Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Texte libre

Inscrivez-vous à la Newletter pour recevoir les articles du MEDDA

Recommander

MEDDA

MOUVEMENT EUROPEEN DE DEFENSE DE LA DEMOCRATIE EN AFRIQUE vous propose ces messages et agenda ainsi que des couriers qui nous parviennent pour diffusion, annonces, articles importants captés sur d'autres sites internet et traitant des problèmes politiques liés à l'Afrique. Abonnez vous à la lettre d'info pour recevoir un résumé des nouvautés postées sur ce site.
Mardi 31 octobre 2006 2 31 /10 /Oct /2006 13:55

Le Président Ivoirien Gbagbo serait-il un Tutsi rwandais ?

 

 

 

                  Introduction

 

Il est indispensable de s'imprégner du passé pour mieux comprendre le présent et envisager un  futur radieux  sous un jour nouveau . La crise dite ivoirienne plonge ses racines pivotantes dans l'histoire  de  l'esclavage et  de la colonisation des Noirs  en résurgence . Il convient donc de survoler cette période sombre des peuples Noirs  pour  mieux aiguiser la conscience des Africains sur  l'impérieuse nécessité  pour eux de s'unir  immédiatement contre la néo-colonisation qui les  détruit chaque jour et les conduit inexorablement vers leur  extermination  systématique à grande échelle comme ce fut le cas au Rwanda en 1994 . E n  effet,  par sa politique du troisième homme (I), la France a pu maintenir l'Afrique sous sa domination pendant l'esclavage (II), la colonisation (III) et après l'indépendance politique des pays africains (IV) condamnés  aujourd'hui à trouver des solutions efficaces à leurs propres problèmes de survie (V).

 

 

 

 

 

                  I) Définition de la politique du Troisième homme de la France

 

La politique du troisième homme consiste pour le conquérant français (= le premier homme) à asservir méthodiquement la plus grande majorité des Africains (= deuxième homme) grâce à la stricte collaboration ou traîtrise d'une petite poignée d'autres Africains (= troisième homme). Ceux-ci sont le plus souvent sous-équipés moralement, mentalement , intellectuellement ou matériellement au point qu'ils acceptent d'être achetés par l'envahisseur étranger à vil prix pour se contenter de vivre, avec une conscience humaine éteinte en eux, du commerce honteux de leurs semblables et de celui de leur propre instrumentalisation déshumanisante.

 

Selon Charbonneau, « C'est en utilisant le troisième homme, le commerçant africain lui-même, que certaines grandes sociétés espèrent à la fois se maintenir en Afrique et régler leur sort à ces pélés, ces galeux,... »[1].

 

Les premières grandes entreprises franco-européennes qui ont inauguré la politique du troisième homme sont les compagnies négrières à la conquête des Africains.

 

                  II)La politique du troisième homme pendant la                 traite et  l'esclavage des Noirs

 

Pendant plusieurs siècles, la France a été la deuxième  puissance esclavagiste et coloniale du monde. De nombreux Africains ignorent encore  que cet esclavage des Noirs a été décrété par le Pape Nicolas V qui  invite  les Indiens convertis au christianisme à  << soutenir les chrétiens contre les Sarrasins (=les Noirs ) et autres ... ennemis de la foi, de soumettre aussi quelques peuples païens qui vivent au milieu d'eux et sont infectés de la doctrine de l'abominable Mahomet, de leur prêcher et faire prêcher le très Saint Nom du Christ, qu'ils ignorent >>[2].

 

Par sa  même bulle papale, Nicolas V  décrit , avec un sadisme renversant , les crimes horribles qu'il a autorisés et qui ont été  perpétrés au nom de Dieu  contre les Africains . Ecoutons le Saint Père étaler son barbarisme hors norme:

 

<<Nous avions jadis, par de précédentes lettres, concédé au Roi Alphonse (d'Espagne) , entre autres choses, la faculté pleine et entière d’attaquer, de conquérir, de vaincre, de réduire et de soumettre tous les sarrasins (nègres), païens et autres ennemis du Christ où qu’ils soient, avec leurs royaumes, duchés, principautés, domaines, propriétés, meubles et immeubles, tous les biens par eux détenus et possédés, de réduire leurs personnes en servitude perpétuelle (...),  de s’attribuer et faire servir à usage et utilité ces dits royaumes, duchés, contrés, principautés, propriétés, possessions et biens de ces infidèles sarrasins (nègres) et païens (...) Beaucoup de Guinéens et d’autres Noirs qui avaient été capturés, certains aussi échangés contre des marchandises non prohibées ou achetés sous quelque autre contrat de vente régulier, furent envoyé dans les dits Royaumes (Amérique, Antilles...>>[3].

 

Sa Saintété le pape Nicolas V   rappelle  avec insitance l'interdiction de  vendre  aux Noirs << du fer, des armes , du bois de construction et d'autres marchandises qu'il est défendu de leur fournir; ou qu'encore ils ne les initiassent à la navigation , ce qui ferait d'eux , pour ces princes , des ennemis plus puissants , voire interromprait tout à fait le développement de leur entreprise (des Européens ) , par quoi Dieu serait grandement offensé et la chrétienneté toute entière couverte d'opprobre>>[4]  

 

Autrement dit, pour éviter d'offenser Dieu et de jeter le voile obscur de la honte ou du déshonneur incommensurable  sur le christianisme , l'Eglise romaine a décrété pour les Africains une vie de souffrances épouvantbles sans fin. Les  sacrifices iouïs consentis par  les Africains seraient la rédemption pour le bonheur des peuples conquérants européens au coeur de pierre !.

 

Cette loi de l'Eglise catholique , apostolique et romaine,   qui interdit aux Noirs le développement socio-économique endogène indispensable au terrassement de la pauvreté en Afrique,  se veut absolument "scientfique", véridique,  incontestable , inattaquable et   perpétuelle contre les Africains:

 

<< Mais afin que les présentes lettres , de nous émanées , de science  certaine et après mûre délibération, ne puissent , dans l'avenir, être attaquées  pour vice de tromperie ou de nullité, nous voulons, et en vertu de notre autorité apostolique, de notre science et de notre pouvoir, nous décrétons et déclarons, aux termes des présentes, que les dites lettres et leur teneur ne peuvent en aucune façon être attaquées pour tromperie, mensonge, nullité ou encore pour motif de pouvoir extraordinaire ou étranger, ou pour tout autre défaut; que leur effet ne peut être retardé ; qu'au contraire elles ont valeur perpétuelle et possèdent toutes garanties de validité; et que toute atteinte venant à être portée contre elles, sciemment ou non, par quiconque et quelle que soit son autorité, serait nulle et sans valeur.

 

Déposé à Rome, près Saint-Pierre, l'An de l'Incarnation du Seigneur 1454, le 10 de janvier, de notre Pontifiacat le Huitième>>[5]

 

Les historiens  français soulignent  que « l'esclavage a largement contribué à la prospérité de la France. Ainsi, des villes entières comme Bordeaux, La Rochelle ou Nantes se sont enrichies grâce à la traite des Noirs tandis que des fortunes se bâtissaient dans les plantations sucrières des Antilles exclusivement travaillées par des esclaves »[6].

 

La base solide de l'économie française est constituée du sang et des cadavres de plusieurs millions d'Africains violentés, déportés et marchandisés par la France.

 

Aujourd'hui, très exactement comme jadis, la même France  ex-esclavagiste contrôle  60% du territoire national ivoirien, par les rebelles interposés qu'elle a reconnus et légitimés à Linas Marcoussis.  

 

Pour réussir et maintenir pendant plusieurs siècles son entreprise de déshumanisation des Noirs, la France s'est appuyée sur l'aide appréciable de quelques Noirs qu'elle a su instrumentaliser et convertir en ses agents actifs de la politique du troisième homme contre l'Afrique.

