An 4 de la résistance à Divo - Blé Goudé: Tant que nous sommes en vie, la constitution ne sera jamais suspendue
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Dimanche dernier à Divo, les patriotes célébraient le 4è anniversaire de la résistance contre les déstabilisateurs du régime. A cette occasion, le président de l’Alliance a prononcé un discours politique de haut voltage, à l’effet de remoboliser les troupes face aux défis à venir. Nous vous proposons ici l’intégralité du message de Charles Blé Goudé. Je voudrais saluer, car nous sommes à Divo, le président du conseil général de Divo, le professeur Paul Yao N`Dré. Je voudrais saluer le député de Divo, qui nous accueille et que je voudrais qu`on acclame fort. Je voudrais saluer le ministre de la Réconciliation qui a pris la parole tout à l`heure pour prodiguer des conseils aux jeunes. Il était de passage car il revient de Gagnoa. Ayant vu les jeunes gens il s`est arrêté pour les saluer. Quand on lui a demandé de prendre la parole il n`a pas fait de difficultés, il faut donc saluer le professeur Dano Djédjé. Je voudrais saluer le ministre Lida Kouassi. C`est lui qui a très tôt dit que c`est la France qui nous attaque. Les gens ne l`avaient pas compris, le temps lui a aujourd`hui donné raison. Je voudrais remercier le général Mao Glofiéi, le fondateur du FLGO qui a quitté Guiglo pour être ici à Divo. Remerciement spécial à Mme Enise Kanaté, notre invitée, qui a parlé et bien parlé et je voudrais terminer par un discours en Anglais " I`m very, very pround". Je remercie le procureur qui est là qui est venu nous soutenir. Je remercie aussi le responsable des juges qui est là, je remercie le secrétaire général de la préfecture, toutes les autorités de Divo et de la région qui sont là. Je salue les forces de l`ordre et tous les patriotes qui ont fait le déplacement. Je voudrais saluer mes amis avec lesquels on a travaillé, Ahoua Stalone, docteur Paul, le maître de la parole, Dakoury Richard. Je voudrais qu`on salue celui-là même qui a travaillé durant 3 jours avec ses parents musulmans pour leur dire qu`on est ensemble; il faut saluer Koné Seydou. Tout à l`heure il va vous faire montre de son art. Je salue le camarade président de l`UPR, Thierry Legré; je salue le camarade de la jeunesse de la Renaissance du centre, le docteur Saraka, je salue le président de la SOAF, Jean Yves Dibopieu. Je salue le président des Parlements et Agoras de Côte d`Ivoire, Idriss Ouattara. Je ne serai pas long, je pense que beaucoup a été dit, je voudrais simplement dire aux ministres ici présents, aux autorités, aux journalistes qui sont dans ce stade que nous avons décidé de célébrer le 02 octobre chaque année. Parce que faute de repère, l`Afrique se meurt. Que ce soient des événements malheureux ou heureux, l`Europe a des repères. Vous avez, le 02 octobre 2002 dit non aux armes, vous avez dit non à l`avancée des rebelles. Célébrer le 02 octobre chaque année, ce n`est pas un symbole banal. Et chaque 02 octobre nous nous retrouvons pour dire que, les jeunes de Côte d`Ivoire se sont levés pour arrêter une rébellion et sauver la démocratie. On ne le dit pas assez. Ils ont fini par transformer les victimes en bourreau mais nous allons toujours résister et leur rappeler cela. C`est pourquoi nous nous retrouvons ici. C`est l`occasion pour nous prononcer sur l`actualité nationale. C`est pourquoi vous allez m`accordez 5 minutes pour parler de l`actualité internationale. Et c`est l`occasion que j`ai aujourd`hui à mon tour de répondre à Jacques Chirac au nom de l`Alliance. Je voudrais vous dire, chers amis, avant que je ne parle ici à Divo, il y a eu des événements. Il y a eu des affrontements. Il y a eu des morts et nous sommes venus ici pour rapprocher les peuples pour que Baoulé, Dioula, Bété, Dida et les autres peuples qui vivent à Divo soient ensemble et que ce qui s`est passé au mois de juillet ne se répète plus jamais. Vous allez rester debout et on va observer une minute à la mémoire de tous ceux qui sont tombés à Divo et dans les autres villes. (...) Je disais donc que notre pays est en crise et notre pays étant en crise, n`importe qui dit n`importe quoi sur notre pays. Et pourtant, lorsque nous jetons un regard sur ce qui se passe ailleurs, nous comprenons beaucoup de choses. Chers amis, je vais vous emmener au Liban.
