Côte d'Ivoire: Thabo Mbeki arbitre en faveur du président Gbagbo
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Le président sud-africain Thabo Mbeki, médiateur de la crise en Côte d'Ivoire, a estimé que les lois promulguées le 15 juillet par le président Gbagbo étaient "conformes" aux accords de paix interivoiriens et n'avaient pas à être révisées, a-t-on appris dimanche de sources concordantes.
La rébellion ivoirienne des Forces Nouvelles (FN) est "en désaccord" avec le médiateur de la crise en Côte d'Ivoire, le président sud-africain Thabo Mbeki, sur les lois promulguées le 15 juillet par le président Laurent Gbagbo, a déclaré dimanche le porte-parole de la rébellion.
En visite samedi soir à Abidjan, le ministre sud-africain de la Défense, Mosiuoa Lekota, a rencontré une délégation du G7, coalition regroupant quatre partis d'opposition et les représentants de la rébellion des Forces Nouvelles (FN).
M. Lekota, accompagné de juristes experts, était porteur d'un message du médiateur pour donner une réponse aux préoccupations des forces politiques qui contestaient les lois électorales adoptées par décret sur décision du président ivoirien, ont indiqué à l'AFP deux participants à cette réunion.
L'opposition et la rébellion avaient demandé fin juillet l'arbitrage du président Mbeki sur plusieurs textes de lois promulgués le 15 juillet par M. Gbagbo dans le cadre de l'accord de Pretoria II signé fin juin par les parties ivoiriennes. L'opposition et la rébellion demandaient la révision d'une partie de ces législations, portant notamment sur le processus électoral et l'identification.
"Le médiateur a estimé que toutes les décisions étaient conformes" aux accords de paix de Linas-Marcoussis (signés fin 2002) et de Pretoria I et II (6 avril et 29 juin 2005), selon les participants.
Interrogé par l'AFP, le porte-parole du G7, Alphonse Djédjé Mady, également secrétaire général du PDCI (Parti démocratique de Côte d'Ivoire, opposition, ancien parti unique), a confirmé cette information.
"C'est effectivement la réponse qui nous a été donnée. Nous attendons maintenant que cette réponse nous soit communiquée par écrit, vu que nous avions fait notre demande par écrit", a ajouté M. Djédjé Mady, se refusant en attendant à tout commentaire officiel.
Après le G7, le ministre sud-africain de la Défense s'est entretenu samedi dans la nuit une délégation du FPI (Front populaire ivoirien, parti de M. Gbagbo).
Il s'est rendu dimanche matin à Korhogo (nord) pour y rencontrer le secrétaire général de la rébellion des Forces Nouvelles (FN), Guillaume Soro.
Sollicitée par l'AFP, la rébellion s'est également refusée à tout commentaire officiel d'ici la fin de ces entretiens.
En attendant l'arbitrage de M. Mbeki, le pré-regroupement des combattants, censé débuter le 31 juillet et préalable au désarmement des belligérants en Côte d'Ivoire, avait été reporté à une date ultérieure.
Mandaté en novembre 2004 par l'UA comme médiateur de la crise ivoirienne, M. Mbeki a convoqué deux fois les principaux leaders ivoiriens à Pretoria, en vue de remettre sur les rails le processus de paix.
La Côte d'Ivoire est coupée en deux depuis une tentative de coup d'Etat contre le président Laurent Gbagbo en septembre 2002, avec la rébellion des FN qui contrôle la moitié nord du pays. Les accords de paix signés depuis lors sont restés lettre-morte.
D'après l'AFP
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