 

En effet, sous l'ordre intrangressible de l'esclavagiste français, des millions d'Africains sont « pourchassés comme des animaux sauvages par leurs propres compatriotes, troqués contre de dérisoires marchandises, transportés dans des conditions atroces (jusqu'à 50% de mortalité pendant la traversée de l'Atlantide),vendus comme du bétail avant d'être obligés de travailler jusquà l'épuisement »[7]

 

Aujourd'hui encore, en échange de maigres et honteux gains faciles, des Africains livrent  leurs pays aux Français !

 

Hier, après leur capture sur le sol africain et déportation en Europe puis en Amérique, les Noirs ont été effectivement transformés en  des marchandises  et vendus sur des marchés publics  occidentaux appropriés. Ce  commerce des esclaves noirs a été scientifiquement organisé par des pays parmi lesquels figure en bonne position la France . Ce commerce  a obéi  à un ensemble de règles françaises  que l'on appelle le Code Noir dont la lecture complète  permet de mieux comprendre et saisir l'ampleur du génocide pluriséculaire perpétré par la France contre les Africains.

 

Dans sa logique de marchandisation du Noir, la France a décidé que l'Africain rendu esclave soit  un meuble , c'est-à-dire une chose au même titre que  n'importe quel bien (chaise, habit, terrain ou un morceau de caillou ) dont on est propriétaire.

 

Dans leurs dispositions juridiques,  les Français décrètent ceci :

 

Nous « déclarons les esclaves des  êtres  meubles, et comme tels entrer en la communauté, n'avoir point de suite par hypothèque,... » [8].

 

Or toute chose, meuble ou immeuble, a un propriétaire qui peut en disposer librement  et personnellement. Il peut  la vendre ou même la détruire selon son bon vouloir. Parce  qu'une chose   n'est pas un sujet de droit et ne possède rien. Par conséquent, l'Africain devenu esclave ne possède plus rien. Toute sa propriété revient à son maître. C'est pourquoi la France esclavagiste déclare « les eslaves ne pouvoir rien avoir qui ne soit à leur maître ; et tout ce qui leur vient par industrie ou par la libéralité d'autres personnes ou autrement à quelque titre que ce soit, être acquis en pleine propriété à leur maître, sans que les enfants des esclaves, leur père et mère, leurs parents et tous les autres libres ou esclaves puisent rien prétendre par succession, dispositions entre vifs ou à cause de mort. Lesquelles dispositions nous déclarons nulles, ensemble toutes les promesses et obligations qu'ils auraient faites, comme étant faites par gens incapables de disposer et contracter  de leur chef »[9]

 

Cet article, on le voit,  frappe  arbitrairement le Noir esclave d'une incapacité juridique qui justifie et légitime son dépouillement du droit  de propriété, de donation  et de succession . Il  exclut toute possibilité pour un enfant né des parents esclaves d'hériter des biens de ceux-ci. Cela estconforme à la logique française . Parce que, les esclaves sont juridiquement expropriés ou dépossédés de leurs biens. Par ailleurs ,  selon  le  même  Code Noir, l'enfant né des parents esclaves est lui-même esclave :

 

 «Les enfants qui naîtront de mariages entre esclaves seront esclaves et appartiendront aux maîtres des femmes esclaves, et non à ceux de leur mari, si le mari et  la femme ont des maîtres différents>>[10] .

 

Comme on le constate, le facteur matrilinéaire est utilisé pour déterminer la liberté, l'esclavage et le propriétaire des enfants des esclaves. Dès lors que tout descendant d'esclave est esclave et héritier de la pauvreté extrême de ses parents asservis, il ne faut pas s'étonner de voir aujourd'hui  les descendants des esclavagistes français s'opposer  par tous les moyens à  la vraie décolonisation économique et à l'enrichissement global des peuples Noirs d'Afrique.

 

Cependant, la lutte de libération totale des Noirs se complique davantage avec la duplicité de quelques Africains traîtres qui aident vigoureusement les envahisseurs extra-africains à s'approprier de fait de toutes les richesses du continent noir au détriment des populations locales noires !

 

Le maintien en esclavage des Africains pendant des siècles  s'est prolongé par la colonisation au cours de laquelle la politique du troisième homme a joué un rôle vital.(II)

 

M. Agbohou Nicolas

 

Dr en Science politique,

 

Pr de Gestion et d'économie en France



[1]J. et R. Charbonneau, Marchés et Marchands d'Afrique, 1961, p.105. Lire aussi Tricontinental, la France est contre l'Afrique. Paris, édition Petite Collection Maspéro, 1981, p.180

[2] Bulle  du Pape Nicolas V du  8 janvier 1454.

 

 

 

[3]Extrait de la Bulle  du Pape Nicolas V du  8 janvier 1454.

 

Pour mémoire, le 6 Mars 1447, le cardinal Tomaso Parentucelli est nommé Pape. Il  prend comme nom de sa fonction  papale << Nicolaus Quintus >> qui se traduit en français par << Nicolas V >>..

 

Lire la totalité de la Bulle in Bullaire , Romanus Pontifex 1454, Nicolaus Quintus , pp 70-73 Cette bulle papale est  disponible à  la Bibliothèque Nationale de Paris

 

 

 

[4]ibid

[5]Ibid

[6]Robert Chesnais, Le Code Noir, édition l'Esprit Frappeur, 2002, p.6

[7]ibid

[8] Article 44  du Code Noir édicté par la France  moderne et "évoluée" !

 

[9]

[10]Article 12 du code Noir

Par Nicola Agbohou - Publié dans : Francafrique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 31 octobre 2006 2 31 /10 /Oct /2006 13:40
Zamial-Kab  
 
Le moins qu’on puisse dire est que les Ivoiriens ressentent très mal la présence de ces troupes dans leur pays. On sait pourtant que ces gens sont extrêmement accueillants, chez eux l’étranger est toujours le bienvenu, il est si bien reçu qu’il se sent vite comme chez lui. Mais la soldatesque onusienne et, pis encore, la française en ont tant fait qu’elles sont maintenant devenues haïssables aux Ivoiriens.
 
La République de Côte-d’Ivoire occupée
par les troupes onusiennes et françaises (ONUCI & Licorne)


