Quinze pays discutent de la future représentation de l'Afrique à l'ONU
Les ministres des Affaires étrangères de 15 pays africains se sont retrouvés dimanche à Mbamane, au Swaziland pour tenter de trouver une position commune sur la représentation de l'Afrique au sein d'un Conseil de sécurité de l'Onu élargi.
La réunion, qui doit durer trois jours, doit tenter d'apporter une réponse à un projet du secrétaire général de l'ONU Kofi Annan en faveur d'une réforme visant à accroître le nombre de membres du Conseil de sécurité, instance de décision de l'organisation, qui compte 191 membres.
"Relevons ce défi avec courage et dans le meilleur intérêt de l'Afrique en présentant une position africaine commune qui rendra l'Afrique plus forte et unie", a déclaré le Premier ministre du Swaziland, Absalom Dlamini.
"Vos délibérations et vos recommandations lors de cette rencontre doivent correspondre aux attentes des peuples de l'Afrique", a-t-il ajouté.
L'Allemagne, le Japon, l'Inde et le Brésil ont formulé une demande conjointe de sièges permanents au sein du Conseil de sécurité, qui date de la fin de la Deuxième guerre mondiale et qui n'accorde un droit de veto qu'à cinq pays: la Grande-Bretagne, la Chine, La France, la Russie et les Etats-Unis.
L'une des propositions du projet de réforme est de garantir à l'Afrique deux sièges permanents au sein d'un Conseil de sécurité élargi, passant de 15 à 24 membres.
L'Afrique du Sud, l'Egypte et le Nigeria ont déjà manifesté leur intérêt pour y représenter l'Afrique. Toutefois, il semble peu probable que les quinze ministres réunis à Mbamane avancent les noms d'éventuels pays candidats.
Les quinze pays présents à cette réunion ont été désignés le mois dernier lors du sommet de l'Union africaine (UA) à Abuja. Il s'agit de l'Angola, du Botswana, du Zimbabwe, du Niger, du Nigeria, du Ghana, du Sénégal, du Congo, du Gabon, du Cameroun, de la Tanzanie, de l'Ouganda, du Rwanda, de la Libye et de l'Algérie.
22/02/2005 Par Rédaction Grioo.com
A l'issue de leur réunion qui doit s'achever mardi, les 15 ministres africains feront des recommandations qui seront soumises à adoption par l'Union africaine (UA), qui les présentera ensuite à Kofi Annan, qui doit lui-même formuler ses propositions pour une réforme de l'Onu en mars.
La question du droit de veto sera également abordée à Mbabane, plusieurs dirigeants du continent, dont le sud-africain Thabo Mbeki et le sénégalais Abdoulaye Wade, s'étant étonné que ce droit soit nié aux futurs nouveaux Etats membres permanents du Conseil de sécurité. "En tenant compte du fait que les cinq membres permanents (du Conseil de sécurité) ont dit qu'ils garderont leur droit de veto, les nouveaux membres permanents devraient par conséquent avoir le même droit", a affirmé M. Mbeki, estimant qu'il ne peut y avoir "deux catégories de membres permanents". Sentiment partagé par Abdoulaye Wade qui trouve "choquant que tous ces nouveaux membres permanents n'ont pas de droit de veto".
"Il s'agit de savoir quel est le rôle du Conseil de sécurité. Si c'est pour veiller sur l'humanité, sur la communauté internationale pour que la paix règne partout, ces problèmes majeurs nous intéressent nous Africains autant qu'ils intéressent le président Bush ou le président Chirac", a-t-il ajouté. A l'issue de leur réunion qui doit s'achever mardi, les 15 ministres africains feront des recommandations qui seront soumises à adoption par l'UA, qui les présentera ensuite à Kofi Annan, qui doit lui-même formuler ses propositions pour une réforme de l'Onu en mars.
D'après l'AFP