Le monde entier découvre la laideur de Chirac

Publié le par Christian Bailly-Grandvaux

Devoir de Vérite
Canal+ : reportage sur les massacres de la Licorne en Côte d’Ivoire

Le monde entier découvre la laideur de Chirac

Le voile de mensonges et d’inepties dont les autorités et les médias français tentaient de couvrir les atrocités de l’armée française sur les populations civiles ivoiriennes, vient de prendre assurément un mauvais coup, après la diffusion sur canal+ d’un reportage presque fidèle sur les évènements des 6,7,8,9 novembre derniers. En ce moment, c’est toute la France puritaine et digne, civilisée qui est sous le choc, à la vue de ces images d’un thriller version Chirac et qui lui font revivre son douloureux passé du temps de l’occupation Nazie. Avec son lot d’exécutions sommaires de carnage et d’humiliations. Est-il encore besoin de revenir sur ces images qui représentent l’armée française en train de canarder des manifestants aux mains nues, comme des bêtes de somme à l’Ivoire ? Ces personnes parmi lesquelles de nombreuses jeunes filles décapitées ou mutilées par les balles assassines de la Force Licorne.
Ce reportage, dans tous les cas a eu le mérite, à défaut d’accuser explicitement le régime français de crime contre l’humanité, par pudeur ou par nationalisme, de montrer ne serait ce qu’en partie, ces jours de novembre noir à jamais gravés dans la conscience collective ivoirienne, et de ceux à qui il reste encore un peu d’humanité. Et l’auteur en fait partie. Lui qui a affirmé sur Itélé quelques jours avant diffusion de ce reportage, n’avoir vu aucun manifestant armé, qui a mis en apostrophe les multiples versions mensongères et contradictoires du ministère de la défense, des autorités militaires françaises présentes en Côte d’Ivoire, et la majorité des médias français avec en tête de pont RFI plus mus par la mauvaise foi et le chauvinisme que par la méconnaissance des faits pourtant avérés, qui pour étouffer les cris de détresse et de douleur des ivoiriens ont cru bon de mousser quelques exactions et des prétendus viols dont auraient été victimes leurs compatriotes. Faits qui, même s’ils étaient avérés, n’auraient été que la résultante de la politique fasciste que mène Jacques Chirac en Côte d’Ivoire, depuis son accession au pouvoir et dont le point d’ancrage est cette rébellion factice, insidieusement entretenue par ses soins pour justifier ses errements macabres dans ce pays. L’auteur ne croit pas si bien dire, lorsqu’il soutient que l’armée française a paniqué (…) aucune riposte (entendez aucun tir de la part des patriotes) n’a été prouvée (…) il faut que les Forces françaises apportent d’autres éléments de preuve (…) une enquête indépendante est nécessaire…". Lui, un français témoin privilégié se trouvant au moment des faits, dans le feu de l’action, dans l’une des chambres de l’hôtel Ivoire, cela se passe de commentaire.
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Publié dans Le role des médias

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