Message du G.P.R. Côte d'Ivoire

Publié le par groupement des patriotes révolutionnaires

Déversement de déchets toxiques en cote d'ivoire: le G.P.R demande des sanctions exemplaires pour tous les responsables de ce crime odieux
            Récemment, c'est le campus universitaire de cocody qui  défrayait la chronique. Ce lieu qui abrite l'intelligentsia et qui forme une partie de l'élite ivoirienne de demain, a été le théâtre  d'une  chasse à l'homme. Des élèves policiers, futurs gardiens de la paix et de notre société collective, s'en sont pris à des étudiants avec une sauvagerie extrême. Quelles que soient les raisons de cette cynique expédition, une telle boucherie humaine n'avait pas lieu d'être. Le G.P.R adresse ses plus vives condoléances à toutes les familles éplorées et s'incline devant la mémoire des victimes.
            Ce qui nous préoccupe aujourd'hui, est que de mortelles cargaisons ont déversé leurs nocifs contenus à Abidjan avec la complicité de certains responsables administratifs et politiques. Un bateau russe battant pavillon panaméen, appartenant à une compagnie grecque, affrété par une multinationale du nom de Trafigura, dont le siège est en Suisse,   a déversé avec toutes les autorisations légales, 523 m3 de produits  toxiques dans une dizaine de décharges d'Abidjan,  faisant déjà de nombreuses victimes et a provoqué l'hospitalisation de plusieurs centaines de personnes.
            Comme si la crise sociopolitique, qui déchire le pays depuis bientôt quatre ans avec toutes les conséquences que l'on sait ne suffisait pas, ce sont des déchets toxiques aux effets pernicieux  qui viennent troubler la fragile quiétude des ivoiriens.
            Rappelons que déjà dans le passé, précisément en 1988, un scandale avait été révélé par la presse internationale, faisant cas de tentatives de déversements de déchets industriels incluant des déchets radioactifs sur le continent africain. L'O.U.A (ancêtre de l'U.A) avait été  alerté afin de dénoncer les auteurs de ce nouveau crime contre l'Afrique.
            Le sommet de la dite organisation réunie à Addis-Abeba vers la fin du mois de mai 1988, à l'occasion du 25ème anniversaire de l'organisation, adopta une résolution qui déclare "le déversement de déchets nucléaires et industriels, un crime contre l'Afrique et les populations africaines".
            Du 6 au 10 janvier 1988, à Caracas au Venezuela, une conférence ad hoc des nations unies, mettait en garde les dirigeants du tiers-monde qui seraient tentés de tirer bénéfice du monstrueux trafic des déchets en cause, conférence qui envisagea une convention internationale à ce sujet.
            Dans le même ordre d'idée, les états da la C.E.D.E.A.O rassemblés à Lomé au Togo le 25 juin 1988, s'engagent à promulguer dans leurs pays respectifs des lois déclarant "coupable de crime , toute personne, groupe de personnes, entreprise ou organisation qui prendrait part à toute acte qui faciliterait le dépôt de déchets nucléaires et industriels dans l'un quelconque de leurs territoires".
            A la même époque à Bruxelles, au sein de la C.E.E, l'entente européenne pour l'environnement a fortement dénoncé ce trafic en établissant une législation au niveau national et une convention sur le plan international.
            Au niveau du continent africain, la Cote d'ivoire et la Gambie, ont élaboré des textes  relatifs au déversement des déchets toxiques, qui ont précédé l'adoption de la loi numéro 88-651 du 7 juillet 1988. Entre temps 19000 tonnes de déchets avaient été déversées sur l'ile de Kassa en guinée Conakry et 4000 autres tonnes au port de Koko au Nigéria, déchets réembarqués à destinations des envoyeurs après de vives contestations.
            Nous comprenons que le déversement des déchets toxiques a déjà alimenté la polémique dans le passé, et surtout des législations sur cette question existent. Pour ceux qui se sont rendu complices de cette nouvelle tendance du capitalisme qui entend utiliser l'Afrique comme poubelle, nous devons leur faire admettre que l'Afrique ne veut plus être un dépotoir où l'on défie toutes les lois en exposant la vie de ses concitoyens aux dangers les plus ignobles.
