Déclaration sur l'affaire Yao Yao Jules

Publié le par Doumbia Major

 

 

Depuis que le lieutenant colonel Jules Yao Yao se retrouve en disgrâce avec le pouvoir d'Abidjan, beaucoup d'entre nous qui sommes opposés au régime du président Gbagbo, aurions pu en rire.
Mais, au delà de ce qu'on peut reprocher à ce monsieur, faut t'il être indifférent face à l'injustice ?
Je réponds à cette interrogation par la négative.
Comment le régime du président Gbagbo peut t-il être l'auteur de la traque de l'homme qui l'a servi avec zèle et enthousiasme?
Ce monsieur qui, au moment ou nul ne prévoyait la survie du régime Gbagbo, a offert sa poitrine, sa vie et sa carrière.
Pendant que le lieutenant Yao yao jules endoctrinait et galvanisait les populations, nos enfants et les soldats, certains hauts gradés, cachés dans leurs tanières refusaient de faire des déclarations qui, auraient pu les desservir en cas de changement du régime.
Ce jeune monsieur s'est donné en offrande pour le régime vacillant de monsieur Laurent Gbagbo.
On ne remercie pas un tel monsieur de la façon dont cela se passe.
Quand quelqu'un par pure conviction a sacrifier son corps et son âme pour vous, quelque soit son erreur on ne cherche pas à l'humilier.
A défaut de reconnaître son action, chercher à l'humilier fait de lui un frustré.
Aujourd'hui ce monsieur est frustré par le manque de reconnaissance pour son engagement et cela explique qu'ayant peur pour sa vie, il dise haut ce qu'il pense, avant qu'il ne soit contraint au silence éternel.
Quoique ayant soutenu des positions différentes de lui, il faut reconnaître que monsieur Yao Yao est un officier de conviction.
Le tuer serait un signal négatif et la preuve de l'ingratitude du régime à l'endroit de ceux qui le servent.
Toujours fidèle à mon combat contre l'injustice, je soutiens monsieur Yao Yao dans cette épreuve.
Comme il le dit lui même, "On ne sanctionne pas par la mort, ceux qui se sont efforcés de faire le plus honnêtement du monde leur devoir, même s’ils ont commis des fautes, qui ne peuvent l’avoir été que de bonne foi"
En tant que spécialiste et familier à l'analyse du discours politique, nullement il n'apparaît dans son discours ou dans ses actes que Monsieur Yao Yao, est au coeur d'un dispositif, tendant au renversement du régime.
Bien au contraire, parlant de la rébellion, monsieur Yao Yao la taxe de manipulée, au service de puissances étrangères.
C'est plutôt l'acharnement de certains partisans du pouvoir contre ce monsieur qui le poussera à poser des actes dont vont se servir, les forces étrangères, qui ne rêvent qu'à la déstabilisation de notre pays pour la recoloniser.
Si nous africains ne sommes pas capables de régler nos problèmes entre nous, ne soyons pas étonnés d'être aux pieds de ceux qui profitent de notre division.
Monsieur Yao Yao mérite le pardon de la nation pour l'humiliation infligée a cet officier par des soldats subalternes en mission.
Ceux qui chercheront à tuer ce monsieur seront fragilisés par sa mort.
Il faut que l'armée républicaine soutienne le lieutenant colonel Yao Yao car, nul n'est à l'abri de tels actes.
"L'enfant tombe des mains de celui qui le porte" dit le proverbe. Celui qui n'entreprend rien ne risque pas de faire des erreurs.
On ne récompense pas celui qui fait une erreur de bonne foi, par la mort.
L'araignée n'entre que dans le mur qui a une brèche.
Evitons de nous entre-déchirer, car à la fin de notre bataille, on risque la désagréable surprise de constater que c'est d'autres qui dirigent notre pays et on aura tous perdu.
L'intelligence nous impose la hiérarchisation de nos problèmes et leur règlement des plus prioritaires au moins prioritaires.
La priorité n'est pas au conflit entre ivoiriens car un danger plus grave nous guette, c'est celui de l'asservissement de nos enfants et de nos petits enfants.
Chacun de nous est averti!!!!

Doumbia Major

Président du bureau international du CSIE

www .doumbiamajor.bogspot.com

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Publié dans Messages divers

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