Discours de Laurent Dona-Fologo à lOnu
- Messieurs les Ministres,
- Messieurs les Ambassadeurs,
- Monsieur le Représentant du Département d'Etat Américain,
- Honorables Invités,
- Mesdames, Messieurs,
Pour marquer la qualité des relations ivoiro-américaines que symbolise la cérémonie qui nous réunit ce jour, permettez que mes tou t premiers mots soient de renouveler, au nom du Président de la République de Côte d'Ivoire, S.E.M .Laurent KOUDOU GBAGBO, et au nom du peuple ivoirien tout entier, nos sentiments de compassion et de solidarité, au Président des Etats-Unis d'Amérique et au peuple américain pour les graves dégâts, humains et matériels, récemment causés par les ouragans "Katrina " et " Rita ".
Le Chef de l'Etat et le peuple ivoirien regrettent cette succession de catastrophes naturelles qui ont affecté le Sud des Etats-Unis d'Amérique, et s'associent à la peine éprouvée par les familles touchées. Mais connaissant le courage et la vaillance des américains, nous ne doutons pas, un seul instant, qu'ils trouveront en eux-mêmes les ressources propres à gérer les tristes effets de ces tempêtes, afin de poursuivre leur route vers le progrès continu dont ils sont si éloquemment porteurs.
- Honorables invités,
- Mesdames, Messieurs,
En raison de l'importance toute particulière qu'il attache aux relations entre la Côte d'Ivoire et les Etats-Unis d'Amérique, d'une part, et du symbole tout spécial que représente, dans le contexte actuel qui prévaut dans notre pays, l'ouvrage que nous inaugurons aujourd'hui d'autre part, le Président de la République de Côte d'Ivoire, S.E.M. Laurent KOUDOU GBAGBO aurait voulu être à vos côtés en ce moment, pour présider en personne, cette cérémonie afin d'en souligner toute la signification, et d'en faire savoir le profond symbolisme.
Hélas, la triste situation imposée à notre pays par les " forces du mal ", depuis trois ans, exige sa présence quasi permanente au devant de son peuple déterminé à rester debout pour la défense de la Démocratie, de la République et de la Liberté.
Le Chef de l'Etat ivoirien n'a donc pu ni prendre part au récent sommet mondial sur les objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) tenu à l'ONU, à New-York, ni présider la sympathique et importante cérémonie de ce jour à Washington D.C.
Il m'a fait l'honneur de me demander de le représenter tant aux assises de New-York, qu'à la présente rencontre, pour laquelle il vous exprime, par ma modeste voix, ses regrets et ses vœux de succès, au nom du peuple ivoirien.
- Chers compatriotes ivoiriens,
- Honorables invités,
Je voudrais donc, à présent, m'acquitter de cette haute mission dont je mesure toute la portée, en vous adressant le message qu'appelle l'inauguration de cette nouvelle Chancellerie de la Côte d'Ivoire aux Etats-Unis, à un moment difficile pour notre pays.
Tout d'abord, il me plaît de rappeler la qualité des relations déjà bien anciennes, et toujours de haute tenue, entre la plus grande puissance du Monde, les Etats-Unis d'Amérique, et notre pays, la Côte d'Ivoire.
En effet, dès l'indépendance de notre pays en 1960, l'établissement de ces relations ne s'est pas fait attendre. Le Premier Président de la République, le Président HOUPHOUET-BOIGNY, ayant résolument et clairement choisi le camp occidental tandis que la " guerre froide " battait son plein, opposant l'Ouest à l'Est, avait tenu à porter un soin tout particulier aux liens avec le pays du champion de l'Ouest, les Etats-Unis d'Amérique. Cette relation forte, sans équivoque, a valu à la Côte d'Ivoire de disposer de solides amitiés dans ce puissant pays, ce qui a contribué au maintien et au renforcement économique et de la prospérité de notre nation, prés de quarante années durant.
Hélas, après la regrettable disparition de cette grande figure africaine, au charisme reconnu de par le monde, les appétits cachés de néophytes politiciens, plus dévorés par l'ambition personnelle et la soif du gain matériel que par l'amour patriotique, et la volonté de servir ont éclaté, rendant difficile la succession constitutionnelle. Nous nous sommes, alors mobilisés et dressés pour barrer a route à l'aventure, sans avoir pu, hélas, " désarmer " leur esprit nocif.
