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Mercredi 22 août 3 22 /08 /Août 10:40
Thotep  
 
Kenneth Kaunda, ancien Président de Zambie, rappelle certaines
responsabilités, trop souvent oubliées, de la Grande Bretagne dans la
situation actuelle au Zimbabwe. Kenneth Kaunda était présent lors de la
rencontre de Lancaster House sur invitation de la "dame de fer",
Margaret Thatcher.
 
http://www.thotep.com/article.php3?id_article=343

Dans un article de la BBC
(http://news.bbc.co.uk/2/hi/africa/6728015.stm) datée du 12 juin 2007,

Kenneth Kaunda rappelle notamment à ceux qui diabolisent Robert Mugabe,
que c’est le gouvernement britannique qui n’a pas respecté ses
engagements en matière de redistribution des terres. En effet dans les
"accords" de Lancaster House de 1979 pour l’indépendance, il avait été
"convenu" que le nouveau gouvernement zimbabwéen "acceptait" [en fait
était contraint] de ne pas traiter lui-même les affaires de
redistribution des terres, mais que la Grande Bretagne "engageait" toute
sa responsabilité pour faire disparaître ces injustices. (Là on pourrait
reprocher à Mugabe d’avcir fait confiance à la GB sur un sujet aussi
important : angélisme ou pragmatisme ?)

Sous l’accord de Lancaster House de 1979, des garanties économiques et
politiques sont octroyées à la minorité blanche pour une période de 10
ans : toute expropriation de fermiers blancs et nationalisation
généralisée est exclue. Un quota de députés et sénateur Blancs est
maintenu jusqu’en 1994. Les Blancs, soit 1% de la population, continuent
alors de posséder plus de 70% des terres fertiles et le gouvernement
britannique s’engage à rémunérer les fermiers blancs qui passeraient la
main aux Noirs.

Et oui, comme à chaque fois, le voleur-tueur-pilleur-civilisationniste
est et doit être dédommagé, sinon la victime ne pourra "malheureusement"
pas récupérer la terre qu’on lui a volée, et il doit garder son calme ;
Peut-être que certains considèrent que D.ieu n’a pas promis cette terre
aux Noirs de Zimbabwe et que D.ieu le leur offrait, à eux.

L’accord de Lancaster House proclame une amnistie générale qui empêche
toute poursuite en Grande-Bretagne pour des actes commis sous le régime
raciste de l’ex-Rhodésie entre le 11 novembre 1965 et le 12 décembre
1979 : les criminels racistes peuvent ainsi quitter le pays et se mettre
à l’abri en Grande Bretagne.
Il convient ici de se rappeler que juste avant la proclamation de
l’indépendance du Zimbabwe le 18 avril 1980, une amnistie fut proclamée
pour tous les crimes de sang commis avant le 1er mars 1980 ;
c’est-à-dire amnistie pour tous les crimes commis jusqu’à l’élection de
Mugabe.

Alors quand le gouvernement britannique a montré qu’il n’en avait cure
des Zimbabwéens et de leur problème de terre, la patience du
gouvernement de Mugabe qui avait attendu pendant plus de 10 ans a
atteint ses limites. Le mépris colonial et raciste ne pouvait continuer
à s’imposer avec pareille condescendance dans un pays libéré.
Pourtant le gouvernement britannique reconnaissait lui-même, et encore
aujourd’hui, que le problème de terres était essentiel au Zimbabwe. Et
cela ne l’empêche pas de dire avec insistance, dans "son approche de la
réforme agraire"
(http://www.fco.gov.uk/servlet/Front ?pagename=OpenMarket/Xcelerate/ShowPage&c=Page&cid=1019745050212),
que l’accord n’avait ni défini ni prévu un fonds spécifique pour traiter
ce problème pourtant central. Est-ce de l’incompétence ou de la
préméditation ?

Mais, comme nous le montre la longue histoire colonio-esclavagiste,
quiconque ose s’affranchir de la domination coloniale, la Bête tentera
de lui coller son sceau sur le front.
Ainsi par exemple Haiti qui ne finit pas de payer sa Révolution.
Par Thotep - Publié dans : Messages divers
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Mercredi 22 août 3 22 /08 /Août 10:36
 
Raharimanana, Diop, Beggar...  
 
Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy
Plusieurs écrivains africains se joignent à Raharimanana pour répondre au
président français.
 
http://www.iacd-news.org/pageID_3650006.html

Monsieur le Président,

 

Vous étiez venu dites-vous à Dakar nous parler — nous les Africains —,
avec franchise et sincérité, vous étiez donc venu avec tout le fond de votre
pensée, car c’est ainsi je crois qu’on qualifie la franchise et la sincérité, un
échange sans fard et sans arrière-pensée. Nous prenons donc acte de la
conception que vous avez de ce continent et de ses habitants. Vous étiez
venu dites-vous pour nous assurer que la France s’associera à nous si nous
voulons la liberté, la justice et le droit, mais permettez-moi d’être franc et
sincère également.

 

Au lendemain de votre discours, que faisiez-vous donc avec Omar Bongo,
quarante ans de règne dans la dictature, un doyen dites-vous, et quel
doyen dans la corruption et l’aliénation de son pays ! De quelle liberté, de
quelle justice, de quel droit parlez-vous ? Je n’ose même pas vous poser la
question concernant votre sourire à cet autre grand dictateur africain :
Muammar al-Kadhafi ! Que dire du don nucléaire que vous lui promettiez ?
Il serait maintenant fréquentable ? Sincèrement ? Mais soit… Nous les
Africains manquons un peu de raison et ne comprenons pas ces subtilités
qui nous éloignent de la nature et de l’ordre immuable des saisons.

 

Vous étiez donc venu — vidi vici complétera l’autre, regarder en face notre
histoire commune. Fort bien ! Votre posture tombe à propos pour une
génération d’Africains et de Français avides de comprendre enfin ces
drames continuels frappant l’Afrique. Il nous reste simplement à tomber
d’accord pour définir le sens de ce mot histoire. Car quand vous dites que
l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire, vous avez tort. Nous
étions au cœur de l’histoire quand l’esclavage a changé la face du monde.
Nous étions au cœur de l’histoire quand l’Europe s’est partagé notre
continent. Nous étions au cœur de l’histoire quand la colonisation a dessiné
la configuration actuelle du monde. Le monde moderne doit tout au sort de
l’Afrique, et quand je dis monde moderne, je n’en exclus pas l’homme
africain que vous semblez reléguer dans les traditions et je ne sais quel
autre mythe et contemplation béate de la nature. Qu’entendez-vous par
histoire ? N’y comptent que ceux qui y sont entrés comme vainqueurs ?
Laissez-nous vous raconter un peu cette histoire que vous semblez fort mal
connaître. Nos pères, par leurs luttes sont entrés dans l’histoire en résistant
à l’esclavage, nos pères par leurs révoltes, ont contraint les pays
esclavagistes à ratifier l’abolition de l’esclavage, nos pères par leurs
insurrections — connaissez-vous Sétif 1945, connaissez-vous Madagascar
1947 ? ont poussé les pays colonialistes à abandonner la colonisation. Et
nous qui luttions depuis les indépendances contre ces dictateurs soutenus
entre autres par la France et ses grandes entreprises — le groupe de votre
ami si généreux au large de Malte par exemple, ou la compagnie Elf.

 

Savez-vous au moins combien de jeunes Africains sont tombés dans les
manifestations, les grèves et les soulèvements depuis cette quarantaine
d’années de dictature et d’atteinte aux droits de l’homme ?

 

Fait-on partie de l’histoire quand on tombe dans un coin de rue
d’Andavamamba, les bottes des militaires foulant votre corps et vous
livrant aux chiens ? Croyez-vous vraiment que jamais l’homme (africain)
ne s’élance vers l’avenir, jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la
répétition pour s’inventer un destin ? Jamais dites-vous ? Devons-nous
l’interpréter comme ignorance, comme cynisme, comme mépris ? Ou alors,
comme ces colonisateurs de bonne foi, vous vous exprimez en croyant
exposer un bien qui serait finalement un mal pour nous. Seriez-vous
aveugle ? Dans ce cas, vous devriez sincèrement reprendre la copie nous
concernant. Vous avez tort de mettre sur le même pied d’égalité la
responsabilité des Africains et les crimes de l’esclavage et de la
colonisation, car s’il y avait des complices de notre côté, ils ne sont que les
émanations de ces entreprises totalitaires initiées par l’Europe, depuis
quand les systèmes totalitaires n’ont-ils pas leurs collaborateurs locaux ?
Car oui, l’esclavage et la colonisation sont des systèmes totalitaires, et
vous avez tort de tenter de les justifier en évoquant nos responsabilités et
ce bon côté de la colonisation. Mais tout comme vous sûrement, nous
reconnaissons qu’il y a eu des «justes». Or vous savez fort bien que les
justes n’excusent pas le totalitarisme. Vous avez tort de penser que les
dictateurs sont de nos faits. Foccart vous dit peut-être quelque chose ? Et
les jeux des grandes puissances — dont la France évidemment, qui font et
défont les régimes ? Paranoïa de notre part ? Oui, nous devons résister, et
nous résistons déjà, mais la France est-elle franchement de notre côté ?
Qui a oublié le Rwanda ? Vous appelez à une «renaissance africaine»,
venez d’abord parler à vos véritables interlocuteurs, de ceux qui veulent
sincèrement et franchement cette renaissance, nous la jeunesse africaine,
savons qu’ils ne se nomment pas Omar Bongo, Muammar al-Kadhafi, Denis
Sassou Nguesso, Ravalomanana ou bien d’autres chefs d’Etat
autoproclamés démocrates.

