DÉCLARATION COMMUNE PDCI-CANADA, FPI-CANADA, RPP-CANADA

Publié le par Sonan YAPO, Yro DJIEZION, Koulibaly, Sidibé M.

 

 

 

 

Dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, une attaque armée menée par des mutins et des forces mercenaires équipées par la France et soutenues par le Burkina Faso et des partis politiques locaux ivoiriens, a ouvert une crise visant à changer la nature du régime démocratiquement élu et, à défaut, provoquer la partition de la Côte d’Ivoire.

 

Durant les mois qui ont suivi cette tragédie nationale, des groupes politiques satellitaires se sont constitués d’abord en G-7, puis ensuite en RHDP pour accentuer davantage la déstabilisation des institutions de la république.

 

Nous, délégations PDCI-Canada, FPI-Canada, RPP-Canada et la communauté ivoirienne vivant au Canada, avons réussi à briser les barrières politiques partisanes pour soutenir les institutions de la république et son Président démocratiquement élu, son Excellence, Monsieur Laurent GBAGBO. Ces soutiens se sont manifestés par des marches des conférences, des émissions de radio et de télévision, notamment le Réseau de l´Information de Radio-Canada (RDI).

 

Fort de cette alliance, les délégations générales PDCI-Canada, FPI-Canada, RPP-Canada tiennent à rappeler qu’on peut s’opposer idéologiquement mais s’unir quand la nation est en danger. Et l’exemple le plus plausible est celui de la classe politique française. En effet la prise d’otages des journalistes français en Irak a sonné la charge de l’union sacrée autour de la république. Toute la classe politique française (UMP, PS, PC, VERT…) a fait ainsi bloc autour du gouvernement raffarin d’alors pour s’insurger contre le chantage des terroristes, contre l’ingérence extérieure. Toutes les française, tous les Français, en chœur, ont réclamé la libération sans condition des otages. Tous en chœur, ont refusé l’abrogation de la loi interdisant les signes religieux ostentatoires dans les écoles publiques.

 

 

Ce qui différencie l´être humain de l´animal, c´est que le premier fonctionne dans un environnement ou espace régis par les règles. Et tant que les règles de fonctionnement de cet espace sont respectées, l´ordre, la discipline et la paix règnent avec pour externalité positive, l´épanouissement et le bien-être de la population que les partis politiques sont appelés à gouverner. Il est donc impérieux que certains partis politiques et leurs leaders qui ne privilégient que l´illégalité optent désormais pour le respect de la loi et l´inculquent à leurs militants. Ainsi, aucun parti, aucun groupe de partis, aucune personne, aucun groupe de personnes, ne peut remettre en cause le verdict du peuple ou de ses représentants. Le faire, serait semer les germes de l´indiscipline et du désordre. Dans la recherche de l’équilibre social, nous avons besoin d’être solidaire et unis dans ce malheur planifié et privilégier l’intérêt du peuple ivoirien.

 

Nous, représentants, militants et sympathisants des partis politiques, communauté ivoirienne vivant au Canada ne serons jamais du côté des destructeurs de la Côte d’Ivoire, notre seul bien commun. L’arme la plus puissante contre l’oppresseur, c’est l’unité et nous y tenons quel qu’en soit le prix à payer.

 