Cette médiocre gestion de l'après HOUPHOUET devait conduire, malheureusement, la Côte d'Ivoire qui avait, jusque là, échappé à toutes les convulsions vécues en Afrique, aux désordres, puis aux coups d'Etat militaires, enfin à une rébellion armée, grave pandémie anti-démocratique qui, depuis trois ans, résiste à tous les remèdes, jusqu'ici ingurgités par les uns et les autres.
Le peuple ivoirien, dont une partie est prise en otage par ces hommes en armes, ne comprend pas qu'en cette ère de démocratie généralisée, le monde libre, et en particulier le champion de ce monde, si sensible à la Démocratie et à la Liberté, reste indifférent ou hésité, à choisir entre un pouvoir légalement installé et des hommes qui ont tenté de prendre le pouvoir par les armes, brandissant de fallacieux prétextes aujourd'hui tous dégagés par le Président GBAGBO : éligibilité, nationalité, ivoirité, xénophobie, etc…
En cette ère de " Mondialisation ", de Liberté, des Droits de l'Homme et de lutte contre le terrorisme, sous toutes ses formes, les puissants de ce monde, et les Etats-Unis d'Amérique les premiers, devraient, à notre sens, prêter plus d'attention au cas ivoirien qui constitue un précédent grave et dangereux pour l'avenir de la démocratie en Afrique. L'arbitrage si salutaire du Médiateur THABO M'BEKI ne semble pas leur suffire…
C'est le lieu de dénoncer avec force, les manœuvres actuelles insidieusement ourdies autour de la médiation du Président THABO M'BEKI.
N'ayons pas la mémoire courte. Rappelons-nous, en effet que c'est après avoir erré d'un point à l'autre de notre sous région ouest africaines que le dossier ivoirien s'est fourvoyé hors du Continent, avec la complicité de quelques frères africains, avant d'y revenir pour atterrir, enfin, en Afrique du Sud, à la demande de l'Union Africaine, et entre les mains, heureusement, d'un grand combattant de la Liberté, Monsieur THABO M'BEKI, dont toutes les parties à la crise ivoirienne avaient salué l'arrivée salutaire, comme le sauveur inespéré, " l'arbitre de la dernière chance ".
Mais c'était sans compter avec la duplicité active et nocive de ceux qui ne veulent pas voir la Côte d'Ivoire, après quarante années "d'indépendance nationale ", prendre, entre ses mains, son propre destin autour du Président qu'elle s'est librement donné, Monsieur Laurent GBAGBO, de préférence à la junte militaire, auteur du coup d'Etat de décembre 1999.
Pour notre part, après avoir, très tôt, mis en garde, et appelé à la vigilance, à travers la " COALITION NATIONALE DE SOUTIEN AU MEDIATEUR ", nous renouvelons notre confiance à Monsieur THABO M'BEKI, dont toutes les parties à la crise avaient reconnu la neutralité, l'intégrité et l'efficace méthode de négociation où se mêlent, fort heureusement, l'habilité au respect des uns et des autres, fort heureusement, l'habilité au respect des uns et des autres, sans compter l'endurance, la patience et le courage ! Tous les protagoniste n'avaient-ils pas accepté et signé, à Prétoria II, le dernier accord ?
C'est pourquoi, après avoir fait toute sa part du chemin tracé par la " feuille de route " du Médiateur, le Président GBAGBO, et le peuple libre de Côte d'Ivoire avec lui, ne veut pas à ces mauvais joueurs qui, la veille encore, louaient les qualités de l'ARBITRE, mais le récusent et le traitent de tous les noms, sans vergogne ni retenue, dès le premier coup de sifflet contre leur camps !
Nous invitons tous les acteurs à un peu plus de respect et de responsabilité à l'égard du Médiateur dont même le Conseil de Sécurité de l'ONU a reconnu, fin août, les qualités et salué les succès et les mérites.