Parce que depuis 2000, chaque fois qu`il y a des crises ici, il y a des signaux très forts que Dieu nous envoie pour nous ouvrir les yeux. En 2000, avant même que les élections n`aient lieu en Côte d`Ivoire, pendant que nous étions en campagne, Abdoulaye Wade remportait les élections au Sénégal et Diouf l`appelait pour lui dire j`ai perdu, tu as gagné, félicitation. En Yougoslavie, Milosevic était chassé du pouvoir par le peuple ce qui a emmené Gbagbo à dire à Guéi: “mon général, tu as le choix entre partir comme Diouf ou comme Milosevic”. Malheureusement Guéi est parti comme Milosevic parce qu`il a voulu s`opposer à la voix du peuple. Mais juste avant les élections, en soulevant les peuples contre les pouvoirs qui étaient impopulaires et ceux qui s`accrochaient au pouvoir, Dieu voulait dire aux Ivoiriens, prenez votre destin en mains. Mes chers amis, au moment où on nous amène les Casques bleus pour dire qu`ils vont nous amener la paix et il y a un groupe qui a été créé, appelé le GTI, qui veut à chaque fois décider à notre place parce qu`ils sont là au nom de l`ONU, Israël attaque le Liban, bombarde même un camp de soldats onusiens: 5 morts. Vous savez ce qui s’est passé. Le président américain fait une conférence et dit que c`est un incident. C`est-à-dire que les Israéliens peuvent bombarder et on dira que c`est un incident. Kofi Annan qui tout le temps parle de la Côte d`Ivoire n`a même pas pu parler. Il est resté muet comme une carpe. Chers amis, c`est un signal fort. Dans la même semaine, la voiture de M. Schori passait au Plateau et quelques jeunes qui étaient là ont jeté des pierres sur le véhicule. Le GTI se réunit et dit c`est grave, il y a l`insécurité en Côte d`Ivoire. Il faut prendre des décisions. Là où on les tue avec des fusils, ils sont muets et en Côte d`Ivoire où il y a quelques cailloux ils se plaignent. Vous comprenez, mais ce que vous devez tirer comme leçon dans cette comparaison, c`est que quand tu ne pèses pas dans la balance internationale, on te traite comme ça. Quand tu pèses dans la balance internationale et que tu tues, on dit que c`est un incident. Parce que dernière Israël, il y a les Etats-Unis et derrière le Liban, j`allais dire la France. Parce que dans la guerre Israël-Liban ce sont ces deux membres permanents du conseil de sécurité qui se battent. La France qui fait les yeux doux au monde arabe et les Etats-Unis qui soutiennent leurs alliés. Pendant qu`ils sont faibles dans cette crise et qu`ils n`ont pas de solutions pour la crise israélienne, ils bavardent en Côte d`Ivoire. Maintenant les mêmes qui se réunissaient à New York ont invité le premier ministre thaïlandais à venir participer à l`assemblée générale de l`ONU. Là où le président Gbagbo a refusé de partir. mais il a échappé à un piège parce qu`au cours de la réunion, il y a eu un coup d`Etat en Thaïlande. Au lieu de condamner ce coup d`Etat, ils lui ont dit : " retourne à ton hôtel, tu n`as plus droit à la parole ". L`ONU et les gens ont cautionné cela et ce sont des gens comme ça qui disent qu`ils sont capables d`apporter la paix en Côte d`Ivoire. j`ai voulu relever cela pour que vous sachiez que l`ONU n`est pas capable d`apporter la paix en Côte d`Ivoire. Est-ce que l`ONU peut envoyer la paix dans ce pays ? (la foule répond en choeur: non) L`ONU ne peut pas envoyer la paix dans notre pays. Bien au contraire, elle attise la guerre. Elle soutient les rebelles et le dernier discours du président Chirac en dit long. Tout à l`heure je vais lui répondre parce qu`ils prennent notre pays comme n`importe quoi et ils y envoient n`importe quoi. Et je n`ai pas été surpris, il y a quelques semaines qu`en Côte d`Ivoire à Abidjan, on parle de déchets toxiques. Je voudrais dire à la presse que ce sont les déchets politiques en Côte d`Ivoire qui entraînent les déchets toxiques.
