TOGO: Propositions de cahier des charges technique des partis politiques
| Propositions de cahier des charges technique des partis politiques ADDI, CAR, CDPA, PSR, UDS, UFC en vue des élections présidentielles prochaines ADDI CAR CDPA PSR UDS UFC | ||
1. Que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) soit équitablement recomposée entre lopposition réelle (ADDI CAR CDPA PSR UDS UFC) et le pouvoir RPT avec la participation de la société civile, 2. Quun Gouvernement de Transition soit mis en place ou que lorganisation des élections soit confiée à une autorité neutre, 3. Quil soit procédé à une révision générale obligatoire des listes électorales devant servir pour les élections générales ainsi que lexige le code électoral 4. Quune carte électorale infalsifiable comportant sa photo puisse être délivrée à chaque électeur. 5. Que des représentants des six (6) partis de lopposition soient légalement membres à part entière de la Commission administrative de révision des listes électorales, de la commission administrative de distribution des cartes délecteur, des comités de révision des listes et des comités de distribution des cartes, dans chaque commune urbaine et dans chaque préfecture. 6. Que les représentants des six partis de lopposition soient légalement membres à part entière des bureaux de vote avec les pouvoirs de signer les procès-verbaux des résultats et le droit den recevoir copies. 7. Que les représentants des six partis de lopposition soient représentés légalement dans les commissions électorales locales indépendantes et que le magistrat membre de la CELI ne soit pas Président de droit de la CELI, à linstar de ce qui est fait pour la CENI. 8. Que des observateurs nationaux soient agréés dans tous les centres de votes et que des observateurs internationaux de la CEDEAO, de lUnion Africaine, de la Commission Européenne, du Parlement Européen, lONU, de National Democratic Institute (N.D.I)., dAllemagne, de lO.I.F., etc. soient invités par le Gouvernement en nombre suffisant et agréés pour observer les élections sur toute létendue du territoire national. 9. Que la caution à verser par chaque candidat à lélection présidentielle ne soit pas supérieure à 10.000.000 FCFA. 10. Que le Gouvernement et la CEDEAO lance un appel immédiat à lONU, à lUnion Européenne, au N.D.I. (National Democratic Institute) en vue de fournir à lAdministration électorale et à la CENI, lexpertise technique souhaitée pour lorganisation, le contrôle et la supervision des élections et lobservation de la sécurité des élections. 11. Que des experts électoraux en nombre suffisants de lUnion Européenne, de lONU, de N.D.I., des Etats-Unis, de la CEDEAO, de lUnion Africaine soient dépêchés dès maintenant auprès du Ministère de lIntérieur et de la CENI, pour suivre tout le processus électoral. 12. Que laccès équitable aux médias publics soit assuré par une nouvelle composition consensuelle de la HAAC dont le Président actuel a participé aux opérations de consolidation du coup détat ; 13. Que les libertés civiles fondamentales, la liberté dopinion, dexpression et de manifestation pacifique soient scrupuleusement respectées par les forces de sécurité. 14. Que des mesures réelles et satisfaisantes de sécurité soient prise sous le contrôle des observateurs de sécurité des élections de lONU et de la CEDEAO avant, pendant et après les élections pour, assurer la sécurité de tous les candidats et de tous les acteurs de la vie politique, faciliter le bon déroulement de la campagne électorale sur toute létendue du territoire national et une libre circulation des personnes. 15. Que lArmée Nationale observe une totale neutralité avant, pendant et après les élections et que les membres des forces armées ne soient pas mis à contribution par aucun candidat pour battre campagne, terroriser les électeurs des villes et campagnes et surtout ceux de la partie septentrionale du pays et ne perturbent le recensement des votes et la proclamation définitive des résultats. 16. Quaucun candidat nutilise les moyens de lEtat, véhicules du Gouvernement ou des sociétés dEtat, pour faire campagne, transporter des militants ou des électeurs et quil ne soit pas accepté que ces véhicules ou moyens de lEtat soient même loués contre paiement pendant la campagne électorale. 17. Quil soit veillé et vérifié, conformément aux dispositions du code électoral actuel, que les dépenses de campagne de chaque candidat aux élections présidentielles ne soient pas supérieures à 50.000.000 FCFA tel que fixé par le code électoral. 18. Que la Cour Constitutionnelle qui dans sa composition actuelle a participé au processus de légitimation du coup détat soit autrement composée. 19. Que les réformes acceptées par le Gouvernement à la demande de la CEDEAO et celles réclamées par lopposition soient prises en forme légale. 20. Que les structures de préparation de lorganisation des élections, Gouvernement de Transition, CENI ou Autorité Neutre, les CELI, les Commissions Administratives, les Comités de Listes et cartes ainsi que les Bureaux de Vote soient réellement mis en place et non de façon fictive. 21. Que les appuis techniques et financiers extérieurs nécessaires au bon déroulement du scrutin soient garantis. 22. Que le scrutin présidentiel nait véritablement lieu quaprès que toutes les conditions techniques aient été exécutées par lAdministration électorale et vérifiées par la CENI et les experts électoraux dépêchés sur place Fait à Lomé, le 2 mars 2005 Yawovi AGBOYIBO © Copyright ADDI CAR CDPA PSR UDS UFC | ||