Comment le PDCI-RDA, le RDR, l’UDPCI (tendance Mabri), Le MFA peuvent-ils nier l’existence d’un pays et ses institutions et prétendre le gouverner? Pourquoi créer des alliances avec des hors-la-loi, des assassins reconnus? Pourquoi légitimer et accompagner ceux qui ont amené le désordre en Côte d’Ivoire? Pourquoi conspirer en faveur du maintien des rebelles en armes? Pourquoi les partis politiques sus-cités se réclamant de l’Houphouëtisme ne mènent-ils pas campagne pour le désarmement et la réunification du Pays? À quel Houphouëtisme ces partis s’apparentent-ils quand ils se constituent en RHDP avec des sanguinaires? Que de contradictions meublent le fonctionnement et la jeune vie de ce RHDP! Dans les faits, non seulement le RHDP est aux antipodes des vertus politiques d’Houphouët Boigny mais il est tristement en contradiction avec le préambule qui devrait guider ses actions. Pour mémoire, nous relevons ce petit passage du préambule publié par Fraternité Matin du 5/19/2005 : «Houphouët s’est référé de façon constante, aux vertus de la tolérance, du dialogue et de la recherche du compromis. Il a choisi d’être, en toute circonstance, l’apôtre de la paix. La paix, disai-il, n’est pas un vain mot mais un comportement». De quel comportement s’agit-il quand le RHDP cultive La haine, incite à la violence, appelle à la destruction de la Côte d’Ivoire.

 

Pourquoi ceux qui estiment être l’émanation de 70% de l’électorat ivoirien craignent-ils la voie des urnes? Des questions qui montrent bien que ces partis politiques auraient gagné à soutenir franchement la légalité républicaine et se débarrasser des frustrations, des haines liées à la soif du pouvoir, pour se poser en partis soucieux du peuple ivoirien, de l’intégrité et de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Aussi à l’intérieur de la Côte d’Ivoire qu’à l’extérieur du pays, une écrasante majorité des ivoiriens perçoit ces leaders politico-rebelles comme des outils vivants qui ont perdu le sens de la réalité. Outils vivants, le terme est bien choisi pour les caractériser puisque ces leaders souhaitent que l’ONU dise de façon explicite que ses résolutions s’imposent à la constitution ivoirienne. Comment solliciter la suppression de la constitution, notre loi fondamentale au mépris du peuple qui l’a votée?

Diantre! Comment prétendre vouloir la démocratie tout en refusant les règles et les principes? N’est-ce pas en référence à l’article 11 de notre loi fondamentale que le Président Henri Konan Bédié a gouverné la Côte d’Ivoire en 1993 quand Alassane Dramane Ouattara a tenté son premier un coup d’État, celui lié à la  constitution?

 

La constitution ivoirienne s’impose à chacun de nous et ses dispositions  ne s’interprètent pas, elles s’appliquent. Et ceux qui rêvent de la fin du mandat du Président démocratiquement élu le 30 octobre prochain doivent déchanter. Les articles 38 et 39 de la loi fondamentale brisent leurs espoirs et règlent le problème. Le sommet du conseil de paix et de la sécurité de l’Union africaine vient de nous donner raison.

 

Le coup d’État n’est plus aujourd’hui le moyen d’accession à la tête d’un État. Nous l’avons condamné hier, nous la condamnons encore aujourd’hui. Ce n’est pas le rôle que doit jouer un parti politique.

 

Le parti politique véhicule des courants qui ne remettent aucunement en cause l’unité de l’État et qui fait fi du tribalisme et du régionalisme. Le parti politique contribue à l’éducation civique des citoyens, à la formation politique et à la diffusion des valeurs morales. Comment comprendre que des partis politiques regroupés au sein du RHDP poussent des militants à la violence et les invitent au reniement de la légalité. On ne peut pas construire une nation avec des rancunes et de la haine. Que peut-on imaginer au 21e siècle quand des partis politiques reconnus travaillent non pas pour raisonner ces jeunes perdus et égarés (les rebelles), mais s’unissent, obéissant à des ordres de Soro Guillaume pour remplir des objectifs funestes, terroristes qui plaisent à la France et au club des gérontocrates au pouvoir en Afrique francophone. Les partis politiques inféodés à la rébellion ont sali la mémoire d’Houphouët Boigny. Mais comme Dieu n’aime pas l’injustice, ces partis perdent au fil des années leurs militants au profit de ceux qui défendent l’honneur de la Côte d’Ivoire. Le fiasco de leur meeting du 15 octobre dernier en est l’illustration la plus éloquente. La ferveur patriotique des ivoiriens de tous les âges, de toute confession religieuse…. n’est plus à faire. Heureusement!

