Les "patriotes" de nouveau dans la rue pour exiger le départ de l'armée française
Les "patriotes" de nouveau dans la rue pour exiger le départ de l'armée française
ABIDJAN, 8 déc (AFP) - 9h19 - A trois jours d'un grand rassemblement "pacifique" contre l'armée française à Abidjan, Charles Blé Goudé, le leader des "jeunes patriotes", farouches partisans du président ivoirien Laurent Gbagbo, a appelé les soldats de l'opération Licorne à quitter "immédiatement" la Côte d'Ivoire.
"Nous demandons le départ immédiat de l'armée française de Côte d'Ivoire", a déclaré M. Blé Goudé, dans un entretien avec l'AFP.
"Par ses tueries, l'armée française s'est déconsidérée aux yeux des Ivoiriens. Elle est aujourd'hui disqualifiée et doit quitter la Côte d'Ivoire", a-t-il affirmé.
Pour soutenir ce message, les "jeunes patriotes" organisent samedi à Abidjan, dans le quartier du Plateau (quartier d'affaires et administratif du centre-ville) une "grande marche pacifique".
"Il n'y aura ni violence ni débordement", a assuré M. Blé Goudé, qui a promis "la mise en place d'un dispositif spécial de sécurité" et appelé les ressortissants français "à rester sereins".
Les manifestants "ne marcheront pas sur la base militaire française du BIMa" à une dizaine de kilomètres au sud-est d'Abidjan, près de l'aéroport. "Nous resterons concentrés au Plateau, et nous y protègerons nous-mêmes l'ambassade de France, s'il le faut".
Un concert, avec la participation d'une trentaine d'artistes ivoiriens, doit avoir lieu à partir de 16H00 (locales et GMT), jusque tard dans la nuit, place de la République.
Fers de lance des manifestations antifrançaises du 6 au 10 novembre, les "patriotes" sont tenus pour responsables des pillages et exactions ayant conduit plus de 8.000 Occidentaux, dont une très grande majorité de Français, à quitter le pays, ce que dément Charles Blé Goudé.
Selon le régime du président Gbagbo, 57 civils ivoiriens ont été tués et plus de 2.200 blessés lors de ces affrontements. L'armée française reconnaît pour sa part être responsable de la mort d'"une vingtaine" de personnes.
"C'est un combat pour la libération nationale. Nous allons mettre toutes nos forces dans cette manifestation", prévient celui que ses partisans appellent "le général" ou encore "le président de la rue publique".
Casquette vissée sur la tête, visière relevée, le médiatique Charles Blé Goudé entend également "organiser un collectif pour les familles des victimes de la répression française afin de porter plainte devant la justice ivoirienne et internationale".
"Nous avons reçu pour cela le soutien d'avocats français, et d'une association française, le Mouvement européen de défense de la démocratie en Afrique", affirme-t-il, en "refusant d'en dire plus sur sa stratégie".
Agé de 32 ans, ce bété originaire de Gagnoa (centre-ouest, région natale du chef de l'Etat) est l'ancien numéro un de la Fédération estudiantine de Côte d'Ivoire.
Par ses appels répétés à manifester contre le contingent de Licorne, il a joué et continue de jouer un rôle de premier plan dans la campagne de francophobie, orchestrée par les médias pro-gouvernementaux et les relais du pouvoir depuis l'aggravation de la crise début novembre.
Il s'estime aujourd'hui "menacé par la France, qui le désigne comme une cible aux yeux de la communauté internationale". Mais il affirme "faire la différence entre les soldats français et les ressortissants français qui, eux, peuvent rester en Côte d'Ivoire".
"Nous voulons une solution pour sortir de la guerre", insiste M. Blé Goudé. Pour cela, le président sud-africain Thabo Mbeki, qui a pris en main la médiation du conflit ivoirien, est "l'homme de la situation, celui qui peut nous comprendre".
L'armée française est "responsable de tout ce qui s'est passé", accuse-t-il. Les militaires de Licorne "ont envoyé les chars et tiré sur la foule. Ils n'ont plus rien à faire dans notre pays. Nous resterons dans la rue jusqu'à ce que cette revendication aboutisse".
