Le dossier ivoirien devant le conseil de sécurité hier
Le dossier ivoirien devant le conseil de sécurité hier : La médiation sud-africaine réclame des présidentielles le 30 octobre
Le Nouveau Réveil - jeudi 1 septembre 2005
C'est finalement le ministre sud-africain de la Défense Moshua Lekota qui s'est présenté devant le grand jury du Conseil de sécurité de l'ONU à New York pour faire au nom du Président Thabo Mbeki, le point de la médiation dans la crise ivoirienne.
Il ressort de ce rapport, à en croire RFI, que la médiation sud-africaine rejette sur les Forces nouvelles l'entière responsabilité des retards constatés dans la mise en œuvre des accords de paix. Et suggère par voie de conséquence que soient actionnées les sanctions prévues par le Conseil de sécurité contre les contrevenants au processus de paix. L'émissaire de Thabo Mbeki aurait aussi défendu devant la table du conseil de sécurité que les élections présidentielles pouvaient encore se tenir dans les délais constitutionnels, c'est-à-dire le 30 octobre 2005. Et cela, en dépit des obstacles majeurs identifiés par tous les acteurs de la crise y compris Laurent Gbagbo lui-même. Le chef de l'Etat reconnaissait en effet hier, au cours d'un entretien avec la radio des Nations unies en Côte d'Ivoire l'impossibilité de tenir les élections présidentielles le 30 octobre. Le Conseil de sécurité qui ne s'était pas encore prononcé au moment où nous mettions sous presse aura à examiner le revirement des ex-rebelles qui ont clairement indiqué depuis hier qu'ils récusaient la médiation sud-africaine qu'ils accusent de partialité et de collusion avec le clan présidentiel. Konaté Sidiki, le porte-parole a annoncé que les Forces nouvelles tireraient toutes les conséquences de cette récusation.
A.S. C