 

Nous vous invitons au débat, nous vous invitons à l’échange. Par cette
lettre ouverte, nous vous prenons au mot, cessez donc de côtoyer les
fossoyeurs de nos espérances et venez parler avec nous. Quant à
l’Eurafrique, en avez-vous parlé à Angela ?

 

Sincèrement et franchement à vous.

 

Raharimanana et les écrivains

Boubacar Boris Diop (Sénégal),

Abderrahman Beggar (Maroc, Canada),

Patrice Nganang (Cameroun, Etats-Unis)

Koulsy Lamko (Tchad),

Kangni Alem (université de Lomé),

et l’éditrice Jutta Hepke (Vents d’ailleurs).

Publié dans : Francafrique
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Mercredi 22 août 3 22 /08 /Août 10:23
Qui pille le Congo ?
Convergence des Causes  
 
Nous ne somme pas si éloignés des moeurs de la fin du dix neuvième
siècle lorsque le roi des Belges Léopold II s'était approprié le Congo
après la Conférence du partage de l'Afrique à Berlin en 1885. Le bon
roi avec l'appui des États-Unis d'Amérique a assuré l'exploitation
minière au moyen d'un véritable génocide, des dizaines de milliers de
mutilations, mains coupées, des viols systématiques.
 
Au Congo, bat le coeur de l'Afrique
22-07-2007
http://www.convergencedescauses.com/index.php?option=com_content&task=view&id=940

Le sergent Mobutu n'avait pu devenir chef de l'État en 1965 qu'après
l'assassinat concerté entre Belges et Étasuniens et le renfort exécutif
de troupes onusiennes du leader de l'Indépendance Patrice Lumumba trop
indocile et indépendant en janvier 1961. Sous le règne dictatorial du
Léopard de l'Afrique, la dette du Congo est passée de 30 millions de
dollars en 1965 à 13 milliards en 1998, en même temps que sa fortune
personnelle a explosé. Après la guerre de Libération menée avec le
Rwanda, l'Ouganda qui avait permis de chasser Mobutu en 1997, vint le
temps du réajustement structurel avec Laurent Désiré Kabila contraint
selon les principes du FMI d'ouvrir aux transnationales l'accès aux
fantastiques richesses minières de la RDC. Puis vint le temps d'une
guerre qui n'a rien de civile, démarrée le 2 août 1998, qui a impliqué
pas moins de 6 gouvernements africains, a duré 6 années et fait trois
millions de morts.

Pourquoi ?

La République Démocratique du Congo est riche, immensément riche, d'or,
de cuivre, de diamant, de coltan, cet alliage de colombium et de
tantale si rare, trouvé en abondance au centre de l'Afrique (80% des
réserves mondiales), et indispensable à la fabrication de téléphones
cellulaires, satellites, missiles, réacteurs nucléaires, pièces de
vaisseaux.
L'Est du Congo a été traité par le Rwanda et l'Ouganda comme leur
arrière-pays à dépecer pour ses ressources minières, les bénéfices
servant en retour à financer la guerre. Les transnationales minières et
les grands financiers se sont arrachées les morceaux du Congo les plus
rentables immédiatement en s'alliant aux tendances politiques qui leur
étaient favorables ainsi qu'à leurs groupes militaires rebelles. Elles
ont parfois créé leurs propres milices privées.
Parmi elles, peuvent être citées les compagnies minières géantes comme
la Consolidated Eurocan Ventures du Lundin Group, Barrick Gold
Corporation (BGC) aujourd'hui en deuxième position pour la production
mondiale de l'or, I'Anglo American Corporation (AAC) d'Afrique du Sud,
la plus importante compagnie minière du monde, en dehors des
pétrolières.