 

Manifestement, l’engagement international dans la résolution de la crise est un échec et la Côte d’Ivoire tout entière doit se dresser pour régler par elle-même la crise. Au lieu de servir les intérêts de la paix en Côte d’Ivoire, l’ONUCI, la force licorne et le GTI sont devenus des instruments de la France au service de la déstabilisation du régime d’un Président démocratiquement choisi par les ivoiriens et reconnu par la communauté internationale.

 

Depuis Juillet 2005, toutes les réformes législatives réclamées par la rébellion ont été réalisées par le Président GBAGBO. Alassane Dramane Ouattara pour qui la rébellion dit avoir pris les armes peut maintenant être candidat à la Présidence de la république. En plus du gouvernement, les rebelles ont envahi la commission électorale indépendante qu’ils contrôlent. Mais ils ne désarment pas. Ils narguent le peuple ivoirien et la communauté internationale à l’abri du bouclier militaire français, et l’ONU refuse d’appliquer à leur endroit les sanctions prévues par les résolutions 1572 et 1633. Au contraire, elle poursuit à travers le GTI, son travail de démolition de l’État de Côte d’Ivoire. Ce GTI, cette autorité de tutelle savamment confectionnée par la France outrepasse outrageusement ses compétences pour tenter de transférer tous les pouvoirs (exécutif et législatif) à un premier ministre (Charles Konan BANNY), nommé par décret présidentiel. En déniant au peuple ivoirien sa souveraineté, et aux institutions de la république leur légitimité, cette création française a montré aux yeux du peuple ivoirien son parti-pris. Car à aucun moment, le GTI n’a évoqué dans ses différents rapports l’entêtement de la rébellion à se conformer aux résolutions de l’ONU. Et à aucun moment, des sanctions n’ont été prises à leur endroit. Seul le camp présidentiel est accusé de tous les maux.

Cette guerre du grand capital  contre une politique de rupture qui se met aujourd’hui en place en Côte d’Ivoire nous interpelle tous. : une politique pour nos enfants, pour la santé de nos parents et des travailleurs, pour l’électricité dans nos villages, pour l’assurance maladie…. Ce sont ces progrès sociaux que le grand capital blanc et ses garde-chiourmes noirs veulent démembrer, détruire. Ceux-là mêmes qui ne font que croire au roi de France sans raisonner. Aujourd’hui, les temps ont changé et nous ne sommes plus à l’époque où la pensée était éteinte, morte. La conscience politique de l’Ivoirien est entrée dans la virilité de la jeunesse de la nation. Contre cette imposture, nous résisterons car c’est la vie de notre pays qui est en jeu :

 

-La Côte d’Ivoire est foi :

 

foi dans la force qui naît de la diversité de son peuple;

 

 

-la Côte d’Ivoire est âme:

 

 l’âme des peuples qui sont venus et continuent de venir de toute l’Afrique et d’ailleurs pour enrichir cette terre de leur labeur et de leurs traditions;

 

 

-La Côte d’Ivoire est engagement:

 

 engagement à l’alternance démocratique et à la primauté du droit; engagement au respect des institutions qui la régissent;

 

engagement au bien-être social et économique de tous les ivoiriens.

 

 

-La Côte d’Ivoire et son Président démocratiquement élu, tous les patriotes, toutes les associations ainsi que les responsables des grandes institutions et leurs représentants confirment,

 

et croient aux principes de la compassion, de l’intégrité et du respect de la vie, pratiqués dans un climat d’ouverture d’esprit, de respect et de responsabilité mutuels, et que tous les citoyens, sans aucune discrimination liée à l’allégeance politique et à la provenance régionale, ont le droit de participer pleinement à la vie du pays de façon démocratique, sans recours à la violence,  et à la haine.

