HOUNGBEDJI, UN VENDEUR D’ILLUSIONS

Publié le par C.C.D.B.

 

COMITE CULTUREL POUR LA DEMOCRATIE AU BENIN

(C.C.D.B.) Section française de l’ODHP-Bénin

HOUNGBEDJI, UN VENDEUR D’ILLUSIONS

 

Le Samedi 15 octobre 2005, Houngbédji Adrien vient se produire à Paris soit-disant à la demande de nombreux Béninois de la diaspora en France. Depuis la sortie de son livre où les lieux communs le discutent aux platitudes, Monsieur Adrien Houngbédji ne cesse de nous rebattre les oreilles avec ses promesses électorales. Les Béninois savent cependant que Houngbédji, c’est l’homme politique qui a déclaré un jour que les promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient. Homme politique sans conviction, il était déjà candidat en 1989 au moment des grandes luttes populaires pour devenir le premier ministre de l’autocrate Kérékou afin d’éteindre la colère du peuple.

 

Après avoir roulé sa bosse dans les cloaques de la Françafrique avec ELF au Gabon dont il a été pendant longtemps le conseiller juridique, il est revenu au pays après la chute de la dictature. Avec l’avènement du pouvoir du Renouveau Démocratique, il a introduit au Bénin en milieu politique, les turpitudes et toutes les bongoseries apprises à Libreville. C’est lui qui a introduit lors d’élections, l’achat des consciences à coup de millions. On se souvient de la manière dont un notable de la région de Porto-Novo apostropha Tevoèdjrê au cours d’une campagne électorale en les termes suivants :<< Albert, la politique ce n’est pas trop de bavardage, ton petit frère Adrien est passé ici la fois passée, on a vu ce qu’il a fait. La politique, c’est l’argent, le riz, le lèssi ( tissu de luxe).>> Non seulement il achète les consciences, il est aussi le spécialiste de la vente de ses voix. C’est ce qu’il fit en 1996 quand il rejoignit Kérékou au 2ème tour de l’élection présidentielle et se fit nommer Premier Ministre dont personne ne se souvient aujourd’hui de quelque réalisation que se soit.

 

Lorsqu’il était Président de l’Assemblée Nationale, il a annoncé par démagogie qu’il ne voulait pas de salaire, or il apparaît que sa gestion des fonds de l’Assemblée a été calamiteuse.

Houngbédji, c’est l’homme des Bolloré, Bouygues, bref de la Françafrique au Bénin.

 

La Diaspora Béninoise dont tous les hommes politiques veulent se servir pour leurs ambitions égoïstes ne doit rien attendre des promesses d’un homme de cet acabit. Elle doit plutôt se tourner résolument vers des initiatives qui conduisent notre pays à sortir de l’ornière où l’ont plongé les Houngbédji et autres protagonistes du Renouveau dit Démocratique.

 

Paris le 14 octobre 2005

La Direction du CCDB

Publicité

Publié dans Messages divers

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article