Une Française dénonce ses bourreaux
Une Française dénonce ses bourreaux
je réside à Abidjan des faits suivants : Je réside à Abidjan depuis 1983 et j'habite à la résidence de l'Indenié, Immeuble Le Flamboyant et j'occupe en qualité de consul de la Principauté de Hutt River, un appartenant de fonctions.
Le dimanche 7 novembre au matin, vers 6 h, je suis sortie de mon appartement et suis descendu dans le jardin promener mon chien.
Environ 1/2 heure après, j'ai constaté que les jardins de la résidence étaient envahis par une multitude de personnes qui transportaient des objets ménagers. Visiblement il s'agissait de pillage. J'ai aussitôt alerté mon ami M. Edmond Auchet à Paris, en l'appelant de mon portable. Les lignes téléphoniques de la résidence étant coupées.
Quelque temps plus tard, environ 1/2 heure, j'ai entendu des coups à la porte. J'ai alors rappelé mon ami pour lalerter car je craignais pour ma sécurité. Pendant que j'étais en conversation, ma porte a cédé sous les coups et plusieurs personnes sont entrées dans l'appartement. Je leur ai demandé ce qu'ils voulaient et sans me répondre, ils se sont emparés d'une chaîne HIFI, lecteur DVD téléviseur, lecteur cassettes, téléphones portables et les téléphones sans fil.
Aussitôt après, ils sont revenus à trois. Deux ont voulu emmener un autre téléviseur et m'ayant pris mon porte-monnaie avec 40 000 F CFA (400 FF), ils sont partis en laissant le téléviseur.
Le troisième était dans ma chambre et tenait une machette à la main. Il m'a alors volé mes passeports et une pochette avec des bijoux.
Ensuite, il m'a regardé et méchamment, la machette à la main, il m'a déclaré. Je vais te violer et te tuer après. A ce moment, je lui ai dit, très calmement, que le Bon Dieu, s'il y croyait, et il me l'a confirmé, ne lui pardonnerait pas car je pouvais être sa grand mère, sachant que l'Africain a du respect pour les vieux et pour la femme qui, avant tout est une mère. Je lui ai alors déclaré que s'il me violait, il mourrait car j'avais le sida. Il a eu un mouvement de recul et j'en ai profité pour lui dire que j'avais des préservatif et qu'il valait mieux s'en mettre un. Il m'a dit va chercher. Je suis allée dans ma salle de bain et jai ramené un préservatif. Il m'a demandé de lui mettre. Je lui ai répondu que je ne savais pas. Il l'a donc mis lui-même.
Il m'a aussitôt violée et compte tenu de son âge, ce viol a duré que quelques instants.
Il est aussitôt parti, toujours la machette à la main.
Je n'avais plus aucun moyen de prévenir qui que ce soit puisque le téléphone était coupé et que mes portables m'avaient été dérobés. Je me suis barricadée tant bien que mal et j'ai eu la surprise de voir le gardien accompagné de gendarmes qui avaient été prévenus et qui me cherchaient. Ils m'ont conduit à l'État-major de la gendarmerie, tout proche en compagnie d'autres résidents au bout d'une heure ; j'ai rencontré un gendarme ivoirien qui m'a reconnue et m'a passée un gendarme sur son téléphone à qui j'ai pu demander d'appeler mon ami M. Auchet. Grâce à qui d'autres amis ivoiriens sont venus me chercher à la gendarmerie, et m'ont emmenée dans un véhicule de police, chez une amie ivoirienne à Cocody pendant 2 jours.
Compte tenu de la situation, mes amis ivoiriens m'ont fait évacuer en ambulance, puis en 4X4, et en Jeep par la force Licorne et j'ai été emmenée au 43ème BIMA où je suis restée jusqu'à mon départ le mercredi 10 novembre à 17 h. J'ai embarqué sur le 2ème avion de rapatriés. Je suis arrivée à Roissy CDG à 1 h du matin.
J'ai été aussitôt prise en charge par la Croix Rouge et j'ai pu parler à un psychiatre.