La Côte d'Ivoire légaliste s'en tient à cet heureux résultat et souhaite que la Communauté Internationale et ses leaders les plus puissants, en particulier, aident le Médiateur à conclure son entreprise pour le plus grand bien de la République et de la Démocratie !
Trois années d'errements, de fuites en avant et de souffrances du peuple ivoirien embastillé, ça suffit ! Il faut maintenant arrêter et aller à la Paix par le désarmement, seul obstacle actuel aux élections libres, transparentes et ouvertes à tous les candidats, sous la haute supervision, acceptée par tous, des Nations Unies. Voilà le chemin de la Paix ! Toute autre manœuvre serait vaine et ne ferait que retarder l'échéance, en prolongeant la souffrance des Ivoiriens !
Aussi, du haut de cette tribune ivoirienne, plantée sur le sol américain, terre de liberté et de démocratie, qu'il me soit permis de lancer un appel solennel au gouvernement américain, au nom du Président élu de Côte d'Ivoire, afin qu'il s'implique davantage dans la recherche, pacifique certes, mais plus ferme, pour la libération de la Côte d'Ivoire, en partie occupée par les rebelles.
Deux mois après l'inauguration à Abidjan de l'une des plus grandes et plus belles ambassades américaines d'Afrique, et à l'occasion de l'inauguration de la nôtre aux Etats-Unis, tout aussi imposante, toutes proportions gardées, le symbolisme me paraît suffisamment saisissant pour ne pas susciter la confiance, le réconfort et l'espoir.
Oui, ce jour est beau et grand aux yeux des ivoiriens debout et luttant. Cet ouvrage est en effet chargé de symboles, tous aussi vivifiants les uns que les autres : confiance et amitié, ai-je dit, mais aussi symbole de continuité qui prouve que l'alternance politique n'arrête pas le développement et le rayonnement de la nation.
Symbole aussi d'une Côte d'Ivoire vaillante, qui refuse le déclin, l'humiliation et l'indignité, et dont la " caravane du progrès " doit poursuivre sa course, dans la démocratie et le respect des Droits de l'Homme, malgré les entraves et les adversités venant d'horizons divers, avec la complicité irresponsable de quelques-uns de ses propres fils, qui oublient ce que le sage HOUPHOUET-BOIGNY avait dit : " on peut retarder le progrès d'un pays, mais on ne peut l'arrêter indéfiniment".
C'est pourquoi, autre symbole, cette nouvelle Ambassade de Côte d'Ivoire, dans le pays le plus puissant du monde, annonce aussi la très prochaine " renaissance " de notre pays, aujourd'hui meurtri.
Oui, après cette dure et injuste épreuve qui lui est- imposée, la " Côte d'Ivoire nouvelle ", va sortir de la terre d'Eburnie : une Côte d'Ivoire plus forte, débarrassée des chaînes du passé, plus ouverte au monde et sur le monde ; une Côte d'Ivoire aux richesses mieux partagées et évoluant sur des bases plus larges, plus solides, plus équitables, plus justes et plus profitables à ses fils et à ses filles ; une Côte d'Ivoire bâtie, comme ce bel ouvrage, sur le rocher et contre laquelle même les intempéries les plus pernicieuses seront vaines et impuissantes.
Oui, compatriotes ivoiriens, au moment où certains nous prédisent l'apocalypse, ou tentent, par diverses manœuvres, de nous ramener à la " case départ ", retrouvons-nous pour le " vivre ensemble " volontaire et incontournable dans ce pays pluriel par ses nombreuses ethnies et sa riche culture, mais qui doit, au plus tôt être réunifié, pour demeurer " un et indivisible ".
Rappelons-nous, dans le pardon et l'oubli de l'offense, que les grandes nations naissent et se forgent souvent dans les épreuves les plus douloureuses.
Ensemble dans la paix retrouvée et la démocratie, reconstruisons la Côte d'Ivoire, à l'instar de ces différents ambassadeurs ivoiriens, d'horizons divers, qui se sont succédés ici, à Washington D.C. pour bâtir cette belle et importante chancellerie digne d'un peuple qui lutte et qui fait face aux affres de la jalousie, de la méchanceté, de l'injustice et de la bêtise humaine.