Intervenant de la façon la plus maladroite et la plus mal inspirée dans un conflit qui ne pouvait en aucune façon passer pour être de son ressort, l’ONUCI a commis quelques brutalités et tué des étudiants.
Quant aux troupes françaises, quel est le sens de leur présence ? Eh, bien ! Après l’Indochine (1947-1954), l’Algérie (1954-1962), la France n’a toujours pas compris et essaie de recommencer au petit pied en Côte-d’Ivoire la « prise illégale d’intérêt » au bénéfice de quelques planteurs et autres industriels français. L’armée du peuple français sert, une fois, de plus, à maintenir des avantages abusifs à quelques riches capitalistes français et à leurs associés. La prédation coloniale, aux yeux des responsables politiques français, Jacques Chirac en tête, doit durer alors même que les pays où s’exerce la prédation sont devenus libres et indépendants ; l’indépendance en question ne devant s’exercer, devraient comprendre les responsables politiques de ces pays, que dans les domaines où elle ne gêne pas les intérêts des anciens maîtres.
Ce qui est surprenant, c’est que ce riche patronat colonialiste et leur représentant officiel, Jacques Chirac, par ailleurs Président de la République française, ne songent pas à s’interroger sur la possibilité d’établir de meilleures relations à long terme avec des peuples avec qui ils auront malgré tout à travailler longtemps. Même si l’on met fin aux répartitions injustes du temps de la colonisation, il peut encore être profitable à l’industrie française de travailler avec les Ivoiriens. Mais voilà : on ne veut rien perdre, on veut que les choses restent comme avant, que les gens soient pliés pour toujours ; et quand, un Houphouët-Boigny mort, ils en viennent à relever la tête, on feint de ne pas comprendre, et on réinstalle une armée d’occupation.
Ces stupides capitalistes français sont de ceux qui, dans une désormais longue tradition, n’apprennent ni n’oublient jamais rien ; ils conduisent la nation à la stagnation, à la régression. La droite la plus bête du monde, comme on l’a appelée il y a longtemps déjà…
De plus, ces gens entendent ignorer qu’ils n’ont pas les moyens de leur politique. C’est bien évidemment pour avoir les mains libres de se rougir ailleurs que le géant états-unien permet à ces chiens de Chiraquiens de se livrer à leurs petites prédations ivoiriennes et autres. Le jour où le maître sifflera, ils seront obligés de lâcher leur os... Mais ils se jouent entre eux la comédie qu’ils sont les maîtres.
Et donc, sans aucune gêne, ils se font voir en train de piller, c’est-à-dire exploiter pour leur propre compte, à Bouaké les mines d’or, à Man celles de diamant. Les seules lois françaises, à défaut des ivoiriennes, devraient suffire à faire mettre en cause pour vol pur et simple, le Président de la République française et la Ministre des Armées. On attend qu’un nouveau « petit juge », s’il s’en trouve encore, en France, en Europe ou ailleurs, se saisisse de la question. Mais ce qu’on peut dire est que ces vols ne serviront pas au rapprochement politique entre la France et la Côte-d’Ivoire.
Quant au discours chiraquien tendant à invalider le Président L. Gbagbo, il est totalement hors sujet. Laurent Gbagbo incarne l’identité ivoirienne. Et plus Chirac insiste en tentant de le déclarer illégitime et plus il devient légitime dans le cœur de ses compatriotes. Les Ivoiriens ne sont aucunement nationalistes, mais bel et bien patriotes, et chaque jour davantage. Les « rebelles » commencent à se sentir mal dans leurs « baskets » d’avoir traité avec Chirac et l’Armée française : l’heure est à la négociation, au retour, et ce pays va bientôt, en dépit des efforts de la droite française, se reconstituer, se réunifier. Grand connaisseur des « Nègres », dit-on, Chirac n’a rien compris à l’âme des Ivoiriens.
Il me paraît important, pour l’avenir des relations entre notre pays et l’Afrique que, dans la campagne électorale que nous avons commencé à vivre en France, le thème ivoirien apparaisse, que la sale politique chiraquienne soit dénoncée, battue en brèche, et qu’enfin les candidats à la magistrature suprême annoncent leur intention de prendre les choses de façon radicalement autre avec la République de Côte-d’Ivoire, ses légitimes représentants, comme, aussi bien, avec l’ensemble des peuples africains et de leurs responsables politiques.
Traditionnellement en France, le mépris le plus complet s’affiche à l’égard du « Noir » ; on ne pose pas de questions politiques au sujet de l’Afrique : celle-ci, quarante ans après les indépendances, reste le domaine réservé des riches possesseurs (ex-)coloniaux. On ne suppose pas que le débat politique puisse s’étendre sérieusement à l’interlocuteur africain : celui-ci est méprisé de tous les républicains et autres hommes politiques « de gauche » dans notre pays. Ce qui montre qu’il n’y a pas de véritable républicain en France. La philosophie qui dirige le débat politique est entièrement dominée par l’esprit colonial dans lequel baigne la bourgeoisie depuis 1830. La France reste aujourd’hui, avec l’aide et la complicité de nos dérisoires « gauches », louis-philipparde et second-empire. On ne peut compter, bien entendu, ni sur Sarko, ni sur Sarkolène pour changer la donne...

Zamial-Kab
Paris, 26-10-2006
Par Zamial-Kab - Publié dans : Francafrique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 31 octobre 2006 2 31 /10 /Oct /2006 00:10
Le CNRD revisite, pour vous, amis lecteurs, le projet de résolution de la France sur la crise ivoirienne. A le lire, on se demande de quoi parle l’Ambassadeur Janier lorsqu’il nie la mention faite de la suspension de la Constitution ivoirienne. A moins qu’il n’ait, intentionnellement, désavoué Chirac.