Dans le Conseil de transaction de la Barrick siège l'ex-président Bush,
père de l'actuel président Bush.
De plus petites ont vu le jour dans les années quatre vingt dix qui
s'affrontent aux précédentes sur ce terrain comme l'American Minerals
Fields Inc. (AMFI) et de son associé l'American Diamond Buyers, et
d'autres encore: des Etats-Unis, du Canada, d'Afrique du Sud,
d'Ouganda, de Belgique, d'Israël...
L'AMFI créée en 1995 a pour dirigeants des financiers occidentaux qui
participent à l'élaboration d'enjeux stratégiques mondiaux dans tous
les domaines, techniques, politiques et même scientifiques. Leur
ambition n'est plus seulement d'avoir des États assujettis à leur
puissance, mais de forger de nouvelles entités étatiques qui seraient
leur prolongement.
Les moyens économiques et militaires dont disposent ces groupes privés
leur permettent de créer un "Nouvel Ordre Mondial" en anéantissant
comme en Irak et en Afrique les structures étatiques existantes.
La République Démocratique du Congo, par sa taille, de la dimension de
l'Union Européenne, sa situation, en plein coeur de l'Afrique, et ses
immenses richesses minières est la cible de ces nouveaux
prédateurs d'une puissance souvent supérieure à celles des anciens
États impériaux actuellement désengagées de leurs anciennes
possessions.

Aujourd'hui, le pays est enfoncé dans la plus grande des misères, 75% de
ses 60 millions d’habitants vivent avec moins d’un dollar par jour,
moins de 20% ont accès à l'eau et à l'électricité. Pourtant, avec 34%
des réserves mondiales connues de cobalt, 10% des réserves de cuivre,
mais aussi de l’uranium, de l’or, du bois, du pétrole et un potentiel
hydroélectrique de plus de 80.000 MW (le 4e du monde), l’ex-Zaïre
pourrait devenir un des moteurs économiques de l’Afrique. Pour figurer
la richesse minière congolaise, la moyenne d'or extraite par tonne de
terre déplacée est de 7 kilos et par endroit de 16 kg contre 11 grammes
d'or pour la moyenne mondiale.
La capitale Kinshasa, meurtrie par trois vagues de violences depuis le
mois d’août, est encore sous haute surveillance policière et militaire.
Une nouvelle brèche s’est ouverte sur le front est, dans la région
volatile du Nord-Kivu où l’armée régulière a combattu fin novembre des
soldats dissidents réfractaires au processus de réforme de l’armée.
Entamé en 2004, ce processus comprenait le désarmement de tous ceux qui
avaient combattu, que ce soit du côté des forces gouvernementales ou du
côté des groupes armés et leur intégration dans l'armée nationale
unifiée mais il tarde à être mis en place. Les groupes armés congolais
opposés au processus de paix et à l'intégration dans les FARDC ont eux
aussi perpétré de multiples atteintes graves aux droits humains au
Nord-Kivu, au Sud-Kivu, au Katanga et dans la Province-Orientale
(Ituri). Ces exactions comprennent des viols, des homicides illégaux et
des actes de torture. Des groupes armés étrangers, notamment les Forces
démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ainsi que des mouvements
burundais et ougandais, continuent d'opérer sur le sol congolais et de
commettre de graves atteintes aux droits humains.
Ce 17 avril 2007, l'agence de l'ONU pour les réfugiés a fait état de
650 000 déplacés en raison de l'insécurité dans l'Est de la RDC et dans
la seule province du Nord Kivu. Les enfants continuent d'être enrôlés
le plus souvent de force par les groupes non gouvernementaux. Les
femmes sont exposées aux pires violences.

Ici, les ingérences occidentales ne sont même pas occultes.
Elles ne peuvent décemment pas se targuer d'être "humanitaires" quand
elles fournissent en armes les groupes qui leur permettent de se servir
en minerais et que le projet de fragmenter le coeur de l'Afrique en
petites entités sans autonomie politique ni militaire, sorti de sa
latence depuis les cartons de l'AMFI et de la Barrick est en cours
d'exécution depuis le milieu des années quatre vingt dix.
Le revirement du père Kabila dès son arrivée au pouvoir qui a dénoncé
les contrats miniers léonins au profit de ces compagnies puis son
assassinat prouvent qu'il existe une cohésion d'un peuple congolais par
delà les plus que cinq cent ethnies qui le composent.