 

-Tant que Dieu est vivant et que brillera le soleil;

 

que couleront les eaux de nos rivières et de nos 5 fleuves;

 

et que soufflera le vent,

 

 

nous, Délégations PDCI du Canada , FPI du Canada, RPP du Canada, communauté ivoirienne vivant au Canada,

 

apportons sans réserve, notre soutien au président de la république, son Excellence Laurent GBAGBO pour combattre la dérive onusienne, le terrorisme politique français, et faire échec à la tentative de mise sous tutelle de la Côte d’Ivoire par la prééminence des textes internationaux sur la constitution ivoirienne;

 

 

recommandons :

 

 *une interdiction de survol du territoire sous contrôle gouvernemental par tout avion ou hélicoptère militaire étranger, gage d’une affirmation de notre souveraineté nationale;

 

 

*Que les rétributions mensuelles des ministres rébelles de Bouaké et les généraux que nomme Soro, proviennent désormais de l’exploitation des ressources naturelles des 60% du territoire qu’ils occupent; bref : que le prétendu pouvoir exécutif que les rebelles exercent soit accompagné de leur pouvoir économique;

 

appelons toute la jeunesse ivoirienne à penser avenir en s’unissant au nom du respect de la légalité pour sauver notre pays des périls qui la menacent depuis 5ans;

 

 

Demandons, à la France et à l’ONU de se décharger du dossier ivoirien et nous laisser le soin de régler nous-mêmes nos propres problèmes dans le respect de nos institutions qui ont tout prévu à cet effet; la France étant devenue ouvertement belligérante, en créant cette rébellion et en tirant avec des armes létales en 2004 sur des populations aux mains nues qui ont eu le seul tort de défendre l’indépendance de leur pays;

 

 

Rappelons que si Jacques Chirac n’a pas le pouvoir de suspendre la constitution de son pays, comment pourra –t-il prétendre suspendre celle de la Côte d’Ivoire, que rien dans les traités constitutifs des Nations Unies n’autorise la suspension de la constitution d’un pays;

 

 

Demandons également que toutes les forces militaires françaises qui ont foulé du pied les accords de défense d’Avril 1961 et qui maintiennent artificiellement la rébellion, lèvent les camps et quittent dans les plus brefs délais le territoire ivoirien;

 

 

Condamnons avec la dernière énergie, le comportement démoniaque et la logique du pire dans laquelle le G-7 et le «RHDP» s’est enfermé;

 

 

Invitons tous les patriotes ivoiriens, hommes et femmes, jeunes et vieux à comprendre que le fin mot de ce vaste complot ourdi de l’extérieur et de l’intérieur, visait à briser l’élan du patriotisme économique  et faire reculer la Côte d’Ivoire et plonger son peuple dans la misère et la dépendance ;

 

 

Appelons les ivoiriennes, les ivoiriens, patriotes, associations et amis de la Côte d’Ivoire à se soutenir mutuellement, à ne point s’adonner au découragement face à ce fait accompli que notre pays est en train de subir;

 

 

Recommandons que face aux forces centrifuges, l’unité, le patriotisme et le soutien à la légalité et au Président démocratiquement élu, soient pour tous les ivoiriens, un combat permanent.

 

 

Les Délégations générales du PDCI du Canada, du FPI du Canada, du RPP du Canada, la communauté ivoirienne du Canada, tiennent à remercier vivement le Président de la République, son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO, les Présidents des grandes institutions de la république, les Forces de défense et de sécurité nationales, les jeunes patriotes, les femmes patriotes, le CNRD, toutes les ivoiriennes, tous les ivoiriens épris de paix, les amis de la Côte d´Ivoire, de notre soutien indéfectible au combat qu’ils mènent pour préserver la Côte d’Ivoire, notre unique patrimoine.

 

 

Pour la Délégation générale PDCI-Canada, RPP-Canada,

 

Sonan YAPO

 

 

Pour le FPI-Canada,

 

Yro DJIEZION

 

Pour la communauté ivoirienne du Canada

 

.Koulibaly, Sidibé   M.

 

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Publié dans Messages divers

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