Le Conseil de Sécurité,
Réaffirmant son ferme attachement au respect de la souveraineté, de l'indépendance, de l'intégrité territoriale et de l'unité de la Côte d'Ivoire, et rappelant l'importance des principes de bon voisinage, de non ingérence et de coopération régionale,
[Ce projet de Résolution peut-il réaffirmer cette souveraineté, cette indépendance et annoncer ensuite des décisions qui, de fait, suspendent la Constitution ivoirienne? Cette Constitution a été démocratiquement adoptée par Référendum à plus de 86% des suffrages en 2000 et ceux qui la combattent aujourd'hui ont fait campagne en faveur de son adoption.]
Saluant les efforts continus du Représentant spécial du Secrétaire général, M. Pierre Schori, du Haut Représentant pour les Elections, M. gérard Stoudmann, et du Groupe de Travail international (GTI), et leur réitérant son plein appui;
[La décision du Conseil de Paix et de Sécurité de l'Union africaine, qui doit servir de base au projet français de résolution, écarte pourtant le GTI que tente de remettre en selle la France. Le GTI, aux ordres de la France, est connu pour son rôle éminemment nocif dans le processus de paix en Côte d'Ivoire.]
Ayant à l'esprit que le mandat constitutionnel du Président Laurent Gbagbo a expiré le 30 octobre 2005,
[Le mandat constitutionnel du Président Laurent Gbagbo ne peut pas expirer en dehors des dispositions prévues par l'Article 38 de la Constitution qui stipule "qu'en cas de crise grave empêchant l'organisation des élections, le Président de la République reste en poste jusqu'à ce que des élections aient pu être organisées" et de l'article 39 qui précise que "les pouvoirs du Président de la République expirent à la date de la prise de fonction du Président élu".]
1. Endosse le dixième communiqué final du GTI en date du 8 septembre 2006, et prend note de l'impossibilité d'organiser des élections présidentielles et législatives, à la date prévue et de l'expiration le 31 octobre 2006 de la période de transition et des mandats du Président Laurent Gbagbo et du Premier ministre, M. Charles Konan Banny, tels que définis par la Résolution 1633 (2005) ;
[Nulle part dans la Résolution 1633 (2005), il n'a été question d'une période de transition. Cette notion de transition introduite par la France n'est qu'une reprise par cette dernière des revendications de la rébellion et de son allié du RHDP qui veulent de cette manière réussir le coup d'Etat manqué de s eptembre 2002 et qui s'est mué en une rébellion. Le projet de résolution parle de transition pour tenter de neutraliser les articles 38 et 39 de la Constitution. Le Président Laurent Gbagbo doit la poursuite de son mandat à la seule Constitution et non à des arrangements politiques. La Résolution 1633 (2005) du Conseil de Sécurité n'a fait que reconnaître des dispositions constitutionnelles. Rappelons que c'est au nom du respect de la Constitution, rédigée sous le régime du parti unique, que l'ex-Président Konan Bédié a, en 1993, accédé au pouvoir sans élection.]
2. Rappelle les paragraphes 5 et 8 du dixième communiqué final du GTI en date du 8 septembre 2006, et affirme qu'en cas de divergence, les instruments internationaux qui définissent les modalités particulières de la transition en particulier les décisions du Conseil de Sécurité fondées sur les décisions et les recommandations de la CEDEAO et de l'Union africaine, prévalent sur la Constitution ivoirienne et la législation du pays;
[L'ONU qui réaffirme plus haut que la Côte d'Ivoire est souveraine et indépendante (depuis 1960), ne peut se renier en faisant régenter la vie intérieure et extérieure d'un Etat souverain, membre de cette organisation internationale, par un texte des Nations unies initié par l'ex-puissance coloniale qui est de surcroît partie prenante au conflit.]
3. Souscrit à la décision du Conseil de Paix et de Sécurité selon laquelle le Président Laurent Gbagbo demeurera chef de l'Etat à partir du 1er novembre 2006, dans les conditions fixées par la présente résolution, et pour une nouvelle et dernière période de transition n'excédant pas 12 mois ;
[La France ne peut pas amener l'ONU à parler d'une nouvelle et dernière période de transition car le Président de la République, Laurent Gbagbo, doit sa présence et son maintien à son poste à la volonté du peuple souverain de Côte d'Ivoire à travers son choix à l'élection présidentielle de 2000 et sa Constitution qui fixe aussi le terme de ce maintien au regard des circonstances actuelles. Le maintien, à son poste, du Président Laurent Gbagbo étant constitutionnel, des conditions particulières ne peuvent en définir un autre cadre. On ne peut donc pas parler de nouvelle et dernière période de transition. La fin du mandat du Président n'interviendra qu'après des élections. Or, la principale condition de la tenue de ces élections est le désarmement des rebelles qui ont attaqué l'Etat ivoirien en septembre 2002. Pour cela, il suffit que la France arrête de soutenir le bloc politico rebelle, une fois pour toutes.]
4. Souscrit à la décision du Conseil de Paix et de Sécurité selon laquelle le mandat du Premier ministre, M. Charles Konan Banny, est prorogé à partir du 1er novembre 2006 dans les conditions fixées par la présente résolution, et pour une nouvelle et dernière période de transition n'excédant pas 12 mois;
[Il est temps de revenir aux conditions constitutionnelles de nomination d'un Premier ministre en Côte d'Ivoire. M. Charles Konan Banny, proposé par la communauté internationale, a déjà eu un mandat d'un an pour réaliser le désarmement et organiser les élections en Côte d'Ivoire. Il a échoué. Le désarmement n'a toujours pas commencé et les élections n'ont pas pu se tenir. En vertu de quoi, le mandat d'un homme qui a échoué doit-il être renouvelé?]
5. Rappelle qu'il a fait sien le troisième communiqué final du GTI en date du 15 janvier 2006, qui a constaté l'expiration du mandat de l'ex-Assemblée nationale à la date du 16 décembre 2005 ;
[Le GTI n'a ni pouvoir, ni mandat de dissoudre l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire. Son communiqué en question viole la Résolution 1633 qui institue ce même GTI. Le GTI a déjà été publiquement et officiellement désavoué par l'Union africaine par la voix de son Président, le Président Obasanjo en janvier 2006.]
6. Décide que le Premier ministre aura pour mandat de mettre en œuvre toutes les dispositions de la feuille de route établie par le GTI et des accords conclus entre les parties ivoiriennes en vue de l'organisation d'élections libres, ouvertes, justes et transparentes d'ici au 31 octobre 2007 au plus tard avec l'appui de l'organisation des Nations unies et des donateurs potentiels , et de conduire en particulier les opérations de désarmement et de démantèlement des milices, les processus d'identification de la population et d'enregistrement des électeurs visant à l'établissement de listes électorales crédibles, le programme de Désarmement, de Démobilisation et de Réintégration (DDR), la restructuration des forces armées, la restauration de l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire ivoirien, la préparation technique des élections ;
[L'absence de chronogramme précis a pour objectif de réaliser l'identification sous la menace des armes des rebelles qui règnent en maître sur le Nord du pays en dehors de toute règle de droit. Dans son inacceptable volonté de voir le Président Laurent Gbagbo partir du pouvoir par tous les moyens, le Président Chirac veut cautionner une fraude massive sur les listes électorales derrière le "rideau de fer" que constitue la zone sous contrôle de rébellion. Alors que le désarmement (DDR) devrait être la priorité suite aux concessions faites aux rebelles, le projet de résolution relègue ce DDR au second plan. Aucune action concrète concernant le DDR n'est prévue, mais justes des concepts généreux pour la forme et la ruse.]
7. Décide que le Premier ministre, pour l'exécution de son mandat mentionné au paragraphe 6 ci-dessus, disposera de tous les pouvoirs nécessaires, y compris de nommer aux emplois civils et militaires, de toutes les ressources financières, matérielles et humaines voulues et d'une autorité totale et sans entraves, et qu'il pourra prendre, en toutes matières, en Conseil des ministres ou en Conseil de Gouvernement, les décisions nécessaires par ordonnance ou décrets-lois qu'il signera, et, dans un délai de 15 jours promulguera ;
[L'obsession à donner au Premier ministre des pouvoirs extra constitutionnels participe du souci de faire disparaître toute Institution légale et de bâillonner le jeu démocratique. Le pouvoir de nomination aux emplois civils et militaires ne vise qu'à mettre les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) aux ordres de la rébellion en plaçant à leur tête des sous-officiers rebelles nommés généraux par des chefs rebelles avec la plus grande complaisance. Le Premier ministre dispose déjà de toutes les ressources financières, matérielles en sa qualité de Premier ministre, ministre de l'Economie et des Finances, ministre de la Communication et à qui le Président de la République a laissé la latitude de proposer les ministres en charge de la Défense, de la Sécurité intérieure, de l'Administration du Territoire et de la Bonne Gouvernance. Pendant un an, ces pouvoirs n'ont servi qu'à ruser avec le désarmement et à entretenir des ONG de propagande à sa solde.
Donner à un individu, en dehors de la Constitution, une autorité totale et sans entraves c'est installer un dictateur à la tête de la Côte d'Ivoire et lui donner les moyens de sa dictature; c'est démanteler la République; c'est supprimer la Constitution et dissoudre l'état ivoirien.
La France propose la prise des ordonnances en Conseil de Gouvernement. Rappelons que le Conseil de Gouvernement est un cadre de préparation technique et de dégraissage des dossiers à soumettre au Conseil des ministres. Jamais en Côte d'Ivoire, y compris sous Félix Houphouët- Boigny, le Conseil de Gouvernement n'a pris d'ordonnance ou même un simple décret.
Le concept de décret-loi n'existe que dans la législation française et est absent de la réglementation ivoirienne. Comment s'appliquerait alors un décret-loi ?
L'Union africaine, déjà, en proposant la prise d'ordonnances en Conseil des ministres, viole gravement la Constitution ivoirienne et les principes de fonctionnement d'un Etat républicain. Et cela est déjà inadmissible pour un peuple attaché à la République et la démocratie. La proposition de la France est donc encore moins recevable. ]
8. Décide que le Premier ministre, pour l'exécution de son mandat mentionné au paragraphe 6 ci-dessus, aura autorité sur les Forces de Défense et de Sécurité de Côte d'Ivoire.
