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L'armée française

Dimanche 30 janvier 2005
DEPECHE AFP 13 janvier 2005

TPIR (Rwanda) : des soldats français ont entraîné les exécuteurs du génocide

Un soldat de l’ancienne armée rwandaise a témoigné jeudi devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) avoir vu des instructeurs militaires français entraîner des miliciens désignés aujourd’hui comme les exécuteurs du génocide de 1994.

Ce soldat, dont le TPIR protège l’anonymat sous le nom de code DA, servait en 1994 au sein du bataillon de reconnaissance, une des unités d’élite de l’armée rwandaise, a indiqué l’agence de presse indépendante Hirondelle, spécialisée dans les débats au TPIR.

Le soldat témoignait dans le procès des ex-chefs d’état-major de l’armée et de la gendarmerie, les généraux Augustin Bizimungu et Augustin Ndindiliyimana, de l’ex-commandant du bataillon de reconnaissance, le major François-Xavier Nzuwonemeye, et de son second, le capitaine Innocent Sagahutu.

Les quatre officiers sont accusés de crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Ils plaident non coupable.

"Vers fin 1992, dans une forêt près du camp Gabiro (est), des miliciens Interahamwe recevaient un entraînement militaire. Ils étaient formés par des militaires rwandais mais aussi par des instructeurs militaires français qui dispensaient les techniques de survie", a raconté DA.

"Les miliciens s’y relayaient par cohortes de 500 à 600", a-t-il ajouté, soulignant avoir passé lui-même près de 2 mois au camp Gabiro vers la fin de 1992.

"Les différentes compagnies du bataillon de reconnaissance se relayaient à Gabiro", a-t-il souligné.

Selon lui, un autre camp militaire, celui de la Garde présidentielle (GP) à Kimihurura (Kigali), avait également servi de centre d’entraînement pour les miliciens.

"Vers fin mai 1993, j’ai vu à deux ou trois reprises des miliciens s’entraîner au camp GP. Les instructeurs étaient des militaires rwandais, dont certains de la GP, mais aussi des militaires français", a-t-il expliqué.

La formation au camp "GP" était dispensée à des chefs miliciens qui s’y exerçaient notamment au maniement du pistolet, et les blindés du bataillon de reconnaissance y avaient aussi un champ de tir, a-t-il précisé.

La France est régulièrement accusée par l’actuel régime rwandais, dominé par la minorité tutsie, d’avoir entraîné et armé les auteurs du génocide, issus de la majorité hutue.

AFP - ARUSHA (Tanzanie)

Par Christian Bailly-Grandvaux
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Lundi 31 janvier 2005
Une femme enceinte tombée sous les balles de CHirac. Les balles assassines de l'armée française sous les ordres de CHirac n'ont épargné aucune classe sociale

 

Des patriotes ivoiriens aux mains nues protestant contre l'occupation de l'armée française voulant assassiner le président Laurent GBAGBO élu démocratiquement sont tombés sous les balles assassines de l'armée primitive de Chirac

 

LA PLUS GRANDE HORREUR DU SIECLE, QUI L'AURAIT CRU ! La France se faisant passer pour le porte flambeau de la justice dans le monde entier vient de retirer son masque

Les premières victimes des atrocités françaises à Yamoussoukro dans la capitale politique ivoirienne

Un SUKOI 25 de l'armée ivoirienne en stationnement, bombardé sauvagement au sol par les chars de Chirac, sous prétexte que huit de leurs soldats et un civile américain non encore identifié par les USA seraient tués à Bouaké
 

 

Par Christian Bailly-Grandvaux
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Samedi 19 février 2005

La France restitue l’argent volé par les soldats de la Licorne

De par leur statut, les militaires français de la force Licorne ne sont justiciables que du tribunal aux armées de Paris. Et c’est la magistrate colonel Brigitte Renaud, juge d’instruction de cette juridiction française qui est venue rendre visite au Commissaire du gouvernement. Les deux magistrats militaires ont eu une séance de travail portant sur les dossiers brûlants de l’heure : casse de la Bceao à Man et à Bouaké, mort du petit Eric et tout récemment les événements du 6 au 9 novembre 2004. La juge d’instruction militaire française est venue restituer l’argent volé par les soldats français à la Bceao de Man, aux dirigeants de cette banque à Abidjan, ces derniers s’étant constitués partie civile. Le Commissaire du gouvernement, a instruit le juge d’instruction français sur le niveau actuel de l’enquête sur les événements de novembre 2004. La magistrate française a promis au Commissaire du gouvernement son engagement à l’aider à faire avancer la procédure. Rappelons que la Magistrate Brigitte Renaud est seule compétente à instruire les dossiers de plainte contre les soldats français en Côte d’Ivoire. Il ne s’agit donc pas d’une simple visite de courtoisie mais d’une mission de travail qui conduira également la juge militaire française chez le procureur de la République d’Abidjan, Monsieur Kimou, qui a en charge, concurremment avec le commissaire du gouvernement, du dossier des massacres de manifestants aux mains nues devant l’hôtel Ivoire

Par Christian Bailly-Grandvaux
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Samedi 19 février 2005
La France libère 3 de ses soldats braqueurs
 
Les Echos du Matin - 2/12/2005 1:07:18 AM
 
Trois des 12 soldats de l’opération Licorne mis en cause dans le vol de la BCEAO de Man, il y a quelques mois, ont été remis en liberté par la Justice française, il y a quelques semaines.

