La délégation togolaise "a compris le message" et doit "revenir à Niamey"

Publié le par Christian Bailly-Grandvaux

La délégation togolaise "a compris le message" et doit "revenir à Niamey"

AFP - 2/12/2005 3:40:18 PM

La délégation togolaise, conduite par le Premier ministre Koffi Sama et qui a rencontré les autorités nigériennes samedi, "a compris le message" et doit "revenir à Niamey dans quelques jours", a déclaré à l'AFP la ministre nigérienne des Affaires étrangères, Aïchatou Mindaoudou.

"Nous avons la certitude qu'ils ont compris le message. Ils nous ont dit qu'ils ont été mandatés pour prendre le message de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest) et retourner à Lomé rendre compte", a déclaré à l'AFP la ministre nigérienne des Affaires étrangères, Aïchatou Mindaoudou, qui a assisté aux discussions.

Les entretiens entre la délégation togolaise, le chef de l'Etat nigérien Mamadou Tandja, président en exercice de la CEDEAO et le Premier ministre Hama Amadou, ont pris fin samedi en fin d'après-midi à Niamey, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Ce qui se dessine, c'est un transfert du pouvoir sans fracas, le retour du président de l'Assemblée nationale réfugié au Bénin (Fambaré Natchaba Ouattara) pour qu'il assume l'intérim comme prévu par la constitution avant modification, et que le jeu démocratique revienne sur les rails", a indiqué un des participants aux discussions.

La délégation togolaise était arrivée samedi matin à Niamey, sans le président nouvellement investi Faure Gnassingbé.

"Nous leur avons dit d'aller (à Lomé) et de revenir (à Niamey) pour se conformer à ce qui a été décidé par les chefs d'Etat de la CEDEAO. Ils vont donc à Lomé et apporteront les réponses appropriées dans quelques jours", a précisé la ministre nigérienne.

"Une délégation de la CEDEAO comprenant Mohamed Ibn Chambas (secrétaire exécutif de l'organisation) doit quitter Niamey samedi soir pour Cotonou, continuer sur Abuja dimanche et, en principe, retourner à Lomé la semaine prochaine", a indiqué sous couvert d'anonymat un responsable de l'organisation régionale.

Cinq chefs d'Etat ouest-africains, dont le président en exercice de l'Union africaine (UA), le chef de l'Etat nigérian Olusegun Obasanjo, avaient menacé de sanctions les autorités togolaises si elles ne se rendaient pas samedi à Niamey.

A Lomé, trois personnes ont été tuées par balles samedi quand des membres des forces de sécurité ont tiré sur des manifestants, selon un bilan des autorités. Deux gendarmes ont également été grièvement blessés selon la même source.

L'UA a "condamné" la "répression de la manifestation pacifique" contre le nouveau régime en place au Togo.

Faure Gnassingbé a, de son côté, condamné "énergiquement" le rassemblement et ordonné l'ouverture "immédiate" d'une enquête, a indiqué le gouvernement togolais dans un communiqué.

Plus de 3.000 personnes selon les journalistes, au moins 4.000 selon les organisateurs, ont manifesté à l'appel de l'opposition pour dénoncer le "coup d'Etat" de Faure Gnassingbé, choisi par l'armée et qui a prêté serment comme président le 7 février après une révision expresse de la Constitution.

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Publié dans Messages divers

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