Laurent DONA-FOLOGO
- Messieurs les Ambassadeurs,
- Monsieur le Représentant du Département d'Etat Américain,
- Honorables Invités,
- Mesdames, Messieurs,
Pour marquer la qualité des relations ivoiro-américaines que symbolise la cérémonie qui nous réunit ce jour, permettez que mes tou t premiers mots soient de renouveler, au nom du Président de la République de Côte d'Ivoire, S.E.M .Laurent KOUDOU GBAGBO, et au nom du peuple ivoirien tout entier, nos sentiments de compassion et de solidarité, au Président des Etats-Unis d'Amérique et au peuple américain pour les graves dégâts, humains et matériels, récemment causés par les ouragans "Katrina " et " Rita ".
Le Chef de l'Etat et le peuple ivoirien regrettent cette succession de catastrophes naturelles qui ont affecté le Sud des Etats-Unis d'Amérique, et s'associent à la peine éprouvée par les familles touchées. Mais connaissant le courage et la vaillance des américains, nous ne doutons pas, un seul instant, qu'ils trouveront en eux-mêmes les ressources propres à gérer les tristes effets de ces tempêtes, afin de poursuivre leur route vers le progrès continu dont ils sont si éloquemment porteurs.
- Honorables invités,
- Mesdames, Messieurs,
En raison de l'importance toute particulière qu'il attache aux relations entre la Côte d'Ivoire et les Etats-Unis d'Amérique, d'une part, et du symbole tout spécial que représente, dans le contexte actuel qui prévaut dans notre pays, l'ouvrage que nous inaugurons aujourd'hui d'autre part, le Président de la République de Côte d'Ivoire, S.E.M. Laurent KOUDOU GBAGBO aurait voulu être à vos côtés en ce moment, pour présider en personne, cette cérémonie afin d'en souligner toute la signification, et d'en faire savoir le profond symbolisme.
Hélas, la triste situation imposée à notre pays par les " forces du mal ", depuis trois ans, exige sa présence quasi permanente au devant de son peuple déterminé à rester debout pour la défense de la Démocratie, de la République et de la Liberté.
Le Chef de l'Etat ivoirien n'a donc pu ni prendre part au récent sommet mondial sur les objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) tenu à l'ONU, à New-York, ni présider la sympathique et importante cérémonie de ce jour à Washington D.C.
Il m'a fait l'honneur de me demander de le représenter tant aux assises de New-York, qu'à la présente rencontre, pour laquelle il vous exprime, par ma modeste voix, ses regrets et ses vœux de succès, au nom du peuple ivoirien.
- Chers compatriotes ivoiriens,
- Honorables invités,
Je voudrais donc, à présent, m'acquitter de cette haute mission dont je mesure toute la portée, en vous adressant le message qu'appelle l'inauguration de cette nouvelle Chancellerie de la Côte d'Ivoire aux Etats-Unis, à un moment difficile pour notre pays.
Tout d'abord, il me plaît de rappeler la qualité des relations déjà bien anciennes, et toujours de haute tenue, entre la plus grande puissance du Monde, les Etats-Unis d'Amérique, et notre pays, la Côte d'Ivoire.
En effet, dès l'indépendance de notre pays en 1960, l'établissement de ces relations ne s'est pas fait attendre. Le Premier Président de la République, le Président HOUPHOUET-BOIGNY, ayant résolument et clairement choisi le camp occidental tandis que la " guerre froide " battait son plein, opposant l'Ouest à l'Est, avait tenu à porter un soin tout particulier aux liens avec le pays du champion de l'Ouest, les Etats-Unis d'Amérique. Cette relation forte, sans équivoque, a valu à la Côte d'Ivoire de disposer de solides amitiés dans ce puissant pays, ce qui a contribué au maintien et au renforcement économique et de la prospérité de notre nation, prés de quarante années durant.
Hélas, après la regrettable disparition de cette grande figure africaine, au charisme reconnu de par le monde, les appétits cachés de néophytes politiciens, plus dévorés par l'ambition personnelle et la soif du gain matériel que par l'amour patriotique, et la volonté de servir ont éclaté, rendant difficile la succession constitutionnelle. Nous nous sommes, alors mobilisés et dressés pour barrer a route à l'aventure, sans avoir pu, hélas, " désarmer " leur esprit nocif.