[En Côte d'Ivoire, le Chef suprême des Armées est le Président élu. Ce qui a été demandé au Premier ministre par la Résolution 1633 (2005) c'est de réaliser le DDR. Il n'a pas besoin pour cela d'être Chef suprême des Armées. Il lui suffit de présenter à l'état-major, le plan de désarmement qu'il a conclu avec la rébellion. Ce ne sont pas les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) mais "les Forces Armées des Forces nouvelles" (FAFN) de la rébellion qui empêchent le redéploiement de l'Administration, la tenue des audiences foraines en s'opposant au guide rédigé par le Premier ministre lui-même et à la libre circulation des biens et des personnes au Nord tandis que les rebelles narguent librement les principes démocratiques en zone sous contrôle gouvernemental.]
10. Exige la reprise immédiate du processus de désarmement et de démantèlement des milices sur l'ensemble du territoire ivoirien, et souligne la responsabilité personnelle des Chefs de milices dans la pleine exécution de ce processus ;
[Le désarmement et le démantèlement des groupes d'autodéfenses abusivement appelés "milices" ne peuvent pas précéder le désarmement des rebelles parce que ce sont des groupes qui se sont constitués pour protéger les populations civiles des tueries perpétrées par les rebelles dans les villages et hameaux. Si leur désarmement et leur démantèlement s'imposent dans un pays en paix, elles sont la conséquence de la rébellion armée. Le processus de désarmement et de démantèlement des "milices" doit donc être en concomitance avec le DDR.
11. Réaffirme que les processus d'identification et de DDR doivent être conduits de la façon concomitante, demande instamment au Premier ministre de les mettre en œuvre sans délais, et exige de toutes les parties ivoiriennes qu'elles coopèrent pleinement avec lui à ce sujet ;
[Au point 10) la reprise du processus de désarmement et de démantèlement des groupes d'autodéfense abusivement appelés "milices" est "une exigence" du projet français. Comment expliquer alors qu'à ce point 11) le projet évoque vaguement des principes sur le DDR, en y introduisant la provocation de la concomitance! La concomitance est une imposture qui ajoute même une nouvelle condition non prévue dans la Résolution 1633 (2005). L'expression "les processus d'identification et de DDR" est imprécise sur l'objet de l'identification en question. Il s'agit en réalité de l'identification des combattants en vue du DDR. L'absence de précision est donc une astuce pour aboutir au blocage du processus car les rebelles exigeront l'identification électorale. Le point 10), "souligne la responsabilité personnelle des Chefs de milices dans la pleine exécution de ce processus", tandis que pour le DDR, la responsabilité incombe à toutes les parties ivoiriennes. C'est une façon de programmer l'échec du DDR sans désigner les vrais responsables que sont les alliés de la rébellion. Rappelons que le DDR est bloqué du seul fait de la rébellion. Le rapport du médiateur de l'Union africaine l'a fait savoir à l'ONU depuis plus d'un an. Le flou de la concomitance entre l'identification et le DDR permet d'aboutir à des élections truquées au profit des alliés politiques de la rébellion sans que ne soit réalisé le désarmement. Comment l'ONU peut-elle appeler à des élections justes, transparentes et cautionner une telle invitation à la fraude électorale?]
12. Demande au Premier ministre de prendre immédiatement par voie d'ordonnances, dans les conditions mentionnées au paragraphe 7 ci-dessus, toutes les mesures appropriées en vue d'accélérer la délivrance des certificats de naissance et de nationalité dans le cadre du processus d'identification, dans un esprit d'équité et de transparence ;
[Tous les textes permettant de réaliser la délivrance de "certificats de naissance" (il s'agit de jugements supplétifs d'acte de naissance) et de certificats de nationalité existent déjà. Il n'est nul besoin d'en créer de nouveaux. Il s'agit d'organiser une application stricte desdits textes. Et le Président de la République a déjà signé les décrets pour rapprocher l'administration judiciaire des populations. C'est le Premier ministre Charles Konan Banny lui-même qui a rédigé un guide pratique des audiences foraines et indiqué la procédure à suivre pour la délivrance des certificats de nationalité. Les rebelles l'ont rejeté parce qu'il réduisait les risques de fraudes sur la nationalité sur lesquelles comptent leurs alliés pour les prochaines élections. Au lieu d'interpeller les rebelles qui bafouent son autorité et ne respectent aucun engagement, le Premier ministre Charles Konan Banny se tourne vers le Président de la République pour tenter de retirer à ce dernier ses prérogatives constitutionnelles au profit de la …rébellion.]
13. Exige de toutes les parties ivoiriennes concernées qu'elles participent pleinement et de bonne foi aux travaux de la commission quadripartite chargée de surveiller la mise en œuvre du programme de DDR et des opérations de désarmement et de démantèlement des milices ;
[Quelle bonne foi attendre des auteurs d'un coup d'Etat manqué qui ne compte que sur la France pour parachever leur besogne ? Au point 12) l'identification fait appel à un régime d'exception en toute illégalité au profit de la fraude. Le DDR reste dans le flou. ]
14. Demande au Premier ministre d'établir immédiatement, en liaison avec toutes parties ivoiriennes, l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) et les forces françaises qui la soutiennent, un groupe de travail chargé de lui soumettre un plan sur la restructuration des Forces de Défense et de Sécurité attachées aux valeurs d'intégrité et de moralité républicaine ;
[La France est partie prenante à l'attaque contre l'Etat ivoirien. Son armée en Côte d'Ivoire est une armée d'occupation et se comporte comme telle. Elle ne peut donc plus décemment continuer de demeurer sur le sol ivoirien. Ce qui dérange les rebelles et leurs alliés, c'est justement le fait que les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) sont demeurées attachées aux valeurs d'intégrité et de moralité républicaines. Le projet français demande d'y réintégrer les félons qui en sont sortis au moment des attaques et d'y ajouter les bandes armées rebelles composées de mercenaires et de personnes recrutées sur des bases tribales.]
15. Demande au Premier ministre d'établir immédiatement, en liaison notamment avec toutes les parties ivoiriennes concernées et le Haut Représentant pour les Elections, un groupe de travail chargé de l'aider à mettre en œuvre le processus d'identification de la population et d'enregistrement des électeurs, en vue de garantir sa crédibilité et sa transparence ;
[L'Institut national des Statistiques (INS) a été désigné à l'issue des négociations de Pretoria III pour établir les listes électorales et enregistrer les électeurs. La Commission électorale indépendante (CEI) organise et dirige le reste des opérations électorales. Le Conseil constitutionnel a pour mission de contrôler les élections. Il n'y a donc plus de raison de créer un nouveau groupe de travail.
18. le Haut Représentant pour les Elections - sera la seule autorité autorisée à rendre les arbitrages nécessaires en vue de prévenir ou résoudre toute difficulté ou contentieux liés au processus électoral ;
[La France dissout ainsi la commission électorale indépendante et le Conseil Constitutionnel.]
19. Demande à l'ONUCI d'assurer la protection du Haut Représentant pour les élections, dans la limite de ses capacités et de ses zones de déploiement ;
["Dans la limite de ses capacités de ses zones de déploiement" : la précision trahit la volonté de laisser la zone sous occupation rebelle en dehors du processus de paix. Seule la création des conditions du départ du Président Laurent Gbagbo préoccupe la France.]
20. Décide que le dispositif de sécurité rapprochée du Premier ministre et de sécurisation des locaux de la Primature sera assuré par des éléments des Forces de Défense et de Sécurité de Côte d'Ivoire nommés par le Premier ministre et placés sous son autorité directe et exclusive, sans préjudice des dispositions du paragraphe 2 alinéa 1 de la Résolution 1609 (2005);
[Le projet de résolution préconise donc que le Premier ministre Charles Konan Banny se dote de sa milice. En décidant que le Premier ministre se dote de sa propre milice ("les éléments des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) sont sous son autorité directe et exclusive" et non plus sous l'autorité de la hiérarchie militaire), le projet confirme le chaos prévisible. Est-ce à dire que les autres Présidents d'Institution doivent se doter de leur propre milice ? La France veut-elle reconduire, sous le couvert de l'ONU, le schéma congolais en Côte d'Ivoire?]
21. Souscrit à la décision du Conseil de Paix et de Sécurité selon laquelle, pour éviter des médiations multiples et parallèles, le Président de l'Union africaine dirigera les efforts de médiation, et souligne que son représentant en Côte d'Ivoire dirigera, en liaison avec le Représentant spécial du Secrétaire général, la médiation au quotidien;
[Et pourtant, la déclaration du Conseil de Paix et de Sécurité de l'Union africaine a bien précisé les conditions du retrait du Président Thabo Mbeki qui se retire de lui-même pour consacrer plus d'énergie au rôle de son pays nouvellement élu au Conseil de Sécurité de l'ONU. Encore une volonté d'humilier tous ceux qui oeuvrent pour la dignité de l'Afrique et de falsifier les faits de l'Histoire.]
22. les invite à évaluer avant le 30 avril 2007
[Cette échéance n'a pas été choisie au hasard. Le Président Chirac, avant son départ de l'Elysée, voudrait régler, contre la volonté du peuple ivoirien, avec le parti pris dont il fait preuve dans ce conflit, le crime d'indépendance du Président Gbagbo.]
23. Rappelle que le GTI a un rôle de garant et d'arbitre impartial du processus de paix, et demande au GTI de :
- établir au plus vite, en liaison avec le Premier ministre, un échéancier précis de mise en œuvre des principales étapes de la feuille de route,
[Le GTI a quitté son rôle de "garant et d'arbitre impartial du processus de paix". Le GTI s'est disqualifié en prenant fait et cause pour la rébellion et ses démembrements. Il a sans arrêt endossé les revendications des rebelles dont le seul but était de bloquer le processus chaque fois qu'ils ont été acculés sur leurs propres engagements. Le GTI a outrepassé sa mission et a constamment aidé à envenimer la situation. ]
Conclusion
Pour le CNRD (Congrès national de la Résistance pour la Démocratie), auteur de la présente analyse, il ne fait l'ombre d'aucun doute que le projet français de résolution sur la Côte d'Ivoire, démontre clairement le parti pris de la France chiraquienne. Il est à déplorer que l'orgueil d'un homme et sa haine pour un chef d'Etat africain dont le seul crime est de défendre l'indépendance de son pays et de rechercher le progrès économique pour son peuple, puissent conduire à tant d'excès et d'acharnement, au point de faire perdurer les souffrances de millions de civils. La Côte d'Ivoire est l'otage du président français Jacques Chirac, en fin de mandat, qui veut l'avilir. Même des officiels français ne comprennent pas les raisons d'un tel entêtement contre un président démocratiquement élu. C'est pour cela que le peuple de Côte d'Ivoire restera debout pour faire échec à l'imposture. C'est une simple question de survie et de dignité.