ABIDJAN, 8 déc (AFP) - 9h19 - A trois jours d'un grand rassemblement "pacifique" contre l'armée française à Abidjan, Charles Blé Goudé, le leader des "jeunes patriotes", farouches partisans du président ivoirien Laurent Gbagbo, a appelé les soldats de l'opération Licorne à quitter "immédiatement" la Côte d'Ivoire.
"Nous demandons le départ immédiat de l'armée française de Côte d'Ivoire", a déclaré M. Blé Goudé, dans un entretien avec l'AFP.
"Par ses tueries, l'armée française s'est déconsidérée aux yeux des Ivoiriens. Elle est aujourd'hui disqualifiée et doit quitter la Côte d'Ivoire", a-t-il affirmé.
Pour soutenir ce message, les "jeunes patriotes" organisent samedi à Abidjan, dans le quartier du Plateau (quartier d'affaires et administratif du centre-ville) une "grande marche pacifique".
"Il n'y aura ni violence ni débordement", a assuré M. Blé Goudé, qui a promis "la mise en place d'un dispositif spécial de sécurité" et appelé les ressortissants français "à rester sereins".
Les manifestants "ne marcheront pas sur la base militaire française du BIMa" à une dizaine de kilomètres au sud-est d'Abidjan, près de l'aéroport. "Nous resterons concentrés au Plateau, et nous y protègerons nous-mêmes l'ambassade de France, s'il le faut".
Un concert, avec la participation d'une trentaine d'artistes ivoiriens, doit avoir lieu à partir de 16H00 (locales et GMT), jusque tard dans la nuit, place de la République.
Fers de lance des manifestations antifrançaises du 6 au 10 novembre, les "patriotes" sont tenus pour responsables des pillages et exactions ayant conduit plus de 8.000 Occidentaux, dont une très grande majorité de Français, à quitter le pays, ce que dément Charles Blé Goudé.
Selon le régime du président Gbagbo, 57 civils ivoiriens ont été tués et plus de 2.200 blessés lors de ces affrontements. L'armée française reconnaît pour sa part être responsable de la mort d'"une vingtaine" de personnes.
"C'est un combat pour la libération nationale. Nous allons mettre toutes nos forces dans cette manifestation", prévient celui que ses partisans appellent "le général" ou encore "le président de la rue publique".
Casquette vissée sur la tête, visière relevée, le médiatique Charles Blé Goudé entend également "organiser un collectif pour les familles des victimes de la répression française afin de porter plainte devant la justice ivoirienne et internationale".
"Nous avons reçu pour cela le soutien d'avocats français, et d'une association française, le Mouvement européen de défense de la démocratie en Afrique", affirme-t-il, en "refusant d'en dire plus sur sa stratégie".
Agé de 32 ans, ce bété originaire de Gagnoa (centre-ouest, région natale du chef de l'Etat) est l'ancien numéro un de la Fédération estudiantine de Côte d'Ivoire.
Par ses appels répétés à manifester contre le contingent de Licorne, il a joué et continue de jouer un rôle de premier plan dans la campagne de francophobie, orchestrée par les médias pro-gouvernementaux et les relais du pouvoir depuis l'aggravation de la crise début novembre.
Il s'estime aujourd'hui "menacé par la France, qui le désigne comme une cible aux yeux de la communauté internationale". Mais il affirme "faire la différence entre les soldats français et les ressortissants français qui, eux, peuvent rester en Côte d'Ivoire".
"Nous voulons une solution pour sortir de la guerre", insiste M. Blé Goudé. Pour cela, le président sud-africain Thabo Mbeki, qui a pris en main la médiation du conflit ivoirien, est "l'homme de la situation, celui qui peut nous comprendre".
L'armée française est "responsable de tout ce qui s'est passé", accuse-t-il. Les militaires de Licorne "ont envoyé les chars et tiré sur la foule. Ils n'ont plus rien à faire dans notre pays. Nous resterons dans la rue jusqu'à ce que cette revendication aboutisse".
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