 Le voile de mensonges et dinepties dont les autorités et les médias français tentaient de couvrir les atrocités de larmée française sur les populations civiles ivoiriennes, vient de prendre assurément un mauvais coup, après la diffusion sur canal+ dun reportage presque fidèle sur les évènements des 6,7,8,9 novembre derniers. En ce moment, cest toute la France puritaine et digne, civilisée qui est sous le choc, à la vue de ces images dun thriller version Chirac et qui lui font revivre son douloureux passé du temps de loccupation Nazie. Avec son lot dexécutions sommaires de carnage et dhumiliations. Est-il encore besoin de revenir sur ces images qui représentent larmée française en train de canarder des manifestants aux mains nues, comme des bêtes de somme à lIvoire ? Ces personnes parmi lesquelles de nombreuses jeunes filles décapitées ou mutilées par les balles assassines de la Force Licorne. Ce reportage, dans tous les cas a eu le mérite, à défaut daccuser explicitement le régime français de crime contre lhumanité, par pudeur ou par nationalisme, de montrer ne serait ce quen partie, ces jours de novembre noir à jamais gravés dans la conscience collective ivoirienne, et de ceux à qui il reste encore un peu dhumanité. Et lauteur en fait partie. Lui qui a affirmé sur Itélé quelques jours avant diffusion de ce reportage, navoir vu aucun manifestant armé, qui a mis en apostrophe les multiples versions mensongères et contradictoires du ministère de la défense, des autorités militaires françaises présentes en Côte dIvoire, et la majorité des médias français avec en tête de pont RFI plus mus par la mauvaise foi et le chauvinisme que par la méconnaissance des faits pourtant avérés, qui pour étouffer les cris de détresse et de douleur des ivoiriens ont cru bon de mousser quelques exactions et des prétendus viols dont auraient été victimes leurs compatriotes. Faits qui, même sils étaient avérés, nauraient été que la résultante de la politique fasciste que mène Jacques Chirac en Côte dIvoire, depuis son accession au pouvoir et dont le point dancrage est cette rébellion factice, insidieusement entretenue par ses soins pour justifier ses errements macabres dans ce pays. Lauteur ne croit pas si bien dire, lorsquil soutient que larmée française a paniqué (
) aucune riposte (entendez aucun tir de la part des patriotes) na été prouvée (
) il faut que les Forces françaises apportent dautres éléments de preuve (
) une enquête indépendante est nécessaire
". Lui, un français témoin privilégié se trouvant au moment des faits, dans le feu de laction, dans lune des chambres de lhôtel Ivoire, cela se passe de commentaire.
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