Par Le Temps - Publié dans : Francafrique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 13 octobre 2006 5 13 /10 /Oct /2006 21:30
Sacrilège d’Etat au Congo Brazzaville : Un mausolée pour Savorgnan de Brazza, colonisateur, auteur de crimes de viols 
10/10/2006

Sacrilège et incrédulité ! Trois pays africains, le Congo, le Gabon le Centrafrique brandissant drapeaux et attributs d’indépendance décident d’honorer comme jamais nul ne l’a fait par ailleurs un explorateur, c'est-à-dire un colonisateur, un de ceux qui, aux prix de massacres et de tueries inqualifiables, ont fait rentrer l’Afrique, l’Afrique centrale, dans l’orbite française. Historique ! Pierre Paul Camille Savorgnan de Brazza [1852-1905] avait ouvert la voie au colonialisme français dans ce qui serait plus tard l’Afrique équatoriale française et c’est au moment où l’intelligentsia française signe sa tradition de consanguinité aux crimes du colonialisme en débattant sur ses effets positifs, que d’éminents dirigeants africains refont allégeance à leur mise en tutelle, leur assignation à servitude historique.

 

 

Cela ressemble à un scénario de fiction à peine croyable, mais c’est brutalement la vérité. Celle de Brazzaville, capitale du Congo-Brazzaville officiellement créée par De Brazza en 1880, qui le 03 octobre 2006 accueillait les cendres du premier colonisateur français d’origine italienne, d’ailleurs rejeté et tombé dans l’oubli depuis dans son propre pays d’adoption la France.

 

 

Le Congo-Brazzaville trop démocratiquement dirigé par M. Sassou Nguesso, n’a pas recouvré d’une guerre civile extrêmement meurtrière à la fin des années 90 qui fit des milliers de victimes et détruisit un pays où règne désormais, avec la désolation, le maître des céans, sans partage ni cadre institutionnel d’expression collective. Ce Congo-là ne trouve pas mieux à faire, -on penserait banalement à la création des conditions durables pour une réconciliation nationale véritable- que de dépenser six millions d’euros co-financés par la France et le Gabon dans une construction gigantesque en marbre à la mémoire de Sarvorgnan de Brazza ré-inhumé avec sa famille sur les rives du fleuve Congo. A la bêtise politique s’ajoute le sacrilège d’Etat, avec la participation active de la puissance coloniale…

 

 

Voilà en effet un an que cette question de la ré-inhumation de Pierre Savorgnan de Brazza agite une partie des dirigeants pro-colonialistes français, congolais et gabonais. Les cendres auraient du être rapatriées à l’occasion du centenaire de la mort du colonisateur en 2005 mais des problèmes semblent-ils seraient survenus avec la famille des descendants du roi Makoko qui fut amené à céder [?] son royaume à la France , en en faisant un protectorat.

 

 

En février 2005 à Brazzaville les présidents français, congolais et gabonais posaient la première pierre de l’encore futur mausolée De Brazza et l’église catholique locale, rarement en avance d’un train de l’histoire comme son obligée vaticane, s’apprêtait à lancer en juillet de la même année l’étude de la béatification de l’«explorateur» qui eut pourtant recours, à l’instar des autres, aux armes à feu pour percer les secrets de la forêt équatoriale et de ses civilisations. Une maladie que cette Brazzamania politique soudaine qui pourrait cacher des enjeux d’une nature inavouée [détournements financiers, affiliation maçonnique -De Brazza et les présidents associés à cette commémoration étant des frères «lumière»] tant les acteurs de ces mises en scène obscènes ne se sont jamais fait remarqué ni pour leurs sens des commémorations -si ce n’est de leurs mythologies personnelles-, ni pour leur passion désintéressée en de quelconque objets collectifs.

 

 

Un vent d’indignation salvatrice heureusement traverse tout de même le Congo et ses élites, et naturellement les Françafricains en faction n’en ont aucune cure. L’historien, égyptologue et linguiste Théophile Obenga s’insurge avec autorité contre cette insulte au peuple congolais et africain tout entier, alors que des vies sont tombées sur le champs de bataille de l’anticolonialisme, elles sont rayées et effacées par des décisions françafricaines si humiliantes : mettre à l’honneur le pionnier de la colonisation dans le pays colonisé. Comparativement, la France qui se prête à ce sacrilège devrait méditer l’idée d’un mausolée sur son sol pour les soldats allemands qui l’ont envahie en 1939-45.

 

 

Théophile Obenga a fait des révélations historiques d’une gravité particulièrement lourde sur la mission et les conditions criminelles de la mission de De Brazza au Congo publiées dans une vidéo iconoclaste par le site Congopage et reprise sur Mwinda.org le 28.09.06 [http://www.mwinda.org/article/obenga.html]. Selon l’historien qui a au préalable exposé sa méthode d’enquête de terrain et les sources écrites et orales existantes sur De Brazza, la mission de l’explorateur a été marquée par des crimes de viols commis par de Brazza, «connus de tous» mais appartenant au non dit de l’histoire congolaise.

 

En effet, la vie des «explorateurs» n’a jamais été celle des fictions libertaires qui dépeignent des hommes épris de liberté et de rencontre entre les peuples. Au contraire, il s’est toujours agit d’experts au maniement des armes, marins et guerroyeurs, frustres personnages ne reculant devant aucune horreur pour obtenir des informations, des capitulations, des protectorats.

