Chirac rencontre ses eunuques

Publié le par Dr. SERGE-NICOLAS NZI

Sommet Franco-Africain  2007

 

 Chirac rencontre ses eunuques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chaque pays a le président qu’il mérite, du Président Français  Jacques Chirac, nous retenons qu’il représentait la France au sacre de Bokassa comme empereur de Centrafrique, il était l’ami de Sadam  Hussein et de Sassou Nguesso,  ses accolades avec les Mobutu, Eyadema et autres Bongo, nous font dire qu’il est loin des préoccupations de progrès social et démocratique des peuples africains.

 

 

 

Nous sommes de ceux qui ne croiront jamais à une véritable coopération franco-africaine aux bénéfices réciproques de la France et des peuples de notre continent, la stratégie de la France est de reconstituer de manière subtile un espace de domination politique, diplomatique,  économique et culturel. La France a une dette publique de plus de mille milliards d’Euros. Elle n’a pas les moyens d’aider l’Afrique, c’est un tigre en carton, il faut simplement ouvrir les yeux pour le constater.

 

 

 

 C’est aussi un pays qui comptes des millions de chômeurs de longue durée. La France a donc ses propres problèmes à résoudre, c’est une ancienne puissance qui a aujourd’hui une position moyenne dans les affaires du monde, elle finira à moyen terme par être insignifiante  comme l’Italie, l’Espagne et le Portugal dans les relations internationale, la médiocrité de sa classe politique,  Jacques Chirac en tête, nous font dire que c’est un pays incapable de tenir des engagements concrets et honnêtes vis à vis des peuples africains.

 

 

 

 Observez simplement son aide publique au développement et le sort que la France a réservé aux soldats africains, qu’elle est allé chercher dans nos paisibles villages africains pour l’aider dans ses deux guerres contre l’Allemagne et vous comprendrez qu’il n’y a rien à attendre d’un pays sans honneur et indigne de sa propre  parole.

 

 

 

 L’affaire Elf nous enseigne la nocivité des agissements de l’Etat Français et les relations mafieuses de la France avec les dictatures africaines,  dans le seul but de piller les ressources de notre continent. Pour ses intérêts égoïstes et mesquins.

 

 

 

 Grâce à l’affaire Elf, nous savons aujourd’hui que la France est donc la nation européenne qui a organisé méthodiquement et sans état d’âme l’appauvrissement d’un continent à travers ses dictatures amies. N’évoquons même pas ici l’hommage de Chirac au dictateur togolais décédé Eyadema,  qui dit-il était un grand ami de la France.

 

 

 

 Du peuple togolais qui a vécu une dictature féroce de plus de trois décennies il n’en fera pas mention. C’est cela le vrais visage de Jacques Chirac, un gesticulateur,  Un chef d’Etat qui a passé douze ans à l’Elysée sans être capable de proposer un projet novateur et un seul discours fort porteur de certitude pour l’avenir de son pays et de ses compatriotes.

 

 

 

Nous n’évoquons même pas ici sa courte vue et la dissolution calamiteuse du parlement dans lequel il détenait une majorité en avril 1997.  Cette dissolution demeure aujourd’hui encore une énigme et un chef d’œuvre de cécité politique et intellectuelle.

 

 

 

Bref, il faut que les africains refusent de cautionner cette mascarade de conférence inutile des chefs d’Etats de France et d’Afrique, qui donne au président français le sentiment de la grandeur retrouvée de la France coloniale. C’est un cadre de concertation néo-coloniale qui, par sa composition, par les sujets qu’elle aborde, par les décisions qu’elle prend, par le rôle prépondérant qu’y joue la France. Nous entraîne belle et bien dans d’une stratégie de reconquête.

 

 

 

C’est ce qui explique la présence massive des chefs d’Etats qui sont souvent absents aux réunions des organisations régionales et sous régionales de développement et de coopération interafricaines et qui se précipitent comme des laquais ou des eunuques à la table du président français. cela nous fait dire sans gêne que cette conférence est totalement contre productive et empêche le développement d’un espace géopolitique solide de solidarité, de coopération et de développement dans l’espace négro-africain.

 

 

 

Notre continent,  l’Afrique,  se trouve à un carrefour important de son histoire douloureuse.  Il est temps d’affronter courageusement nos problèmes sans faux-fuyant pour arracher nos pays aux mains des eunuques qui nous gouvernent, pour que l’homme africain quitte les soutes froides et sombres de l’histoire.
 

 

Nous rappelons, qu’en ouverture  du sommet des chefs d’Etats francophones de Cotonou du 2 au 4 décembre 1995,  le président Français,  Jacques Chirac a sollicité une minute de silence à la mémoire de son ami, le dictateur rwandais Juvénal Habyarimana, sans avoir un seul mot de compassion pour les milliers de morts du génocide rwandais, perpétré par l’armée mono ethnique Hutu du défunt président d’Habyarimana.
 

 

 Cela ne nous étonne pas,  car  la France a toujours honoré les dictateurs au détriment des peuples africains.  Le bizarre est qu’aucuns des chefs d’Etats africains présents n’a élevé la moindre protestation devant un tel étalage de cynisme. Ce jour là, les africains découvraient effarés et avec tristesse qu’ils sont dirigés par des eunuques.
 

 

Notre frère Frantz Fanon, ce médecin psychiatre antillais qui en soignant les fous voulait aussi sauver les hommes, il avait quitté son poste de médecin à l’hôpital psychiatrique de Blida pour rejoindre la lutte de libération du peuple algérien.
 