Cette médiocre gestion de l'après HOUPHOUET devait conduire, malheureusement, la Côte d'Ivoire qui avait, jusque là, échappé à toutes les convulsions vécues en Afrique, aux désordres, puis aux coups d'Etat militaires, enfin à une rébellion armée, grave pandémie anti-démocratique qui, depuis trois ans, résiste à tous les remèdes, jusqu'ici ingurgités par les uns et les autres.
Le peuple ivoirien, dont une partie est prise en otage par ces hommes en armes, ne comprend pas qu'en cette ère de démocratie généralisée, le monde libre, et en particulier le champion de ce monde, si sensible à la Démocratie et à la Liberté, reste indifférent ou hésité, à choisir entre un pouvoir légalement installé et des hommes qui ont tenté de prendre le pouvoir par les armes, brandissant de fallacieux prétextes aujourd'hui tous dégagés par le Président GBAGBO : éligibilité, nationalité, ivoirité, xénophobie, etc…
En cette ère de " Mondialisation ", de Liberté, des Droits de l'Homme et de lutte contre le terrorisme, sous toutes ses formes, les puissants de ce monde, et les Etats-Unis d'Amérique les premiers, devraient, à notre sens, prêter plus d'attention au cas ivoirien qui constitue un précédent grave et dangereux pour l'avenir de la démocratie en Afrique. L'arbitrage si salutaire du Médiateur THABO M'BEKI ne semble pas leur suffire…
C'est le lieu de dénoncer avec force, les manœuvres actuelles insidieusement ourdies autour de la médiation du Président THABO M'BEKI.
N'ayons pas la mémoire courte. Rappelons-nous, en effet que c'est après avoir erré d'un point à l'autre de notre sous région ouest africaines que le dossier ivoirien s'est fourvoyé hors du Continent, avec la complicité de quelques frères africains, avant d'y revenir pour atterrir, enfin, en Afrique du Sud, à la demande de l'Union Africaine, et entre les mains, heureusement, d'un grand combattant de la Liberté, Monsieur THABO M'BEKI, dont toutes les parties à la crise ivoirienne avaient salué l'arrivée salutaire, comme le sauveur inespéré, " l'arbitre de la dernière chance ".
Mais c'était sans compter avec la duplicité active et nocive de ceux qui ne veulent pas voir la Côte d'Ivoire, après quarante années "d'indépendance nationale ", prendre, entre ses mains, son propre destin autour du Président qu'elle s'est librement donné, Monsieur Laurent GBAGBO, de préférence à la junte militaire, auteur du coup d'Etat de décembre 1999.
Pour notre part, après avoir, très tôt, mis en garde, et appelé à la vigilance, à travers la " COALITION NATIONALE DE SOUTIEN AU MEDIATEUR ", nous renouvelons notre confiance à Monsieur THABO M'BEKI, dont toutes les parties à la crise avaient reconnu la neutralité, l'intégrité et l'efficace méthode de négociation où se mêlent, fort heureusement, l'habilité au respect des uns et des autres, fort heureusement, l'habilité au respect des uns et des autres, sans compter l'endurance, la patience et le courage ! Tous les protagoniste n'avaient-ils pas accepté et signé, à Prétoria II, le dernier accord ?
C'est pourquoi, après avoir fait toute sa part du chemin tracé par la " feuille de route " du Médiateur, le Président GBAGBO, et le peuple libre de Côte d'Ivoire avec lui, ne veut pas à ces mauvais joueurs qui, la veille encore, louaient les qualités de l'ARBITRE, mais le récusent et le traitent de tous les noms, sans vergogne ni retenue, dès le premier coup de sifflet contre leur camps !
Nous invitons tous les acteurs à un peu plus de respect et de responsabilité à l'égard du Médiateur dont même le Conseil de Sécurité de l'ONU a reconnu, fin août, les qualités et salué les succès et les mérites.