 

C’est ainsi que De Brazza, a violé une princesse Batéké à Mbé, chargée du feu royal. Il séjournait à la cours sous la protection du souverain et posa cet acte criminel qui eut des conséquences énormes dans l’équilibre même des institutions symboliques du pouvoir. Cette princesse, attachée au feu royal était vierge, comme le veut la tradition qui accorde à cet état le privilège de protéger l’incandescence du royaume et du souverain devant les mânes et les forces surnaturelles. L’acte de De Brazza, du point de vue de la tradition faisait donc basculer la monarchie, obscurcissant son pouvoir mystique. C’est pour cela que, à titre de compensation symbolique, De Brazza offrit son casque colonial, présenté comme un équivalent du feu royal, dépositaire des attributs du pouvoir des Blancs aux Tékés. Ceci explique que la femme du roi Téké -détentrice effective du pouvoir- porte, et c’est un fait rare sinon unique selon le professeur Obenga, le casque colonial laissé par De Brazza. Mais il est probable que l’un ne valait guère l’autre, puisqu’un tel sacrilège était considéré dans la tradition comme apocalyptique, le feu royal étant celui de la vie même du royaume et de ses protecteurs invisibles, sa souillure ne pouvait qu’exposer au pire…

 

 

Théophile Obenga est très prolixe sur cette question et sur les récidives de De Brazza sur ce terrain criminel, il relève la haine de soi qui caractérise une société [politique] qui rend un honneur pharaonique à quelqu’un qui a violé une de ses princesses, et qui plonge dans l’oubli ses propres enfants, ceux qui tant bien que mal ont de fait contribué au Congo d’aujourd’hui.

 

Ce qui est grave c’est que le Congo n’est pas un micro climat de cette haine de soi, elle est la trace même des colonisations réussies, entretenues, auto-entretenues par les élites somnambules des rapports d’aliénation et de sujétion.

 

 

Le 21 septembre à l’Unesco lors du cinquantenaire du premier congrès des écrivains et artistes noirs de 1956, le juriste et avocat angolais Manuel Jorge, auteur d’un ouvrage dit de référence «Pour comprendre l’Angola» paru chez Présence africaine [2003], expliquait avec suffisance et déclamation que l’ingérence -étrangère- pouvait renforcer la souveraineté des peuples africains ! Il confirmait sa pensée inoubliable en affirmant que si l’Afrique était dans la situation actuelle c’était bien parce qu’elle manquait de vertu et ne fonctionnait que selon le vice. Nous parlons d’un «intellectuel» enseignant dans une université française dont le pays a été ravagé par une lutte de libération contre le colon portugais puis déchiré dans une guerre civile où les intérêts étrangers furent très efficaces à faire durer le conflit tout en pillant le diamant local... Au vu et au su de tous, sauf de Manuel Jorge.

 

 

Comme quoi les présidents congolais, gabonais, centrafricains ne sont pas des cas isolés. Ce n’est en rien démoralisant, cela donne en grandeur nature les dimensions du travail de conscience, de mémoire, d’histoire, de vérité, d’éthique, à accomplir pour parvenir à des sociétés qui de nouveau s’aimeront et s’accorderont la dignité immanente d’être libres, d’être.

 

 

Afrikara

Par www.afrikara.com - Publié dans : Les dictateurs africains
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 4 octobre 2006 3 04 /10 /Oct /2006 21:31

Charles

Dimanche dernier à Divo, les patriotes célébraient le 4è anniversaire de la résistance contre les déstabilisateurs du régime. A cette occasion, le président de l’Alliance a prononcé un discours politique de haut voltage, à l’effet de remoboliser les troupes face aux défis à venir. Nous vous proposons ici l’intégralité du message de Charles Blé Goudé. Je voudrais saluer, car nous sommes à Divo, le président du conseil général de Divo, le professeur Paul Yao N`Dré. Je voudrais saluer le député de Divo, qui nous accueille et que je voudrais qu`on acclame fort. Je voudrais saluer le ministre de la Réconciliation qui a pris la parole tout à l`heure pour prodiguer des conseils aux jeunes. Il était de passage car il revient de Gagnoa. Ayant vu les jeunes gens il s`est arrêté pour les saluer. Quand on lui a demandé de prendre la parole il n`a pas fait de difficultés, il faut donc saluer le professeur Dano Djédjé. Je voudrais saluer le ministre Lida Kouassi. C`est lui qui a très tôt dit que c`est la France qui nous attaque. Les gens ne l`avaient pas compris, le temps lui a aujourd`hui donné raison. Je voudrais remercier le général Mao Glofiéi, le fondateur du FLGO qui a quitté Guiglo pour être ici à Divo. Remerciement spécial à Mme Enise Kanaté, notre invitée, qui a parlé et bien parlé et je voudrais terminer par un discours en Anglais " I`m very, very pround". Je remercie le procureur qui est là qui est venu nous soutenir. Je remercie aussi le responsable des juges qui est là, je remercie le secrétaire général de la préfecture, toutes les autorités de Divo et de la région qui sont là. Je salue les forces de l`ordre et tous les patriotes qui ont fait le déplacement. Je voudrais saluer mes amis avec lesquels on a travaillé, Ahoua Stalone, docteur Paul, le maître de la parole, Dakoury Richard. Je voudrais qu`on salue celui-là même qui a travaillé durant 3 jours avec ses parents musulmans pour leur dire qu`on est ensemble; il faut saluer Koné Seydou. Tout à l`heure il va vous faire montre de son art. Je salue le camarade président de l`UPR, Thierry Legré; je salue le camarade de la jeunesse de la Renaissance du centre, le docteur Saraka, je salue le président de la SOAF, Jean Yves Dibopieu. Je salue le président des Parlements et Agoras de Côte d`Ivoire, Idriss Ouattara. Je ne serai pas long, je pense que beaucoup a été dit, je voudrais simplement dire aux ministres ici présents, aux autorités, aux journalistes qui sont dans ce stade que nous avons décidé de célébrer le 02 octobre chaque année. Parce que faute de repère, l`Afrique se meurt. Que ce soient des événements malheureux ou heureux, l`Europe a des repères. Vous avez, le 02 octobre 2002 dit non aux armes, vous avez dit non à l`avancée des rebelles. Célébrer le 02 octobre chaque année, ce n`est pas un symbole banal. Et chaque 02 octobre nous nous retrouvons pour dire que, les jeunes de Côte d`Ivoire se sont levés pour arrêter une rébellion et sauver la démocratie. On ne le dit pas assez. Ils ont fini par transformer les victimes en bourreau mais nous allons toujours résister et leur rappeler cela. C`est pourquoi nous nous retrouvons ici. C`est l`occasion pour nous prononcer sur l`actualité nationale. C`est pourquoi vous allez m`accordez 5 minutes pour parler de l`actualité internationale. Et c`est l`occasion que j`ai aujourd`hui à mon tour de répondre à Jacques Chirac au nom de l`Alliance. Je voudrais vous dire, chers amis, avant que je ne parle ici à Divo, il y a eu des événements. Il y a eu des affrontements. Il y a eu des morts et nous sommes venus ici pour rapprocher les peuples pour que Baoulé, Dioula, Bété, Dida et les autres peuples qui vivent à Divo soient ensemble et que ce qui s`est passé au mois de juillet ne se répète plus jamais. Vous allez rester debout et on va observer une minute à la mémoire de tous ceux qui sont tombés à Divo et dans les autres villes. (...) Je disais donc que notre pays est en crise et notre pays étant en crise, n`importe qui dit n`importe quoi sur notre pays. Et pourtant, lorsque nous jetons un regard sur ce qui se passe ailleurs, nous comprenons beaucoup de choses. Chers amis, je vais vous emmener au Liban.