 

  Dans son livre « les damnés de la terre », il évoque ce qu’il appelle les « nègres blancs ». il désigne par là les dirigeants des anciennes colonies qui, bien que leur pays soit devenu indépendant, se comportent  comme des laquais.
 

 

À cet égard nous pouvons regarder et observer encore  l’attitude des dirigeants politiques membres du réseau franco-africain, très souvent absents aux réunions des organisations africaines d’intégration économique  et qui se précipitent à la table du président français comme des nègres blancs, des laquais, voir même des eunuques dévoués corps et âme à leur souverain.
 

 

Dans l’empire Ottoman et dans l’empire du milieu, les eunuques étaient des hommes castrés chargés de la surveillance du harem impérial, mais aussi constituaient une redoutable  garde rapprochée très dévouée à l’empereur, ne pouvant pas procréer et incapables de fonder une dynastie, les eunuques haïssait et méprisait leur propre peuple  vers qui,  ils n’avaient aucun devoirs.
 

 

Mesdames et Messieurs, nous sommes dans le même cas de figure avec la plupart des élites politiques africaines de l’espace francophone, castrés, frappés de stérilités, incapables de féconder le bonheur commun et le vivre ensemble,  ils se mettent au service de la France, méprisant envers leur peuple à qui il ne doivent rien.
 

 

 Car ils savent que le danger contre leur régime, viendra du peuple et du suffrage universel qu’ils méprisent, ils ont donc renoncé à la souveraineté de leur pays et tueraient même leur mère pour plaire à la France, qui est,  la nation européenne qui,  a avalisé les élections truquées qui leur a permis d’être au pouvoir, il ne doivent rien au peuple.
 

 

 Voilà pourquoi ils retardent son progrès et son bonheur en l’enfonçant un peu plus chaque jour que Dieu fait dans l’obscurantisme et des aberrations de types staliniennes. Telle est  Mesdames et Messieurs la triste réalité qui découle du drame des peuples africains.
 

 

D’Houphouët-Boigny à Léon Mba,  de Mobutu à Bokassa, de Maurice Yaméogo,  à Etienne Eyadéma, de  Blaise Compaoré,  à  Sassou Nguesso, d’Idriss Deby à d’Hosni Mubarak,  jusqu’à  Paul Biya  en passant par  El Hadj Omar Albert Bernard Bongo Odimba et ses hauts talons, nous vivons vraiment le temps des eunuques. Qui marque le triomphe de la lâcheté et celui de l’arrogance de ceux qui représentent les intérêts étrangers dans leur propre pays.
 

 

Il faut que cela change.  En effet il nous faudra deux fois plus de courages aujourd’hui pour répondre à l’immense besoin de justice,  de nos populations africaines. D’une meilleure  redistribution  des biens, d’une organisation plus équitable de la société africaine, avec d’avantage de participation, une conception plus désintéressée du service public au profit de tous.
 

 

Il y a aujourd’hui des violations sélectives et massives des droits de l’homme qui  affectent la  société africaine dans son ensemble. Cela nous amène à exprimer ici le désire légitime pour la population,  les médias et la politique d’une libre expression respectueuse des opinions des autres et du biens communs au service de tous et non de quelques uns.
 

 

Par exemple avoir aussi chez nous,   des routes praticables en toutes saisons, manger à sa faim, se soigner, boire de l’eau,  avoir un logement décent, un travail honnête,  une pension pour ses vieux jours, le respect des responsabilités familiales, scolariser ses enfants, car la victoire de l’Afrique sur l’analphabétisme est a ce prix.
 

 

 Bref tout ce qui fait  que les enfants, les vieillards, les hommes,  et  les  femmes d’un pays puissent mener une vie vraiment humaine. Nous faisons appelle à nos amis européens, à nos élites politiques, à tous ceux qui disposent de la richesse, de la culture et du bon sens, pour qu’ils comprennent leur grave et urgente responsabilité.
 

 

Dans cette voie, nos élites politiques doivent être moins hautain et moins méprisant, ils doivent éviter d’étaler l’or et les richesses acquissent sur le dos et la sueur de nos Populations, il faudra être moins suffisant, moins médiocre et très humble.
 

 

 la clé de cette alternative qui passe par le suffrage universel qui tourne le dos à la lâcheté, à l’arrogance et a pour nom le courage, le courage, des peuples africains, dont le travail et l’ardeur au combat a été piétiné, car au final nous avons détruit l’ancienne maison, sans construire la nouvelle.
 

 

 Nous sommes aujourd’hui au bord de la route,  sous la pluie, sans toit, livré à nous même dans un monde d’égoïsme institutionnalisé. L’humilité et la fidélité aux combats de nos peuples africains, demeurent la clé des temps nouveaux.
 

 

 Comme l’écrivait si bien notre frère le poète Haïtien,  Jacques Stéphane Alexis :  «  Nous resterons fidèles, jusqu’à plus ample démonstration, à la formule selon laquelle le peuple, pris dans sa nasse,  est la seule source de toute culture vivante ; il en est en quelque sorte la base, le fondement sur lequel viennent rejaillir les apports des hommes de cultures. »

 

 

 

Mesdames et Messieurs,  chers amis européens, compatriotes africains, chers frères et sœurs des communautés du tiers monde,
merci de votre aimable attention.
 

 

 

 

Dr.   SERGE-NICOLAS NZI

 

Chercheur en communication
Directeur du centre africain d’études stratégiques
CP.66 VEZIA-LUGANO

 

CH-6943 SUISSE.

 

Tel. 004179.246.53.53

 

E-mail : nzinicolas@yahoo.fr

 

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Publié dans Francafrique

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