Ce sont les déchets politiques que l`ONU et Jacques Chirac nous ont imposés, ce sont ces déchets-là qui ont emmené ces déchets toxiques. Quand vous avez dans un gouvernement des gens qui n`ont pas le sens de l`Etat, des gens qui ne rendent pas compte à l`Etat, mais rendent compte aux états-majors de leurs partis politiques et donc sont là pour mettre de l`argent dans les caisses de leur parti politique, car ils ont peur du lendemain, parce qu`ils savent que d`un moment à l`autre, ils peuvent quitter ce gouvernement, c`est cela qui envoient n`importe quoi dans ce pays. Voilà la vérité. Ce sont les déchets politiques qui ont envoyé les déchets toxiques. C`est ça qui est la vérité. Et ils sont là pour dire c`est Gbagbo. Chers amis retenez cela. Mais mieux, j`allais dire pire, c`est cette histoire de déchets toxiques qui accuse la France. Moi, je connais les Ivoiriens. quelle que soit leur cupidité, on ne peut pas dire à un Ivoirien, voici un bateau qui contient des déchets qui peuvent tuer tes enfants, tes frères et il va prendre de l`argent. C`est pourquoi dans les jours qui arrivent, nous allons nous-mêmes élever la voix pour demander des comptes à la France. Chers amis, c`est ça que je voulais vous dire sur l`actualité. L`actualité nationale est aussi marquée par les débats sur la suspension de la Constitution de Côte d`Ivoire. J`ai regardé la télévision ivoirienne, j`ai eu mal au cœur. J`ai vu des anciens leaders de ce pays demander qu`on suspende la Constitution. J`ai demandé mais qu`est-ce qui leur arrive. J`ai écouté avant-hier une autre déclaration d`un parti politique qui demande qu`on mette la Côte d`Ivoire sous tutelle de l`ONU. Pourquoi ? Parce qu`il y a un seul objectif, enlever Gbagbo du pouvoir. Je voudrais simplement rappeler comme Fologo l`a fait, rappeler à Henri Konan Bédié qu`un homme politique même un homme simple, qui veut qu`on le prenne au sérieux doit être constant dans sa parole, doit être constant dans ses actes. Parce que je me rappelle comme si c`était hier, que c`est Henri Konan Bédié qui défendait la Constitution. Aujourd`hui c`est lui qui demande la suspension de la Constitution. Ouattara, lui je peux le comprendre, il n`aime jamais ce qui est dans la légalité, ça je peux comprendre. Mais pourquoi demander qu`on suspende la loi fondamentale d`un pays ? Pour aller où ? Pour faire plaisir à qui ?
C`est pourquoi je voudrais n`arrêter pour dire à Chirac que la Constitution ivoirienne, tant que nous sommes en vie, ne sera jamais suspendue. Il faut que cela soit clair. C`est pourquoi tout ce qu`il est en train de faire comme dernier baroud d`honneur est voué à l`échec. A chaque petite réunion, il se croît obligé de parler de la Côte d`Ivoire. A chaque petite réunion, quand on dit réunion sur la crise ivoirienne, Chirac se présente. Quand il se regarde, est-ce qu`il ressemble à un Ivoirien ? C`est lui qui dit en Roumanie, parlant de Thabo Mbeki, qu`il faut que les étrangers laissent les Ivoiriens régler leurs problèmes. Je voudrais rappeler à Jacques Chirac qu`il est plus étranger que Thabo Mbeki. Mais regardez, tant que Mbeki pourra permettre à Ouattara d`être candidat, il sera bon comme médiateur. Gbagbo Laurent a pris l`article 48 pour permettre à Ouattara d`être candidat. Sur demande de Thabo Mbeki Gbagbo l`a fait. Ils ont dit que Thabo Mbeki était un grand médiateur. Maintenant que Mbeki a fini de tout arracher à Gbagbo et qu`il demande aux rebelles de faire leur part, on dit que c`est un mauvais médiateur. Plus personne n’est dupe. Nous les voyons et nous les attendons. Merci pour votre grande mobilisation qui a fait mentir nos détracteurs. Soyez déterminés pour les prochaines batailles. Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire. Je vous remercie.
Réalisée par Bidi Ignace Coll. Djédjé Roland (Stagiaire)
