Crise ivoirienne, Blaise Pascal LOGBO, Président du COPACI en France, s'adresse à des journalistes européens.
Crise ivoirienne, Blaise Pascal LOGBO, Président du COPACI en France, s'adresse à des journalistes européens.
L'ONU veut nous intimider avec ses sanctions, soyons séreins.
Après les 4 jours de violentes manifestations à Abidjan, quel avenir pour la paix en Côte d'Ivoire ?
B.P.L: D'abord, la manifestation des 4 jours à Abidjan n'a pas été violente, elle était pacifique,les jeunes sont descendus dans les rues les mains nues pour protester contre des provocations du GTI. Maintenant pour repondre à votre question, je pense que tous les ivoiriens aspirent à la paix aujourd'hui, cependant chaque jour que Dieu fait, travaillons tous en sa recherche, donc elle viendra.
Croyez vous toujours en Banny?
B.P.L: Moi, je crois qu'en Dieu, mais il ne faudrait pas que Banny se donne une autre mission, car sa mission que nous savons, c'est le désarmement des rebelles et c'est là que toute la Côte d'Ivoire l'attend et non pas ailleurs.
Donc pour vous aujourd'hui, c'est le désarmement ou rien comme le martelle Blé Goudé en Côte d'Ivoire ?
B.P.L: Mais Banny n'est pas venu pour autre chose, il venu désarmer les rebelles pour que les ivoiriens partent aux élections.
Pendant les 4 jours d'Abidjan, on ne vous a pas vu comme d'habitude à Paris.
B.P.L: Mais vous nous avez entendu quand même, vous savez, nous sommes en guerre, et quand on est en guerre, on utilise pas en même toutes les forces, la guerre n'est pas finie, mais sachez que les partis politiques et mouvements patriotiques ivoiriens de toute l'Europe sont en reflexion et le moment venu, vous verez que c'est toute l'Afrique qui sera dans la rue à paris pour plaindre la cause ivoirienne en particulier et de toute l'Afrique en général; soyez en rassuré, nous y travaillons.
Le Président GBAGBO a prorogé le mandat des députés.
B.P.L:Ce qui est d'ailleurs normal, parce qu'il y a que lui qui a le droit légitime de proroger ou pas ce mandat.
A vous entendre, l'ONU n'a plus sa place dans la crise ivoirienne ?
B.P.L: je n'ai pas encore dis ça, c'est à l'ONU de savoir si depuis trois ans qu'elle est en Côte d'ivoire, elle a joué correctement son rôle, et je voudrais vous informer qu'elle a tué cinq manifestants aux mains nues dans l'ouest de la Côte d'Ivoire.
Ils paraît que les manifestants auraient pris d'assaut leur base.
B.P.L: Mais l'usage des balles réelles n'est pas un moyen de dissuasion. Le COPACI exige d'ailleurs des mésures disciplinaires officielles. Dites à l'ONU que là aussi, il faut des sanctions.
Que pensez vous des sanctions en vue de l'ONU contre des autorités ivoiriennes ?
B.P.L: C'est pour intimider les résistants ivoiriens qui veulent libérer leur pays du jouc néo colonialiste, sinon ce n'est pas quand même en Côte d'Ivoire que l'ONU va faire école des sanctions, vous savez, ce n'est pas aux ivoiriens de respecter l'ONU, c'est à l'ONU de se faire respecter en Côte d'Ivoire en accomplissant correctement sa mission. Vous pensez que si ce n'est par abus, l'ONU a le droit de sanctionner des ivoiriens descendus dans les rues pour dénoncer les dérives du GTI, dont le COPACI demande le départ immédiat. L'ONU demande une amnistie pour des rebelles qui ont massacré des populations civiles, passe sous silence les tueries des ivoiriens aux mains nues devant l'hôtel ivoire par l'armée française, reste sans voix dans l'affaire Mahé-poncet et veut sanctionner des manifestants de rues et d'honnêtes personnalités qui sont depuis le début de cette crise restés sur la défensive. J'invite cette organisation à un peu de serieux parce que c'est trop fragrant.
Qu'est ce que ça va vous a fait de voir des étudiants occuper la RTI sans aucune réaction de la police ?
B.P.L: Mais rien, c'est pour cette raison qu'on demande le désarmement des rebelles pour que s'installe l'Etat de droit, afin que chacun ne fasse pas ce qu'il veut, et puis sachez que la RTI a deux stations majeures en Côte d'Ivoire, une à Abidjan et l'autre à Bouaké, ville sous occupation rebelles, mais personne ne s'est jamais inquièté de la prise en otage de la station de Bouaké par les hommes de soro. Ce que vous devez savoir, c'est que la RTI d'Abidjan appartient aux ivoiriens qui défendent la république et ses institutions tant que le désarmement des rebelles n'est pas fait.
Monsieur LOGBO, votre dernier mot
B.P.L: je demande aux ivoiriens de rester vigilants et séreins et le COPACI d' inviter Mr Banny à accomplir sa mission de désarmement des rebelles afin qu'on parte tous aux urnes.
je vous rappelle que Mr Blaise Pascal LOGBO est le président du COPACI(courant de pensée et d'action de côte d'ivoire)
Fait à paris le 31 janvier 2006.
Interview réalisée par Alfred .M
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