Le Président français prêt à retirer ses hommes de Côte dIvoire...
| Le Président français prêt à retirer ses hommes de Côte dIvoire... ... « à condition que les responsables africains nous le demandent » jeudi 3 février 2005, par Habibou Bangré | ||
Le chef de lEtat français, en visite officielle au Sénégal, a annoncé quil retirerait ses 5 000 soldats de Côte dIvoire si « les responsables africains (...) le demandent ». Jacques Chirac a par ailleurs réitéré sa volonté de voir naître une taxe internationale pour aider les pays pauvres à se développer et souligné les efforts quil comptait faire pour préserver les forêts du Bassin du Congo. | |||
Cest à la communauté internationale de choisir
Jacques Chirac aurait évoqué la question de la Force Licorne en Côte dIvoire en début de semaine avec son homologue sud-africain Thabo Mbeki. Selon les propos rapportés par lagence de presse Reuters, il a déclaré que « si on ne voulait pas que la France reste là-bas, on ne resterait pas (...). Et ce nest pas lOnu qui dira ça, ce sont les Africains (...), à commencer naturellement par le gouvernement ivoirien ». Il a alors précisé : « Nous ne sommes pas en train de conquérir la Côte dIvoire. »
Jeudi matin, le chef de lEtat français a confirmé ce quil avait confié au Président de la nation Arc-en-ciel. « Si lon demande à la France de maintenir Licorne, nous examinerons cette demande de manière positive à condition que les responsables africains nous le demandent », a-t-il souligné. Il a ajouté que « Nous navons pas lintention de rester si nous ne sommes pas souhaités (...). Nous ne resterons pas pour nous imposer, que les choses soient claires ».
Ces déclarations induisent que tout départ des soldats français serait exclusivement conditionné par un souhait des Africains. Mais une source officielle assure que ce nest pas ce que le Président français a voulu signifier. « Ce que le Président a voulu dire, cest que la France est présente en Côte dIvoire sur demande de la communauté internationale, qui comprend notamment lOnu, mais aussi lUnion africaine, la Cedeao (Communauté des Etats dAfrique de lOuest, ndlr) et des chefs dEtat Africains. Depuis deux ans que les soldats sont en Côte dIvoire, aucun membre de cette communauté ne nous a demandé de partir. Il ny a pas de raison pour que cela change. »
Jacques Chirac relance lidée dune taxe internationale contre la pauvreté
Autre point fort des déclarations de Jacques Chirac, ses déclarations quant à la mise en place dune taxe internationale destinée à aider les pays pauvres à se développer. Une taxe qui pourrait générer 50 milliards de dollars par an, « une goutte deau » si lon prend en compte les échanges commerciaux. Son initiative, combattue par les Etats-Unis et en concurrence avec la Facilité financière internationale proposée par le Royaume-Uni, est soutenue par le Président sénégalais Abdoulaye Wade.
Jacques Chirac senvolera, vendredi matin pour Brazzaville (Congo) afin dassister au Sommet des chefs dEtat dAfrique Centrale (4 et 5 février), axé sur la conservation et la gestion durable des forêts du Bassin du Congo, deuxième plus grand réservoir de biodiversité du monde après lAmazonie (Brésil). La France devrait revenir sur lécocertification, une mesure que lHexagone voulait appliquer en 2010. Son objectif est que les marchés publics achètent exclusivement du bois dont la traçabilité a été clairement définie pour éviter les transactions de coupes illégales de bois.
