La France libère 3 de ses soldats braqueurs
La France libère 3 de ses soldats braqueurs
Les Echos du Matin - 2/12/2005 1:07:18 AM
Trois des 12 soldats de lopération Licorne mis en cause dans le vol de la BCEAO de Man, il y a quelques mois, ont été remis en liberté par la Justice française, il y a quelques semaines.
Lannée dernière, 12 soldats de lopération Licorne avaient été mis en cause dans une affaire de vol de la succursale de la Banque centrale des Etats de lAfrique de louest (BCEAO) à Man. Ces 12 soldats français avaient tout de suite été rapatriés en France par leur hiérarchie en vue de répondre de leurs actes. Après plusieurs semaines de silence, on en sait un peu plus sur cette affaire de vol à la BCEAO de Man. En effet, une fois rapatriés dans leur pays, les 12 soldats ont été mis en examen pour « vol en réunion par personne chargée dune mission de service public » et de « recel de ce vol ». Mais la justice française a décidé de remettre trois dentre eux en liberté. Le premier a été libéré en décembre dernier et les deux autres le 31 janvier dernier. De sources proches de laffaire, linstruction du dossier par le Tribunal aux armées de Paris a permis détablir que ces trois militaires français ne faisaient pas partie « des principaux instigateurs du vol » et nétaient pas de ceux qui ont perpétré ce vol. Ils sont donc tous libres depuis la fin du mois de janvier. Il faut rappeler que les 12 militaires français étaient chargés de sécuriser la ville de Man, sous contrôle de la rébellion, et plus particulièrement la succursale de la BCEAO qui avait déjà fait lobjet de braquage de la part de la rébellion. Malheureusement, plutôt que de sécuriser cette banque, les soldats de lopération Licorne nont pas su résister à lappât du gain facile et se sont servis dans les caisses de la banque sous-régionale. Selon lavocat de plusieurs de ces soldats, ce sont plus de 100 millions de Fcfa qui ont été subtilisés. Or, la hiérarchie de la force Licorne avait, elle, estimé à 65 millions de Fcfa la somme volée par ses hommes .
Roselyne Aka
Lannée dernière, 12 soldats de lopération Licorne avaient été mis en cause dans une affaire de vol de la succursale de la Banque centrale des Etats de lAfrique de louest (BCEAO) à Man. Ces 12 soldats français avaient tout de suite été rapatriés en France par leur hiérarchie en vue de répondre de leurs actes. Après plusieurs semaines de silence, on en sait un peu plus sur cette affaire de vol à la BCEAO de Man. En effet, une fois rapatriés dans leur pays, les 12 soldats ont été mis en examen pour « vol en réunion par personne chargée dune mission de service public » et de « recel de ce vol ». Mais la justice française a décidé de remettre trois dentre eux en liberté. Le premier a été libéré en décembre dernier et les deux autres le 31 janvier dernier. De sources proches de laffaire, linstruction du dossier par le Tribunal aux armées de Paris a permis détablir que ces trois militaires français ne faisaient pas partie « des principaux instigateurs du vol » et nétaient pas de ceux qui ont perpétré ce vol. Ils sont donc tous libres depuis la fin du mois de janvier. Il faut rappeler que les 12 militaires français étaient chargés de sécuriser la ville de Man, sous contrôle de la rébellion, et plus particulièrement la succursale de la BCEAO qui avait déjà fait lobjet de braquage de la part de la rébellion. Malheureusement, plutôt que de sécuriser cette banque, les soldats de lopération Licorne nont pas su résister à lappât du gain facile et se sont servis dans les caisses de la banque sous-régionale. Selon lavocat de plusieurs de ces soldats, ce sont plus de 100 millions de Fcfa qui ont été subtilisés. Or, la hiérarchie de la force Licorne avait, elle, estimé à 65 millions de Fcfa la somme volée par ses hommes .
Roselyne Aka
Affaire 12 soldats français volent la BCEAO - Voici le sort qui sera réservé aux 12 soldats français
L'Inter - 9/28/2004 10:55:42 P.M
Les 12 soldats qui ont soutiré 100 millions de francs CFA des caisses de la succursale vont être jugés en France. La date de leur comparution nest pas encore connue mais de source proche de létat major de la défense nationale à Paris, ils sont en prison où ils attendent de passer devant les tribunaux. Pour des militaires, ce ne sera pas le tribunal militaire qui sera sollicité mais plutôt un tribunal ordinaire. Linstruction sera menée par une chambre spécialisée dans les délits commis par des Français à létranger y compris des militaires. Les magistrats de cette chambre spéciale sont des civils et les 12 soldats passeront en correctionnel comme des citoyens ordinaires. Pourquoi un tribunal correctionnel et non un tribunal militaire comme cela se devait ? La raison invoquée est que le tribunal militaire nexiste plus en France depuis une vingtaine dannée. Est-ce parce que les autorités militaires de la force Licorne savent lexistence de cette pratique quelles ont rapatrié précipitamment les soldats indélicats en France ? Face à labsence de juridiction militaire en France, nétait-il pas mieux indiqué de confier les 12 militaires à la justice militaire ivoirienne ? est-ce par ce que le code pénal militaire ivoirien est plus répressif que les lois françaises ? Sur la question, les autorités militaires françaises invoquent une certaine tradition. Ils seront jugés en vertu de la législation française. Ils sont ramenés chez eux comme cest le cas de la plupart des militaires français dans ces genres de situation. Ce sera la même chose comme dans les Balcans , dit-t-on. Mais surtout, elles semblent dire que nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude. Si les autorités militaires ivoiriennes nont pas daigné réclamer ses soldats pour les traduire devant les tribunaux militaires ivoiriens, est-ce la faute à la France ? En fonction des accords qui existent sur le plan judiciaire, ces gens peuvent être rapatriés , reconnaît-on avec comme exemple à lappui, le rapatriement du chanteur Canta qui était détenu à Vilnus et qui a été transféré en France où il va purger sa peine en application dun accord déchange judiciaire. Il aurait pu être jugé à Vilnus si les autorités lithuaniennes lavaient accepté , reconnaît-on. La France semble mettre en cause labsence dinitiative des autorités ivoiriennes dans le sens dun rapatriement des 12 soldats français. Mais il est tout à fait clair que la force Licorne a soigneusement gardé le secret du casse de la BCEAO, rapatrié les 12 soldats incriminés avant déventrer le coup. Les autorités militaires ivoiriennes ne pouvaient que constater cet état de fait et sen remettre à limpartialité du juge français.
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