Thabo Mbeki accuse directement la France
Le Courrier d'Abidjan - 9/21/2005 8:15:48 PM
Opposition - Les choses ont pris une nouvelle tournure en ce qui concerne les dernières conduites à tenir pour une sortie de crise effective en Côte d’Ivoire. Alors que Obasanjo convoque une réunion d’urgence de la CEDEAO à laquelle Laurent Gbagbo est fortement opposé, le médiateur Thabo Mbeki sort de sa réserve pour assener ses vérités à travers un communiqué de presse dont nous vous proposons l’intégralité en exclusivité et in extenso.
«Les articles publiés dans certains journaux, tirant apparemment leur source des agences de presse françaises, selon lesquels l’Union Africaine et le Conseil de Sécurité auraient décidé de demander au président Mbeki de se retirer de la médiation pour la paix en Côte d’Ivoire sont dénués de toute vérité.
Il est tout à fait clair que certaines forces s’échinent à perpétuer la déstabilisation dans la région. Il est en effet malheureux qu’une partie des médias français se soit prêtée à une telle campagne de désinformation. Les déclarations contenues dans un quotidien, citant «Le Monde», au sujet d’une réunion qui aurait été présidée par Olusegun Obasanjo, président de l’UA et du Nigeria, ne sont que pures affabulations.
En réalité, le communiqué final de la 38ème réunion du Conseil de Sécurité et de Paix de l’UA, présidé par le président Thabo Mbeki, a, sans équivoque, loué les mérites du médiateur de l’UA et exprimé «son appréciation pour les progrès accomplis jusque-là dans le traitement des dossiers de première importance qui empêcheraient la mise en application complète des accords de Linas-Marcoussis et d’Accra».
Le Gouvernement sud-africain est néanmoins conscient du fait qu’il y a des intérêts significatifs en jeu et qu’il y aurait des éléments qui se sentiraient menacés par le retour de la paix dans la région, surtout une paix négociée par les Africains eux-mêmes.
L’Afrique du Sud continuera de jouer un rôle constructif en contribuant à la résolution des problèmes auxquels le continent africain se trouve confronté et, par conséquent, salue l’initiative du sommet de la CEDEAO de se tenir, comme indiqué dans le communiqué final de la 38ème réunion du Conseil de paix et de Sécurité «pour évaluer la situation concernant les problèmes liés à la mise en application des accords en cours et en faire un rapport à la réunion du Conseil de Sécurité et de Paix».
Tel est le contenu du message fort que le médiateur Thabo Mbeki a adressé – par la voie d’un communiqué de presse – à l’ensemble des journalistes en fonction à Pretoria, ce, relativement à tous les bruits qui circulent autour de la crise ivoirienne. Le message, on peut le dire, est adressé, par voie de conséquence à l’ensemble des Ivoiriens épris de paix et qui voudraient voir leur pays sortir la tête de l’eau. C’est hier, aux environs de 9 heures, que nous avons reçu cette correspondance. Il n’y a pas de risque à dire que le ton monte d’un cran en ce moment. On le voit à la teneur de la correspondance qui fait la lumière sur les connexions multiples qui entendent faire échec au processus de paix bien enclenché par la médiation sud-africaine. Cela s’explique par les mensonges et autres complots distillés ça et là et qui sous-tendent la prétendue réunion convoquée d’urgence à Abuja et dont les contrevérités sont relevées par la correspondance dont vous avez des extraits. La teneur de cette note est même un désaveu pour la galaxie françafricaine habituée aux grands complots et prouve à quel point des Chefs d’Etats africains peuvent aider à exterminer un pair, pour peu qu’on leur propose quelques contrats équivalant à des guinées.
William-Varlet ASIA
«Les articles publiés dans certains journaux, tirant apparemment leur source des agences de presse françaises, selon lesquels l’Union Africaine et le Conseil de Sécurité auraient décidé de demander au président Mbeki de se retirer de la médiation pour la paix en Côte d’Ivoire sont dénués de toute vérité.
Il est tout à fait clair que certaines forces s’échinent à perpétuer la déstabilisation dans la région. Il est en effet malheureux qu’une partie des médias français se soit prêtée à une telle campagne de désinformation. Les déclarations contenues dans un quotidien, citant «Le Monde», au sujet d’une réunion qui aurait été présidée par Olusegun Obasanjo, président de l’UA et du Nigeria, ne sont que pures affabulations.
En réalité, le communiqué final de la 38ème réunion du Conseil de Sécurité et de Paix de l’UA, présidé par le président Thabo Mbeki, a, sans équivoque, loué les mérites du médiateur de l’UA et exprimé «son appréciation pour les progrès accomplis jusque-là dans le traitement des dossiers de première importance qui empêcheraient la mise en application complète des accords de Linas-Marcoussis et d’Accra».
Le Gouvernement sud-africain est néanmoins conscient du fait qu’il y a des intérêts significatifs en jeu et qu’il y aurait des éléments qui se sentiraient menacés par le retour de la paix dans la région, surtout une paix négociée par les Africains eux-mêmes.
L’Afrique du Sud continuera de jouer un rôle constructif en contribuant à la résolution des problèmes auxquels le continent africain se trouve confronté et, par conséquent, salue l’initiative du sommet de la CEDEAO de se tenir, comme indiqué dans le communiqué final de la 38ème réunion du Conseil de paix et de Sécurité «pour évaluer la situation concernant les problèmes liés à la mise en application des accords en cours et en faire un rapport à la réunion du Conseil de Sécurité et de Paix».
Tel est le contenu du message fort que le médiateur Thabo Mbeki a adressé – par la voie d’un communiqué de presse – à l’ensemble des journalistes en fonction à Pretoria, ce, relativement à tous les bruits qui circulent autour de la crise ivoirienne. Le message, on peut le dire, est adressé, par voie de conséquence à l’ensemble des Ivoiriens épris de paix et qui voudraient voir leur pays sortir la tête de l’eau. C’est hier, aux environs de 9 heures, que nous avons reçu cette correspondance. Il n’y a pas de risque à dire que le ton monte d’un cran en ce moment. On le voit à la teneur de la correspondance qui fait la lumière sur les connexions multiples qui entendent faire échec au processus de paix bien enclenché par la médiation sud-africaine. Cela s’explique par les mensonges et autres complots distillés ça et là et qui sous-tendent la prétendue réunion convoquée d’urgence à Abuja et dont les contrevérités sont relevées par la correspondance dont vous avez des extraits. La teneur de cette note est même un désaveu pour la galaxie françafricaine habituée aux grands complots et prouve à quel point des Chefs d’Etats africains peuvent aider à exterminer un pair, pour peu qu’on leur propose quelques contrats équivalant à des guinées.
William-Varlet ASIA
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