L’année dernière, 12 soldats de l’opération Licorne avaient été mis en cause dans une affaire de vol de la succursale de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO) à Man. Ces 12 soldats français avaient tout de suite été rapatriés en France par leur hiérarchie en vue de répondre de leurs actes. Après plusieurs semaines de silence, on en sait un peu plus sur cette affaire de vol à la BCEAO de Man. En effet, une fois rapatriés dans leur pays, les 12 soldats ont été mis en examen pour « vol en réunion par personne chargée d’une mission de service public » et de « recel de ce vol ». Mais la justice française a décidé de remettre trois d’entre eux en liberté. Le premier a été libéré en décembre dernier et les deux autres le 31 janvier dernier. De sources proches de l’affaire, l’instruction du dossier par le Tribunal aux armées de Paris a permis d’établir que ces trois militaires français ne faisaient pas partie « des principaux instigateurs du vol » et n’étaient pas de ceux qui ont perpétré ce vol. Ils sont donc tous libres depuis la fin du mois de janvier. Il faut rappeler que les 12 militaires français étaient chargés de sécuriser la ville de Man, sous contrôle de la rébellion, et plus particulièrement la succursale de la BCEAO qui avait déjà fait l’objet de braquage de la part de la rébellion. Malheureusement, plutôt que de sécuriser cette banque, les soldats de l’opération Licorne n’ont pas su résister à l’appât du gain facile et se sont servis dans les caisses de la banque sous-régionale. Selon l’avocat de plusieurs de ces soldats, ce sont plus de 100 millions de Fcfa qui ont été subtilisés. Or, la hiérarchie de la force Licorne avait, elle, estimé à 65 millions de Fcfa la somme volée par ses hommes .
Roselyne Aka
 
 
Affaire 12 soldats français volent la BCEAO - Voici le sort qui sera réservé aux 12 soldats français

L'Inter - 9/28/2004 10:55:42 P.M

 

Les 12 soldats qui ont soutiré 100 millions de francs CFA des caisses de la succursale vont être jugés en France. La date de leur comparution n’est pas encore connue mais de source proche de l’état major de la défense nationale à Paris, ils sont en prison où ils attendent de passer devant les tribunaux. Pour des militaires, ce ne sera pas le tribunal militaire qui sera sollicité mais plutôt un tribunal ordinaire. L’instruction sera menée par une chambre spécialisée dans les délits commis par des Français à l’étranger y compris des militaires. Les magistrats de cette chambre spéciale sont des civils et les 12 soldats passeront en correctionnel comme des citoyens ordinaires. Pourquoi un tribunal correctionnel et non un tribunal militaire comme cela se devait ? La raison invoquée est que le tribunal militaire n’existe plus en France depuis une vingtaine d’année. Est-ce parce que les autorités militaires de la force Licorne savent l’existence de cette pratique qu’elles ont rapatrié précipitamment les soldats indélicats en France ? Face à l’absence de juridiction militaire en France, n’était-il pas mieux indiqué de confier les 12 militaires à la justice militaire ivoirienne ? est-ce par ce que le code pénal militaire ivoirien est plus répressif que les lois françaises ? Sur la question, les autorités militaires françaises invoquent une certaine tradition. “ Ils seront jugés en vertu de la législation française. Ils sont ramenés chez eux comme c’est le cas de la plupart des militaires français dans ces genres de situation. Ce sera la même chose comme dans les Balcans ”, dit-t-on. Mais surtout, elles semblent dire que nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude. Si les autorités militaires ivoiriennes n’ont pas daigné réclamer ses soldats pour les traduire devant les tribunaux militaires ivoiriens, est-ce la faute à la France ? “ En fonction des accords qui existent sur le plan judiciaire, ces gens peuvent être rapatriés ”, reconnaît-on avec comme exemple à l’appui, le rapatriement du chanteur Canta qui était détenu à Vilnus et qui a été transféré en France où il va purger sa peine en application d’un accord d’échange judiciaire. “ Il aurait pu être jugé à Vilnus si les autorités lithuaniennes l’avaient accepté ”, reconnaît-on. La France semble mettre en cause l’absence d’initiative des autorités ivoiriennes dans le sens d’un rapatriement des 12 soldats français. Mais il est tout à fait clair que la force Licorne a soigneusement gardé le secret du casse de la BCEAO, rapatrié les 12 soldats incriminés avant d’éventrer le coup. Les autorités militaires ivoiriennes ne pouvaient que constater cet état de fait et s’en remettre à l’impartialité du juge français.

Par Christian Bailly-Grandvaux
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Jeudi 10 mars 2005

Fraternité Matin - 3/10/2005 4:07:22 AM

Les douze militaires de la force Licorne, soupçonnés d’avoir participé au casse de la succursale de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) de Man, devraient être bientôt traduits devant le tribunal aux armées en France pour y être jugés. Selon l’Afp, le juge d’instruction français du tribunal aux armées en charge du dossier, Brigitte Raynaud, vient de boucler son enquête sur ces douze “soldats de la paix” accusés du vol d’une somme d’argent d’une valeur de 100 000 à 160 000 euros (65 000 000 à 104 800 000 fcfa), alors qu’ils étaient commis à la surveillance de la banque. Ces militaires avaient déjà été arrêtés, en septembre 2004, en Côte d’Ivoire et transférés en catimini dans leur pays. Au grand dam des jeunes patriotes qui réclamaient davantage de transparence dans le traitement de cette affaire. Pour leur défense, les soldats ont déclaré, selon leurs avocats, avoir découvert les billets de Fcfa dans des coffres déjà ouverts. Ils devront répondre des chefs d’accusation de “vol en réunion par personne chargée d’une mission de service public” et de “recel de vol”. Trois d’entre eux avaient bénéficié, en décembre 2004 et en janvier 2005, d’une décision de remise en liberté de la Cour d’appel de Paris, au motif que leur participation directe au casse n’était pas établie.


Auteur: Michèle PEPE

Par Christian Bailly-Grandvaux
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