La Côte d'Ivoire légaliste s'en tient à cet heureux résultat et souhaite que la Communauté Internationale et ses leaders les plus puissants, en particulier, aident le Médiateur à conclure son entreprise pour le plus grand bien de la République et de la Démocratie !
Trois années d'errements, de fuites en avant et de souffrances du peuple ivoirien embastillé, ça suffit ! Il faut maintenant arrêter et aller à la Paix par le désarmement, seul obstacle actuel aux élections libres, transparentes et ouvertes à tous les candidats, sous la haute supervision, acceptée par tous, des Nations Unies. Voilà le chemin de la Paix ! Toute autre manœuvre serait vaine et ne ferait que retarder l'échéance, en prolongeant la souffrance des Ivoiriens !
Aussi, du haut de cette tribune ivoirienne, plantée sur le sol américain, terre de liberté et de démocratie, qu'il me soit permis de lancer un appel solennel au gouvernement américain, au nom du Président élu de Côte d'Ivoire, afin qu'il s'implique davantage dans la recherche, pacifique certes, mais plus ferme, pour la libération de la Côte d'Ivoire, en partie occupée par les rebelles.
Deux mois après l'inauguration à Abidjan de l'une des plus grandes et plus belles ambassades américaines d'Afrique, et à l'occasion de l'inauguration de la nôtre aux Etats-Unis, tout aussi imposante, toutes proportions gardées, le symbolisme me paraît suffisamment saisissant pour ne pas susciter la confiance, le réconfort et l'espoir.
Oui, ce jour est beau et grand aux yeux des ivoiriens debout et luttant. Cet ouvrage est en effet chargé de symboles, tous aussi vivifiants les uns que les autres : confiance et amitié, ai-je dit, mais aussi symbole de continuité qui prouve que l'alternance politique n'arrête pas le développement et le rayonnement de la nation.
Symbole aussi d'une Côte d'Ivoire vaillante, qui refuse le déclin, l'humiliation et l'indignité, et dont la " caravane du progrès " doit poursuivre sa course, dans la démocratie et le respect des Droits de l'Homme, malgré les entraves et les adversités venant d'horizons divers, avec la complicité irresponsable de quelques-uns de ses propres fils, qui oublient ce que le sage HOUPHOUET-BOIGNY avait dit : " on peut retarder le progrès d'un pays, mais on ne peut l'arrêter indéfiniment".
C'est pourquoi, autre symbole, cette nouvelle Ambassade de Côte d'Ivoire, dans le pays le plus puissant du monde, annonce aussi la très prochaine " renaissance " de notre pays, aujourd'hui meurtri.
Oui, après cette dure et injuste épreuve qui lui est- imposée, la " Côte d'Ivoire nouvelle ", va sortir de la terre d'Eburnie : une Côte d'Ivoire plus forte, débarrassée des chaînes du passé, plus ouverte au monde et sur le monde ; une Côte d'Ivoire aux richesses mieux partagées et évoluant sur des bases plus larges, plus solides, plus équitables, plus justes et plus profitables à ses fils et à ses filles ; une Côte d'Ivoire bâtie, comme ce bel ouvrage, sur le rocher et contre laquelle même les intempéries les plus pernicieuses seront vaines et impuissantes.
Oui, compatriotes ivoiriens, au moment où certains nous prédisent l'apocalypse, ou tentent, par diverses manœuvres, de nous ramener à la " case départ ", retrouvons-nous pour le " vivre ensemble " volontaire et incontournable dans ce pays pluriel par ses nombreuses ethnies et sa riche culture, mais qui doit, au plus tôt être réunifié, pour demeurer " un et indivisible ".
Rappelons-nous, dans le pardon et l'oubli de l'offense, que les grandes nations naissent et se forgent souvent dans les épreuves les plus douloureuses.
Ensemble dans la paix retrouvée et la démocratie, reconstruisons la Côte d'Ivoire, à l'instar de ces différents ambassadeurs ivoiriens, d'horizons divers, qui se sont succédés ici, à Washington D.C. pour bâtir cette belle et importante chancellerie digne d'un peuple qui lutte et qui fait face aux affres de la jalousie, de la méchanceté, de l'injustice et de la bêtise humaine.
Laurent DONA-FOLOGO
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