            Convenez avec nous que la gestion des affaires publiques implique la responsabilité des décideurs. En effet, toutes les décisions que ceux-ci prennent engagent leur responsabilité en cas de dommages causés aux tiers.
            Ces déchets aux effets pernicieux et nocifs, engendrés par l'irresponsabilité, la gloriole ainsi que la quête de subsides viennent de causer une nouvelle sinistrose au sein de la population, qui à notre humble avis n'en a pas besoin. L'Afrique, que certains de ses fils irresponsables le retiennent,  n'entend plus être la victime de l'industrialisation du monde occidental et de ses contradictions.
Face à la mort de nombreux ivoiriens et des dangers qui planent sur la vie des populations de Cote d'ivoire et des pays limitrophes, il est  inopportun de s'attarder sur l'organe susceptible d'entériner la démission du gouvernement rendue par le premier ministre Charles Konan Banny. Ce serait pour nous débattre sur le sexe des anges, et surtout inutile d'exposer les complexes que certains ont intériorisés au sujet du monde occidental en pensant que ce soit l'O.N.U qui soit l'organe approprié en pareille situation.
Cette démission, à partir de laquelle certains lampistes seront sanctionnés, ne suffit pas à atténuer les dangers qui guettent aujourd'hui les populations innocentes. Les catastrophes de Tchernobyl, de Mururoa, sont là pour nous le rappeler.
En appréhendant les catastrophes  qui nous guettent, certains hommes politiques tels Anaky Kobenan, au lieu de claironner de façon cynique et irresponsable en s'accrochant à de minables portefeuilles ministériels, devaient s'estimer heureux  de ne pas passer la fin de leurs vieux jours dans les geôles de la M.A.C.A (maison d'arrêt et de correction d'Abidjan), pour cause d'homicide volontaire.
Ce problème des déchets toxiques déversés en Côte d'ivoire pose la question récurrente  de la faillite  de l'Etat en Afrique,  de la déliquescence  de nos institutions, et de la complaisance de nos hommes politiques qui n'ont pour seul dessein que l'enrichissement illicite et le mépris des populations qu'ils sont sensés représenter.
Sachant que le droit à la vie est et demeure un droit inaliénable et fondamentale, et que l'équité et la justice nécessitent qu'il soit protégé et défendu, le groupement des patriotes révolutionnaires exige que :
Toutes les personnes soupçonnées dans cette affaire soient arrêtées et mise à la disposition de la justice pour homicide et mise en danger de la vie d'autrui.
Tous ceux qui ont programmé la mort d'innocentes gens doivent rendre compte et voir leurs biens saisis pour prendre en charge  les victimes.
Nous demandons la nomination d'une nouvelle équipe gouvernementale, capable de désarmer les rebelles et de renforcer l'autorité réelle de l'Etat sur toute l'étendue du territoire ivoirien, et la démission du premier ministre Charles Konan Banny.
Nous exigeons la démission et la mise en examen de Marcel Gossio directeur général du port
Nous demandons la démission  du directeur général de la douane, symbole de la gangrène et de la corruption maladive qui ronge l'administration ivoirienne.
Nous saluons la sagesse du professeur Francis  Wodié, son sens de la responsabilité ainsi que son objectivité  au sujet du ministère de l'environnement dont son parti avait la charge.


Par le groupement des patriotes révolutionnaires
Zadi Jonas  (Copaci)
Zégbé Pacôme (Mjs France)
Basurto Fernando (Analyste politique)
Ouattara Ousmane (mouvement pour la libération du nord ivoirien)
Konan Yves (P.D.C.I tendance républicaine)
Kouhon Stéphane (front pour la libération du grand ouest)
Kouakou Cyril (mouvement pour la libération du centre)
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Publié dans Messages divers

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