Convergence des Causes
22 juillet 2007
Par Convergence des Causes - Publié dans : Messages divers
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Mardi 12 juin 2 12 /06 /Juin 23:49

Afrique 21 est une revue faite par des bénévoles de la CNT, de Survie Paris-Ile de France, du CADTM, Cofanzo, AEBF-UGEB, Sud-Rail...
Au sommaire :
Dossier pages 17-24. La bataille du rail, cheminots et peuples en lutte Luttes et actu. Privatisation de l’eau / Pollution criminelle en Côte d’Ivoire / Le Niger expulse les militants / L’actu par l’image / Vie chère / Grève générale à Conakry.
Mémoire. Dabo Boukary et les luttes étudiantes au Burkina Faso Vie des foyers. La face Cachan de la France
Pratique. Que faire en cas d’expulsion ? Recette. La sauce à la pâte d’arachide.
Syndicalisme. La CSP au Cameroun.
Droits humains. Chagos, les exilés de l’Océan indien.
Droits humains. Les réfugiés béninois dans la nasse du HCR.
(JPG)
afrique21_7
Développement. Africa Computing face à la fracture numérique.
Histoire. Amilcar Cabral / Le cinéma de Sankara
Culture. Awadi, un rappeur en positif / Mort d’Ali Farka Touré, le monde a le blues
Afrique 21 a besoin de votre soutien ! Pour acheter la revue : 2,5 euros + frais de port (1 euro)
A envoyer à : Afrique XX1, c/o CNT 33 rue des Vignoles 75020 Paris France
Chèque à l’ordre d’Afrique XX1.
Vous pourrez aussi trouver ce numéro d’Afrique 21 sur les tables de presse de Survie P.I.d.F et du CADTM.

 


Par Survie - Publié dans : Francafrique
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Mardi 12 juin 2 12 /06 /Juin 23:44
CINQ ARTICLES VENEZUELA & MEDIAS
Si RCTV avait été française,
elle n'aurait pas vécu cinq minutes !

MICHEL COLLON

J'étais au Venezuela pendant l'affaire RCTV. Une fois encore, j'ai pu mesurer l'écart entre entre les médias internationaux et la réalité...

Imaginez, en France, une chaîne qui participe activement à un coup d'Etat militaire contre le gouvernement élu, qui se rend ensuite complice d'un sabotage économique du pays par les Etats-Unis, qui appelle chaque jour à la violence et au renversement des institutions démocratiques, qui enfreint à 652 reprises en six mois les règlements audiovisuels sur la pub, la violence, les images subliminales, etc., qui refuse tout entretien de conciliation, dont les journalistes sont payés par le gouvernement des Etats-Unis, eh bien ces Messieurs de Reporters sans Frontières, du Monde, Libé et autres TF1, ne seraient-ils pas les premiers à réclamer son interdiction après cinq minutes? Mais comme cela se passe au Venezuela, ils baptisent tout cela "liberté d'expression". (La preuve dans les articles ci-dessous)

Rappelons aussi que RCTV n'est pas "fermée". En fait, elle continue à émettre sans problèmes sur le câble et par satellite. Qu'elle n'était pas "la dernière chaîne d'opposition" (il en reste beaucoup). Que les monopoles privés (étroitement liés aux USA) continuent à dominer de façon écrasante l'audiovisuel et la presse écrite, diffusant massivement la propagande et le modèle US si néfastes pour le tiers monde. Signalons que, dimanche 27 mai, des groupes d'opposition ont attaqué la police, tirant même à balles (11 blessés, tous policiers), sans que la police se laisse entraîner dans la provocation : vous imaginez ça au pays de Sarkozy ou n'importe où en Europe ?

Et demandons-nous ce que cache cet écran de fumée ? Que le peuple du Venezuela est en train de se libérer de la Banque Mondiale et du FMI, qu'il invente une alternative aux multinationales et à la misère et que nous n'avons pas le droit d'en entendre parler ? Comme le montre le film Bruxelles - Caracas de Vanessa Stojilkovic. (voir ci-après)

Comme toujours, l'important n'est pas ce que disent les grands médias, mais ce qu'ils cachent...

Je vous défie, Messieurs Ménard, du Monde et de Libé, d'accepter un débat public sur tout ceci. Et je vous propose de commencer par montrer des images de cette fameuse RCTV afin que chacun puisse juger sur pièces. Oserez-vous ?

MICHEL COLLON

+++++++++++++++++
Bernard Cassen
- Désinformation sur le Venezuela
Cassen

Romain Migus - Le Monde encense un journaliste de RCTV employé par le gouvernement des Etats-Unis
Payé par les USA

Maxime Vivas - Les dessous du cirque européen contre Chavez
Europe

Thierry Deronne - Les rues du Sud
Rues du Sud

Romain Migus - Cher Monsieur Paranagua...
Le Monde

ET AUSSI :
Michel Collon - Le Venezuela, ça concerne notre avenir à tous
Interview de Vanessa Stojilkovic sur son film Bruxelles-Caracas
disponible en DVD ou projections-débats
Film Venezuela
Par Bailly-Grandvaux - Publié dans : Le role des médias
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