On m'a demandé si je désirais porter plainte tout de suite. Comme j'ai répondu par l'affirmative, j'ai été entendu par un officier de police qui a recueilli ma déposition. Lors de celle-ci, il m'a demandé si mes agresseurs étaient des jeunes patriotes. J'ai répondu que je ne le savais pas, mais j'avais l'impression qu'il s'agissait de rebelles infiltrés depuis quelques semaines dans la ville et j'ai précisé que d'après ce que je savais, les patriotes n'étaient pas armés, alors que mes agresseurs avaient des machettes. Le sur lendemain, 12 novembre, sur Internet, j'ai découvert avec surprise, sur Internet, qu'on me prêtait des propos contraires à ceux que j'avais tenus à la police.
J'ai pu me procurer la dépêche AFP du 12-11 selon laquelle j'aurais déclaré avoir été abusée par 1 ou plusieurs patriotes du président Gbagbo. Cette dépêche, a été reprise, par la suite dans plusieurs journaux et j'ai même trouvé le dimanche 14, sur le site Internet, du Figaro international, une information évoquant les plaintes enregistrées selon une source policière ayant eu connaissance des procès-verbaux. Selon cette information qui me concerne, puisque j'y suis visée comme étant une femme de 68 ans, j'aurais raconté avoir été victime d'un membre d'un groupe de jeunes patriotes se déclarant du président Gbagbo lors du saccage d'un immeuble à Abidjan. J'ai bien l'intention de suivre sur la plainte que j'ai déposée et je suis très choquée de voir comment mes propos ont été déformés. J'ai d'ailleurs eu l'occasion de rectifier cette information sur A2 au JT de 20 h le 12 novembre.
C'est seulement une courte intervention de ce que j'ai dit et qui a été diffusée. Je viens d'apprendre, par mes amis d'Abidjan, que cette diffusion a vivement contrarié les militaires et les autorités françaises locales. On m'a même parlé d'un comité de Français qui voudrait dénoncer mon faux témoignage. J'ai connaissance que la présente attestation que j'ai rédigée sous la foi du serment peut être produite en justice et je sais par ailleurs que toute fausse déclaration expose son auteur à des sanctions pénales.
Je précise que je n'ai aucun lien de parenté, d'alliance, de subordination, de collaboration ou de communauté d'intérêt avec qui que ce soit, en Côte d'Ivoire ou en France, qui serait concerné par la présente affaire.
Fait à Paris,
le 17 novembre 2004
je réside à Abidjan des faits suivants : Je réside à Abidjan depuis 1983 et j'habite à la résidence de l'Indenié, Immeuble Le Flamboyant et j'occupe en qualité de consul de la Principauté de Hutt River, un appartenant de fonctions.
Le dimanche 7 novembre au matin, vers 6 h, je suis sortie de mon appartement et suis descendu dans le jardin promener mon chien.
Environ 1/2 heure après, j'ai constaté que les jardins de la résidence étaient envahis par une multitude de personnes qui transportaient des objets ménagers. Visiblement il s'agissait de pillage. J'ai aussitôt alerté mon ami M. Edmond Auchet à Paris, en l'appelant de mon portable. Les lignes téléphoniques de la résidence étant coupées.
Quelque temps plus tard, environ 1/2 heure, j'ai entendu des coups à la porte. J'ai alors rappelé mon ami pour lalerter car je craignais pour ma sécurité. Pendant que j'étais en conversation, ma porte a cédé sous les coups et plusieurs personnes sont entrées dans l'appartement. Je leur ai demandé ce qu'ils voulaient et sans me répondre, ils se sont emparés d'une chaîne HIFI, lecteur DVD téléviseur, lecteur cassettes, téléphones portables et les téléphones sans fil.
Aussitôt après, ils sont revenus à trois. Deux ont voulu emmener un autre téléviseur et m'ayant pris mon porte-monnaie avec 40 000 F CFA (400 FF), ils sont partis en laissant le téléviseur.
Le troisième était dans ma chambre et tenait une machette à la main. Il m'a alors volé mes passeports et une pochette avec des bijoux.
Ensuite, il m'a regardé et méchamment, la machette à la main, il m'a déclaré. Je vais te violer et te tuer après. A ce moment, je lui ai dit, très calmement, que le Bon Dieu, s'il y croyait, et il me l'a confirmé, ne lui pardonnerait pas car je pouvais être sa grand mère, sachant que l'Africain a du respect pour les vieux et pour la femme qui, avant tout est une mère. Je lui ai alors déclaré que s'il me violait, il mourrait car j'avais le sida. Il a eu un mouvement de recul et j'en ai profité pour lui dire que j'avais des préservatif et qu'il valait mieux s'en mettre un. Il m'a dit va chercher. Je suis allée dans ma salle de bain et jai ramené un préservatif. Il m'a demandé de lui mettre. Je lui ai répondu que je ne savais pas. Il l'a donc mis lui-même.