Parce que depuis 2000, chaque fois qu`il y a des crises ici, il y a des signaux très forts que Dieu nous envoie pour nous ouvrir les yeux. En 2000, avant même que les élections n`aient lieu en Côte d`Ivoire, pendant que nous étions en campagne, Abdoulaye Wade remportait les élections au Sénégal et Diouf l`appelait pour lui dire j`ai perdu, tu as gagné, félicitation. En Yougoslavie, Milosevic était chassé du pouvoir par le peuple ce qui a emmené Gbagbo à dire à Guéi: “mon général, tu as le choix entre partir comme Diouf ou comme Milosevic”. Malheureusement Guéi est parti comme Milosevic parce qu`il a voulu s`opposer à la voix du peuple. Mais juste avant les élections, en soulevant les peuples contre les pouvoirs qui étaient impopulaires et ceux qui s`accrochaient au pouvoir, Dieu voulait dire aux Ivoiriens, prenez votre destin en mains. Mes chers amis, au moment où on nous amène les Casques bleus pour dire qu`ils vont nous amener la paix et il y a un groupe qui a été créé, appelé le GTI, qui veut à chaque fois décider à notre place parce qu`ils sont là au nom de l`ONU, Israël attaque le Liban, bombarde même un camp de soldats onusiens: 5 morts. Vous savez ce qui s’est passé. Le président américain fait une conférence et dit que c`est un incident. C`est-à-dire que les Israéliens peuvent bombarder et on dira que c`est un incident. Kofi Annan qui tout le temps parle de la Côte d`Ivoire n`a même pas pu parler. Il est resté muet comme une carpe. Chers amis, c`est un signal fort. Dans la même semaine, la voiture de M. Schori passait au Plateau et quelques jeunes qui étaient là ont jeté des pierres sur le véhicule. Le GTI se réunit et dit c`est grave, il y a l`insécurité en Côte d`Ivoire. Il faut prendre des décisions. Là où on les tue avec des fusils, ils sont muets et en Côte d`Ivoire où il y a quelques cailloux ils se plaignent. Vous comprenez, mais ce que vous devez tirer comme leçon dans cette comparaison, c`est que quand tu ne pèses pas dans la balance internationale, on te traite comme ça. Quand tu pèses dans la balance internationale et que tu tues, on dit que c`est un incident. Parce que dernière Israël, il y a les Etats-Unis et derrière le Liban, j`allais dire la France. Parce que dans la guerre Israël-Liban ce sont ces deux membres permanents du conseil de sécurité qui se battent. La France qui fait les yeux doux au monde arabe et les Etats-Unis qui soutiennent leurs alliés. Pendant qu`ils sont faibles dans cette crise et qu`ils n`ont pas de solutions pour la crise israélienne, ils bavardent en Côte d`Ivoire. Maintenant les mêmes qui se réunissaient à New York ont invité le premier ministre thaïlandais à venir participer à l`assemblée générale de l`ONU. Là où le président Gbagbo a refusé de partir. mais il a échappé à un piège parce qu`au cours de la réunion, il y a eu un coup d`Etat en Thaïlande. Au lieu de condamner ce coup d`Etat, ils lui ont dit : " retourne à ton hôtel, tu n`as plus droit à la parole ". L`ONU et les gens ont cautionné cela et ce sont des gens comme ça qui disent qu`ils sont capables d`apporter la paix en Côte d`Ivoire. j`ai voulu relever cela pour que vous sachiez que l`ONU n`est pas capable d`apporter la paix en Côte d`Ivoire. Est-ce que l`ONU peut envoyer la paix dans ce pays ? (la foule répond en choeur: non) L`ONU ne peut pas envoyer la paix dans notre pays. Bien au contraire, elle attise la guerre. Elle soutient les rebelles et le dernier discours du président Chirac en dit long. Tout à l`heure je vais lui répondre parce qu`ils prennent notre pays comme n`importe quoi et ils y envoient n`importe quoi. Et je n`ai pas été surpris, il y a quelques semaines qu`en Côte d`Ivoire à Abidjan, on parle de déchets toxiques. Je voudrais dire à la presse que ce sont les déchets politiques en Côte d`Ivoire qui entraînent les déchets toxiques.

Ce sont les déchets politiques que l`ONU et Jacques Chirac nous ont imposés, ce sont ces déchets-là qui ont emmené ces déchets toxiques. Quand vous avez dans un gouvernement des gens qui n`ont pas le sens de l`Etat, des gens qui ne rendent pas compte à l`Etat, mais rendent compte aux états-majors de leurs partis politiques et donc sont là pour mettre de l`argent dans les caisses de leur parti politique, car ils ont peur du lendemain, parce qu`ils savent que d`un moment à l`autre, ils peuvent quitter ce gouvernement, c`est cela qui envoient n`importe quoi dans ce pays. Voilà la vérité. Ce sont les déchets politiques qui ont envoyé les déchets toxiques. C`est ça qui est la vérité. Et ils sont là pour dire c`est Gbagbo. Chers amis retenez cela. Mais mieux, j`allais dire pire, c`est cette histoire de déchets toxiques qui accuse la France. Moi, je connais les Ivoiriens. quelle que soit leur cupidité, on ne peut pas dire à un Ivoirien, voici un bateau qui contient des déchets qui peuvent tuer tes enfants, tes frères et il va prendre de l`argent. C`est pourquoi dans les jours qui arrivent, nous allons nous-mêmes élever la voix pour demander des comptes à la France. Chers amis, c`est ça que je voulais vous dire sur l`actualité. L`actualité nationale est aussi marquée par les débats sur la suspension de la Constitution de Côte d`Ivoire. J`ai regardé la télévision ivoirienne, j`ai eu mal au cœur. J`ai vu des anciens leaders de ce pays demander qu`on suspende la Constitution. J`ai demandé mais qu`est-ce qui leur arrive. J`ai écouté avant-hier une autre déclaration d`un parti politique qui demande qu`on mette la Côte d`Ivoire sous tutelle de l`ONU. Pourquoi ? Parce qu`il y a un seul objectif, enlever Gbagbo du pouvoir. Je voudrais simplement rappeler comme Fologo l`a fait, rappeler à Henri Konan Bédié qu`un homme politique même un homme simple, qui veut qu`on le prenne au sérieux doit être constant dans sa parole, doit être constant dans ses actes. Parce que je me rappelle comme si c`était hier, que c`est Henri Konan Bédié qui défendait la Constitution. Aujourd`hui c`est lui qui demande la suspension de la Constitution. Ouattara, lui je peux le comprendre, il n`aime jamais ce qui est dans la légalité, ça je peux comprendre. Mais pourquoi demander qu`on suspende la loi fondamentale d`un pays ? Pour aller où ? Pour faire plaisir à qui ?

C`est pourquoi je voudrais n`arrêter pour dire à Chirac que la Constitution ivoirienne, tant que nous sommes en vie, ne sera jamais suspendue. Il faut que cela soit clair. C`est pourquoi tout ce qu`il est en train de faire comme dernier baroud d`honneur est voué à l`échec. A chaque petite réunion, il se croît obligé de parler de la Côte d`Ivoire. A chaque petite réunion, quand on dit réunion sur la crise ivoirienne, Chirac se présente. Quand il se regarde, est-ce qu`il ressemble à un Ivoirien ? C`est lui qui dit en Roumanie, parlant de Thabo Mbeki, qu`il faut que les étrangers laissent les Ivoiriens régler leurs problèmes. Je voudrais rappeler à Jacques Chirac qu`il est plus étranger que Thabo Mbeki. Mais regardez, tant que Mbeki pourra permettre à Ouattara d`être candidat, il sera bon comme médiateur. Gbagbo Laurent a pris l`article 48 pour permettre à Ouattara d`être candidat. Sur demande de Thabo Mbeki Gbagbo l`a fait. Ils ont dit que Thabo Mbeki était un grand médiateur. Maintenant que Mbeki a fini de tout arracher à Gbagbo et qu`il demande aux rebelles de faire leur part, on dit que c`est un mauvais médiateur. Plus personne n’est dupe. Nous les voyons et nous les attendons. Merci pour votre grande mobilisation qui a fait mentir nos détracteurs. Soyez déterminés pour les prochaines batailles. Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire. Je vous remercie.

Réalisée par Bidi Ignace Coll. Djédjé Roland (Stagiaire)

Par Réalisée par Bidi Ignace Coll. Djédjé Roland (Stagiaire) - Publié dans : Francafrique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus