Gbagbo demande aux forces étrangères de

Publié le par Christian Bailly-Grandvaux

22/02/2005

 
Laurent Gbagbo semble coincé dans sa stratégie. Il veut en finir avec la rebellion mais bute sur les "forces impartiales"
 

Le président ivoirien Laurent Gbagbo a demandé aux forces internationales en Côte d'Ivoire de désarmer les rebelles des Forces nouvelles (FN) qui occupent le nord du pays depuis septembre 2002 ou de "quitter le pays".

Les accords de paix inter-ivoiriens de Marcoussis signés en janvier 2003 sous l'égide de la France, ont "échoué" parce qu'ils n'ont pas abouti au désarmement de la rébellion, a affirmé M. Gbagbo en recevant des représentants de la région de Tiassalé (centre) à la présidence ivoirienne, et dont les propos sont rapportés mardi par la presse.

Ces accords entre les belligérants de la crise ivoirienne sont restés jusque-là inappliqués.

"Ils (les rebelles) n'ont toujours pas désarmé, il faut en tirer les leçons. Aujourd'hui la tâche historique c'est le désarmement des rebelles", a poursuivi, M. Gbagbo.

Le président ivoirien a alors demandé aux "forces impartiales" (ONU et contingent français) d'aider à ce désarmement ou "de quitter le pays".

"J'ai plus de 10.000 soldats venus des pays les plus divers sur mon territoire à qui j'ai demandé de m'aider à mettre fin à la rébellion. Ils me disent que ce n'est pas leur rôle", a déploré, le président Gbagbo, avant de s'interroger: "vous êtes-là pourquoi?"

"Il faut que ceux qui viennent, nous disent clairement les raisons de leur présence. Ou bien ils viennent nous aider à nous débarrasser de la rébellion, auquel cas ils les désarment ou ils nous laissent les désarmer et ils retournent chez eux au lieu de parader dans les villes du pays", a-t-il encore martelé.

Les "forces impartiales" composées de soldats de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI, 6.000 Casques bleu) et des militaires français de l'opération Licorne (4.000 militaires) séparent notamment l'armée gouvernementale et les rebelles.

La résolution 1528 du conseil de sécurité de l'ONU du 27 février 2004 a créé cette force dont le mandat d'un an court à compter du 4 avril de la même année.

Elle est chargée notamment de "surveiller l'accord de cessez-le-feu", de "promouvoir le rétablissement de la confiance" et d'assister le gouvernement dans la mise en oeuvre du Programme de désarmement, démobilisation et réinsertion des combattants (DDR).
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Publié dans Les politiciens

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