Il m'a aussitôt violée et compte tenu de son âge, ce viol a duré que quelques instants.
Il est aussitôt parti, toujours la machette à la main.
Je n'avais plus aucun moyen de prévenir qui que ce soit puisque le téléphone était coupé et que mes portables m'avaient été dérobés. Je me suis barricadée tant bien que mal et j'ai eu la surprise de voir le gardien accompagné de gendarmes qui avaient été prévenus et qui me cherchaient. Ils m'ont conduit à l'État-major de la gendarmerie, tout proche en compagnie d'autres résidents au bout d'une heure ; j'ai rencontré un gendarme ivoirien qui m'a reconnue et m'a passée un gendarme sur son téléphone à qui j'ai pu demander d'appeler mon ami M. Auchet. Grâce à qui d'autres amis ivoiriens sont venus me chercher à la gendarmerie, et m'ont emmenée dans un véhicule de police, chez une amie ivoirienne à Cocody pendant 2 jours.
Compte tenu de la situation, mes amis ivoiriens m'ont fait évacuer en ambulance, puis en 4X4, et en Jeep par la force Licorne et j'ai été emmenée au 43ème BIMA où je suis restée jusqu'à mon départ le mercredi 10 novembre à 17 h. J'ai embarqué sur le 2ème avion de rapatriés. Je suis arrivée à Roissy CDG à 1 h du matin.
J'ai été aussitôt prise en charge par la Croix Rouge et j'ai pu parler à un psychiatre.
On m'a demandé si je désirais porter plainte tout de suite. Comme j'ai répondu par l'affirmative, j'ai été entendu par un officier de police qui a recueilli ma déposition. Lors de celle-ci, il m'a demandé si mes agresseurs étaient des jeunes patriotes. J'ai répondu que je ne le savais pas, mais j'avais l'impression qu'il s'agissait de rebelles infiltrés depuis quelques semaines dans la ville et j'ai précisé que d'après ce que je savais, les patriotes n'étaient pas armés, alors que mes agresseurs avaient des machettes. Le sur lendemain, 12 novembre, sur Internet, j'ai découvert avec surprise, sur Internet, qu'on me prêtait des propos contraires à ceux que j'avais tenus à la police.
J'ai pu me procurer la dépêche AFP du 12-11 selon laquelle j'aurais déclaré avoir été abusée par 1 ou plusieurs patriotes du président Gbagbo. Cette dépêche, a été reprise, par la suite dans plusieurs journaux et j'ai même trouvé le dimanche 14, sur le site Internet, du Figaro international, une information évoquant les plaintes enregistrées selon une source policière ayant eu connaissance des procès-verbaux. Selon cette information qui me concerne, puisque j'y suis visée comme étant une femme de 68 ans, j'aurais raconté avoir été victime d'un membre d'un groupe de jeunes patriotes se déclarant du président Gbagbo lors du saccage d'un immeuble à Abidjan. J'ai bien l'intention de suivre sur la plainte que j'ai déposée et je suis très choquée de voir comment mes propos ont été déformés. J'ai d'ailleurs eu l'occasion de rectifier cette information sur A2 au JT de 20 h le 12 novembre.
C'est seulement une courte intervention de ce que j'ai dit et qui a été diffusée. Je viens d'apprendre, par mes amis d'Abidjan, que cette diffusion a vivement contrarié les militaires et les autorités françaises locales. On m'a même parlé d'un comité de Français qui voudrait dénoncer mon faux témoignage. J'ai connaissance que la présente attestation que j'ai rédigée sous la foi du serment peut être produite en justice et je sais par ailleurs que toute fausse déclaration expose son auteur à des sanctions pénales.
Je précise que je n'ai aucun lien de parenté, d'alliance, de subordination, de collaboration ou de communauté d'intérêt avec qui que ce soit, en Côte d'Ivoire ou en France, qui serait concerné par la présente affaire.
Fait à Paris,
le 17 novembre 2004
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