, le FPI, appartient à l`Internationale Socialiste), même si cet ivoirien, social-démocrate modéré, n`est pas plus radical que l`espagnol Rodriguez Zapatero, loin de là. Après le 19 septembre 2002 les soldats français "s`interposent" entre des putschistes caractérisés et les Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire –FANCI- et deviennent un véritable bouclier pour sanctuariser le nord du pays, devenue zone de non droit jusqu`aujourd`hui, occupé par les bandes armées de ces putschistes qui peu après leur tentative de coup d`Etat manquée avancèrent des revendications "politiques": le départ du chef de l`Etat actuel, élu le 22 octobre 2000 et étant le premier à ouvrir une alternance après 40 années de règne sans partage du parti unique, le PDCI-RDA, celui qui était le socle du règne de Félix Houphouët B, caricature du despote africain.
Chirac et la "Françafrique" ne supportent pas une petite brèche, une esquisse de critique ou l`ombre du soupçon d`une menace des intérêts économiques et géopolitiques français en Afrique. Voilà le véritable mobile des agissements de Chirac en CI depuis 2002.

MAIS…, On est où là ?
LA FRANCE ET l`ONU PEUVENT-ELLES DISSOUDRE LE POUVOIR LEGISLATIF D`UN ETAT SOUVERAIN ?

En Côte d’Ivoire, depuis le 16 décembre 2005, l`Assemblée Nationale arrivait théoriquement à la fin de son mandat ordinaire. Mais, des élections législatives, ni d`ailleurs des élections présidentielles, n`ayant pu se tenir à cause du refus des rebelles -institutionnalisés par la France- de désarmer, le principe de la continuité de l`Etat prescrit la prorogation du mandat de tous les élus, du chef de l’Etat –ce qui a été le cas- jusqu’au élus locaux en passant par les députés, jusqu`à que des élections soient tenues pour transférer le pouvoir aux nouveaux élus. Ce principe central est encore d’une plus grande vigueur en cas d`urgence nationale comme c`est actuellement le cas de la Côte d’Ivoire à cause de l`état de partition du pays et de la situation d`agression militaire permanente contre l’Etat par ces groupes armés, requalifiés par la France comme « Forces Nouvelles », ayant intenté un coup d`Etat en sept. 2002 qui n’ont toujours pas désarmé et qui occupent illégalement et en toute impunité le nord ivoirien.
Quelle institution, quel pouvoir de quel Etat du monde qui se respecte peut s`auto dissoudre ou accepter que des instances extranationales le dissolvent?
Les réactions en Côte d’Ivoire en ces moments sont le résultat du communiqué du dimanche 15 janvier 2006 du GTI -après une séance où, chose inouïe, le Premier Ministre Charles K. Banny (imposé par la France, « sacré » officieusement par Chirac lors du sommet France-Afrique de Bamako du 2-4 décembre 2005 et désigné ensuite officiellement par trois Chefs d’Etat étrangers, O. Obasanjo, M. Tandja et T. Mbeki, par communiqué, le dimanche 04 décembre 2005 au soir) en personne était présent. Il était présent à cette séance du GTI en « légitimant » ainsi le coup de force de cette instance, de ce masque, sous lequel la France manipule et conspire embusquée depuis la fin octobre 2005. Dans ce communiqué, le "Groupe de Travail International", sous l’hypocrite formule de « prend acte », dissolvait le pouvoir législatif ivoirien !
La Côte d`Ivoire n`est pas un DOM ou un TOM ni de la France ni de l`ONU. Elle n’est pas non plus ni l’Afghanistan ni la Bosnie-Herzégovine toutes les deux sous tutelle de Union Européenne, de l’OTAN et de l’ONU, ni l’Irak occupé ni encore moins Haïti martyrisé après la conspiration franco yankee pour déposer et envoyer en exile forcé un président élu, Jean B. Aristide. Elle ne l’est pas et elle ne doit pas l’être. Ce qui est sûr c’est que la France et ses hommes de paille de l`ONU et de la "communauté internationale" veulent démolir l’actuel Etat ivoirien. Ils cherchent un retour, coûte que coûte, de l’ancien régime, de l`houphouëtisme historique au pouvoir. Son retour, en principe, en la personne d’Alassane D. Ouattara, cet ancien directeur du FMI et dernier Premier Ministre d’Houphouët B, à moins que la France ne mise maintenant sur Charles K. Banny. L’houphouëtisme était ce système de satrapes qui servait les intérêts économiques et géopolitiques français au prix de l`asservissement économique et politique des ivoiriens, du déni permanent de libertés individuelles et collectives, du déni de démocratie.
Les incendiaires à l`heure actuelle en Côte d`Ivoire sont Chirac et ses fondés de pouvoir onusiens.
Qui peut leur arrêter la main avant que ne soit trop tard?
L`heure est grave et les citoyens et démocrates français et européens ont le devoir de dénoncer cette dérive chiraquienne et lui arrêter la main. Les ivoiriens méritent le soutien des peuples du monde épris de liberté et de justice dans leur résistance contre cette tentative de recolonisation à peine déguisée.
Le peuple ivoirien se prend en charge lui même et lutte pour l’indépendance de son pays et pour le respect de la souveraineté, de ses institutions républicaines.
Il a raison !
Soutenons le peuple ivoirien !

LF BASURTO CARRILLO
Enseignant, analyste péruvien
Paris, 18 Janvier 2006
automtawa@hotmail.fr

Luis Fernando BASURTO CARRILLO   Enseignant, analyste péruvien

 

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Commenter cet article
J
la honte, c'est que la plupart des africains francophones sont tellement formatrés françafrique qu'ils ne peuvent tenir ce raisonnement et voir la réalité en face. L Afrique estplus pauvre maintenant qu'il y a trrente ans il faut donc changer ce systeme qui ne nous profite pas mais qui profite surement à l'ancien colon, puisque lorsqu'on veut le remettre en cause, on reçoit ses foudres.
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